2 — Clara ! Réservez-moi un TGV pour vendredi. Je vais voir Julius. Horst Brückmann semblait épuisé derrière son magnifique bureau de verre. Il était à Paris depuis trois jours, avait très peu dormi et s’était sustenté avec des petits fours et des biscuits salés. Julius Boregard étant injoignable, tout le monde s’était empressé de solliciter le Munichois. Loin d’en être ulcéré, celui-ci ne s’était pas ménagé pour accorder interviews, photos et témoignages sur les plateaux télé. Amateur d’art éclairé, mais aussi homme d’affaires avisé, il avait tout de suite vu le bon côté des choses. Les mésaventures amoureuses de son protégé étaient du pain béni pour lui. Nul ne pouvait lui en tenir rigueur. Après tout, il faisait fructifier les intérêts du peintre, et les siens par voie de conséquence,

