Par inertie, je porte mes mains à son ventre et rapproche un peu plus mon corps du sien. Jean lâche mes cheveux et descend sa main dans le bas de mon dos, amenant son bassin et le mien à se toucher. Je sens mon centre palpiter et je me mords les lèvres. Comment peut-il encore avoir cet effet sur moi, après toutes ces années ? — Je ne t'ai jamais détesté et je n'ai jamais voulu te faire du mal — réponds-je dans un murmure. Je ne pense qu'à l'embrasser, et si je ne le fais pas bientôt, je suis sûre que je vais devenir folle. — Si tu n'as pas voulu me faire de mal jusqu'à présent, je ne veux pas imaginer ce qui se passerait si tu le voulais — dit-il et je le sens descendre doucement deux de ses doigts de mon cou à ma poitrine, puis étendre sa main contre l'endroit où se trouve mon cœur. —

