Boulois ouvrit son fusil et en fit tomber les étuis vides, avec ce sentiment mitigé qu’il connaissait si bien : le bonheur d’avoir fait un beau coup de fusil, le regret d’avoir tué de si beaux oiseaux. Souvent le soir, quand on étalait le tableau sur la grande table de la salle des chasseurs, il se sentait triste et coupable d’avoir contribué au m******e. Il avait même dit un soir en se parlant à lui-même, mais assez fort pour que Delval puisse l’entendre : – Pauvres petites bêtes, ah ! Si on pouvait vous rendre la vie pour vous retrouver dimanche prochain… Ce qui avait fait dire à Delval par la suite : – Le Louis, je crois bien qu’il y a des moments où il disjoncte ! Franchement, c’est le meilleur chasseur, il a le meilleur chien, le plus beau coup de fusil, mais alors, pour le raisonn

