9 Protégés derrière l’équipe de la BRI, la fameuse « anti-gangs », Jean Capelli et Olivier Perrin patientaient entre deux étages sur les marches de l’escalier. Ce matin-là, en raison de l’urgence de l’actualité, la Brigade criminelle avait dû, une nouvelle fois, abandonner séance tenante toutes les enquêtes en cours pour participer à une opération impromptue. Capelli, fataliste, et qui avait déjà vécu ce genre de situation bien des fois, songea qu’au 36 on ne pouvait jamais savoir de quoi serait fait le lendemain et que s’imaginer prévoir un emploi du temps fiable à la Crim’ relevait de la gageure. Il jeta un regard en coin à Olivier Perrin qui était debout à ses côtés, blanc comme un linge, la main serrée sur la crosse de son arme. Pour une fois, son jeune collègue, qui portait sous la

