Vous avez peur, dit O’Brien qui lui surveillait le visage, que quelque chose ne se brise bientôt. Vous craignez spéciale- ment pour votre épine dorsale. Vous avez une image mentale des vertèbres qui se brisent et se séparent et de la moelle qui s’en écoule. C’est à cela que vous pensez, n’est-ce pas, Winston ? Winston ne répondit pas. O’Brien ramena en arrière le le- vier du cadran. La vague de douleur se retira presque aussi vite qu’elle était venue. Nous étions à quarante, dit O’Brien. Vous pouvez voir que les chiffres du cadran vont jusqu’à cent. Voulez-vous vous rappeler, au cours de notre entretien, que j’ai le pouvoir de vous fai

