Je plonge la main par-dessous mes mèches couleur d’airain et propulse mes longues boucles savamment ouvragées vers le plafond. Le mouvement me pousse à bomber la poitrine. L’émeraude que je porte en pendentif glisse, joueuse, entre mes seins, seulement cachés par la légère robe noire que j’ai revêtue pour cette session. La lumière fait étinceler les chaînes autour de mes poignets. Génial ! Génial ! On la garde ! Tu es la meilleure, Valentine ! La meilleure ! Allez ! On remballe pour aujourd’hui ! Je m’étire langoureusement, en faisant mine de ne pas remarquer que Vincenzo en profite pour faire un ou deux clichés supplémentaires « pour sa collection personnelle », comme il aime à le dire, puis me dirige vers ma loge. Là, je me débarrasse des bijoux qui m’ont été prêtés pour la séance –

