Le lendemain matin, la résidence Belmont baignait dans une tranquillité trompeuse. Le soleil filtrait à travers les jalousies, dessinant des barreaux de lumière sur le parquet de la chambre d'Alexandra. Claudine était arrivée tôt, officiellement pour une séance de travail, mais l'air entre elles était encore chargé des vibrations de la veille. Alexandra observait Claudine. Cette dernière semblait radieuse, une lueur de satisfaction profonde émanant de tout son être. Elle se déplaçait avec une souplesse féline, presque insolente. — Alexandra : (d'une voix hésitante) Tu as l'air... apaisée, Claudine. Ta réunion d'hier soir s'est bien passée ? — Claudine : (sans lever les yeux de ses dossiers) Plus que bien, Alexandra. J'ai réglé certains détails qui me tenaient à cœur. Pourquoi cette ques

