V Marie de Croixmart Après avoir lancé son imprécation, Marie avait contourné le tombeau, et, à bout de force, elle s’était abattue à genoux, non pas devant sa tombe, mais devant une autre toute proche, une dalle sur laquelle aucun nom n’était gravé. C’était elle-même qui avait fait poser là cette dalle. Cette tombe était devenue le but de ses quotidiennes promenades ; elle s’y plaisait ; elle s’y sentait protégée ; c’est là que, par une nuit effrayante, elle était venue avec Renaud, quand il avait enterré là les ossements de sa mère, brûlée vive sur l’ordre du seigneur de Croixmart... Renaud, la terrible scène qui avait suivi le mariage, la lecture de la lettre où elle se dénonçait elle-même, c’étaient là des souvenirs sur lesquels elle se penchait. La scène de la lecture avait été r

