J'ai tout perdu

1984 Words
AMOUREUX D'UNE PROSTITUÉE ? #Épisode_4 Moi : Ça ne m'intéresse pas maman. Je suis bien comme je suis. Et c'est la vérité. Je me préfère ainsi. Solitaire et célibataire. À vrai dire, je ne vois pas trop l'utilité pour moi de me mettre en couple. Vous, dîtes moi, c'est quoi l'utilité d'une relation si ce n'est les disputes à tout bout de champ ? Les problèmes et les prises de tête. La seule chose que pourra me rapporter une relation c'est le sexe et pour me mettre à l'aise, je n'ai pas besoin de me mettre en couple. Les prostituées comme Sira sont là pour me satisfaire. Ma mère : Si tu veux je vais te trouver une bonne fille que tu vas marier. Moi criant : NON SURTOUT PAS ÇA. NE FAIS JAMAIS ÇA MAMAN. Ma mère : Ok j'ai compris mais trouves-toi une copine le plus vite possible. Moi changeant de sujet : Maman j'ai faim. Ma mère se levant : Je vais t'apporter à manger. Elle se dirige vers la porte et ressort la chambre en m'y laissant seul. Je me suis bien positionné dans le lit, ma tête sur un oreiller et j'ai soupiré profondément. J'ai réussi à éviter ce sujet avec ma mère. Si je n'avais pas trouvé l'excuse de la faim, cette conversation entre elle et moi à ce sujet, n'allait pas se terminer de si tôt. Très sincèrement, tout ça commence vraiment à me gonfler. ******Le lendemain matin ******Sira Kanté Mira et moi sommes à l'hôpital. C'est ici qu'elle a passé la nuit. Je suis restée veiller sur elle toute la nuit et je somnolais de temps à autre. Je suis si contente que rien ne soit arrivé à ma fille. Elle est saine et sauve et dort paisiblement. Je remercie vraiment monsieur bipolaire. Je n'aurai jamais cru qu'il pouvait risquer sa vie pour sauver ma fille. Je ne cesserai jamais de le remercier. Bien installée sur une chaise, je tiens la main de ma fille et j'y fais de petits bisous. L'infirmière en charge d'elle fait son entrée. Moi me levant : Bonjour. Infirmière souriante : Comment allez-vous madame ? Moi voix pâle : Je vais bien et ma fille. Infirmière s'approchant du lit de Mira : Elle va bien la petite ange. Elle dort. Moi soulagée : Merci docteur. Infirmière touchant le front de Mira : Tout semble normal. Elle n'a rien de grave. Moi plus soulagée : Merci. Merci vraiment. Infirmière me souriant : Ce n'est rien madame. Moi : Je vais la laisser ici le temps pour moi d'aller chez moi. Infirmière : Il n'y a pas de soucis. Soyez sans crainte. Elle est entre de bonnes mains. Moi : Merci. Je décroche mon sac de la chaise et je le garde en main en avançant vers la sortie. Je n'ai même pas pris une douche depuis hier. Le tee-shirt que monsieur bipolaire m'a donné est encore à mon cou. Ça sent son eau de cologne. Je veux me rendre à l'appartement pour vérifier les dégâts qu'a causé l'incendie et pour voir s'il y a certaines choses de récupérables. ************ Je laisse tomber mon sac lorsque je vois l'intérieur de mon appartement après l'incendie. Tout y est sacagé. Tout a été calciné et réduit en cendre. Mes chaises, mes canapés, ma télévision, mon congélateur, mon micro-ondes, mon four. Tout absolument tout a été détruit. Ne parlons même pas des chambres. J'ai tout perdu. Comment je vais m'en sortir maintenant d'autant plus que mes économies...... Je viens de me souvenir de mes économies. Je côtise mon argent dans une boîte en fer et c'est un montant de plus d'un million cinq cents milles. J'avais réuni cette somme pour un, deux ou trois projets que j'avais en tête. Oh non. Où est la boîte ? Je l'ai déposé au dessus du congélateur. Je vois le congélateur complètement calciné mais aucune trace de la boîte. Je tourne sur moi même en regardant partout. Je finis par la trouver un peu plus loin. Elle est toute noire. Je la prends et je l'ouvre. Une fumée m'acceuille. Je regarde à l'intérieur. Oh non. Oh non, non, non. Mes économies. Ce n'est pas possible ça. Oh non. Pourquoi moi ? Tout l'argent a été réduit en cendres. Comment je vais faire ? Je me sens m'affaiblir tout à coup. Je m'asseois sur le sol et fonds en larmes. [Deux jours plus tard] Je suis vraiment découragée. J'ai le moral au plus bas. Le boss m'a fait un prêt dont la moitié a servi à payer les frais d'hospitalisation de Mira. J'ai utilisé le reste pour louer un petit appartement dans un quartier moyen. Pour l'instant, l'appartement est vide. Il n'y a que le lit où je dors avec Mira et quelques trucs nécessaires à la cuisine. J'ai renouvelé sa tenue d'uniforme, sa chaussure, son sac à dos et ses fournitures. Ce soir je ne suis pas parti au boulot. J'ai voulu rester avec elle. Je lui ai raconté comment elle a été sauvée par monsieur bipolaire. Mira émerveillée : Waouh c'est donc ce monsieur qui m'a sauvé maman ? Moi : Oui ma chérie. Il a été très courageux. Mira effrayée : J'avais peur maman. Il faisait noir et les choses tombaient, le feu brûlait. Je suis sortie de la chambre et je me suis réfugiée derrière le canapé du salon. Moi la rassurant : Je suis là maintenant ma princesse. Je ne te laisserai plus c'est promis. Mira : Je t'aime maman. Moi : Je t'aime aussi ma puce. Mira : Dis maman, quand est-ce qu'on aura une nouvelle télévision ? Moi soupirant : On va voir ma chérie parce que maman n'a plus d'argent. Tout ce qui me reste c'est pour qu'on mange. Mira innocente : Et ton salaire maman ? Quand tu travailles tu prends un salaire non ? Moi perdue dans mes pensées : Oui ma chérie mais maman ne sait plus si elle ira encore travailler. Mira : Mais pourquoi ? Moi la chatouillant : Parce que je ne veux plus te laisser seule voilà pourquoi. Mira riant aux éclats : Arrête maman. Arrête ! Moi cessant de la chatouiller : Allez maintenant tu dois dormir. Mira : D'accord maman mais d'abord je veux que tu appelles le monsieur qui m'a sauvé la vie. Je veux lui dire merci. Moi mine froissée : Pourquoi ? Maman l'a déjà remercié ma chérie. Mira : Oui mais je veux le remercier aussi. Tu m'as toujours dit que si quelqu'un nous rend un bon service qu'il faut le remercier. Moi : Oui mais..... Mira me faisant le chantage : Tu veux contredire ce que tu m'as toujours appris maman ? Cette fille est tellement maligne mon Dieu. Là elle m'a eu, échec et mat. Je suis obligée d'appeler monsieur bipolaire mais le problème est que je n'ai pas son numéro, hélas. Moi : Je n'ai pas son numéro ma chérie. Mira triste : Pourquoi tu n'as pas pris son numéro maman ? Moi : Parce que tout a été si vite et je n'ai pas su le moment où il est parti. Mira : Ok mais je veux que tu trouves ce numéro. Tu dois le trouver. Moi étonnée par son attitude : Jeune fille je rêve ou tu me donnes des ordres ? Mira se couchant : Oui c'est ça maman. Je te donne un ordre. Moi tapant dans mes mains : Incroyable ! Mira éclatant de rire : Hahaha hahaha. Moi la chatouillant : Viens ici. Depuis quand tu me donnes des ordres. Mira s'agitant sur le lit : Arrêtes ! Je suis désolée maman. Arrêtes ! ******Le lendemain matin Au menu du petit déjeuner de ce matin, j'ai fait des coquillettes aux œufs brouillés. Mira et moi avions mangé et je l'ai déposé à l'école. Je n'ai plus rien sur moi. J'ai juste deux mille francs et c'est pour le repas de ce soir. Il faut que je trouve une solution. Je dois aller voir le boss. ******Hamed FAROUK En me réveillant ce matin, la douleur de ma blessure au dos a été très violente. J'ai tout de suite pensé à la petite que j'ai sauvé. J'espère qu'elle va bien et que sa mère sera plus responsable désormais. Qu'est ce que je raconte même ? Quelle genre de responsabilité doit-on s'attendre à recevoir de la part d'une prostituée ? Tout ce qui l'importe c'est comment coucher avec les hommes et gagner de l'argent. Comme c'est pitoyable. Je renonce à me venger d'elle. Allah s'est chargé de la punir en incendiant son appartement. C'est bien fait pour elle. Elle fermera ses jambes désormais et s'occupera de sa fille. J'ai quitté le lit et j'ai pris mon ordinateur. Je dois terminer un projet très urgent. Ma mère entrant dans la chambre : Bonjour mon chéri. Moi : Bonjour maman. Ma mère préoccupée : Comment va ta blessure ? Tu as toujours mal ? Moi : Un peu. Ma mère : D'accord. C'est l'heure de prendre le petit déjeuner. Il faut descendre. Moi : D'accord maman. J'ai déposé l'ordinateur sur le lit et je suis allé dans la salle de bain. Je me suis brossé et débarbouillé puis je suis descendu pour le petit déjeuner. Pour la première fois depuis mon retour, je vais prendre mon petit déjeuner en famille. Ma mère m'a réservé la chaise au fond. C'est la plus grande chaise. Je suis le roi et mes deux reines, ma mère et ma sœur sont assises respectivement à ma droite et à ma gauche. ******Night-show Konaté mécontent : Ça fait déjà trois jours que tu ne viens plus travailler Sira qu'est ce qui se passe. Moi : Vous n'ignorez pas ce que je traverse en ce moment boss. Je n'ai plus rien. Konaté : Justement, raison de plus pour revenir travailler. Tu te feras beaucoup d'argent comme avant et c'est tout. Moi : Je ne peux plus laisser ma fille seule. Comprenez-moi. Tant que je n'ai pas encore trouvé une solution, je ne peux plus la laisser seule. Konaté soufflant : Ok et maintenant que veux-tu ? Moi : Un prêt boss. Je veux un prêt de cinq cents milles. Konaté : Encore un autre prêt ? Tu n'as même pas encore remboursé l'autre. Moi désespérée : Je sais mais s'il vous plaît. Aidez-moi. Je vais vous rembourser une fois que je vais recommencer à travailler. Konaté : Ok reviens demain. Je vais voir ce que je peux faire. C'est parce que tu es ma meilleure fille inh. Moi souriante : Merci boss. Merci beaucoup. Je suis si contente. Au moins si le boss me fait un autre prêt, je pourrai aménager l'appartement et y acheter des meubles et consort. Après je verrai comment régler le souci de Mira. Je verrai si je dois prendre une nounou pour la surveiller pendant que je travaille ou si je dois trouver une autre solution mais une chose est sûre, elle ne restera plus seule. Moi : Merci boss. Konaté : Je t'en prie Sira. Moi tournant les talons : Oups j'oubliais. Konaté : Quoi ? Moi : J'aimerais vous demandez le numéro de monsieur bipolaire. Konaté perdu : Monsieur bipolaire ? Qui est monsieur bipolaire ? Moi riant : Oh désolée. Je voulais dire Hamed FAROUK. Je crois que c'est comme ça qu'il s'appelle inh. C'est lui qui a sauvé la vie à ma fille et elle aimerait le remercier. Konaté : Ah d'accord. Moi : Alors ? Vous avez son numéro ? Konaté fouillant dans ses poches : Oui j'ai sa carte ici. Moi patientant : Konaté trouvant la carte : Tiens ! Là voici ! Moi la prenant : Merci beaucoup. Konaté : Et surtout n'oublies pas ce que je t'ai dit. Reviens vite au travail. Les clients te réclament. Moi sourire : Je le ferai. Konaté : Bye. Moi sortant du bureau : Bye.
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