AMOUREUX D'UNE PROSTITUÉE ?
#Épisode_2
Moi raccrochant et en soupirant :......
Eh voilà. C'est toujours comme ça que ça se passe. Je n'ai jamais mon mot à dire. Tout ce que je dois faire c'est écouter et obéir. Obéir, obéir et obéir. Je récupère mon sac accroché à une chaise et je me rends malgré moi dans la boîte de nuit. Je suis directement allée dans le bureau du boss. La porte était entrouverte et je suis entrée. Il n'a pas encore remarqué ma présence. Il marche d'un bout à l'autre de la table de son bureau en soupirant et en passant les mains sur son visage. D'habitude lorsqu'il est dans cet état, ça ne sent pas du tout bon.
Moi signalant ma présence : Je suis là boss.
Konaté s'arrêtant les mains à la hanche : Qu'est ce que tu as foutu hier avec le client ?
Moi directe : Ce type n'a aucun respect pour ma personne. Figurez-vous qu'il m'a laissé planté là sans me toucher et sans se soucier de moi pendant un long moment. Lorsque je me suis plainte, il a commencé à m'insulter et à me ridiculiser. J'en avais assez alors je suis partie.
Konaté essayant de parler mais se tait : Sira tu......
Moi m'excusant : Je suis désolé boss.
Konaté plus calme : Combien de fois je dois te répéter que tu dois apprendre à maîtriser tes émotions ? Ce type peut t'insulter, il peut te traiter de tous les noms. Tu n'as pas besoin de réagir parce que tu es là pour un but et non pour te disputer. Tu te vexes à la moindre occasion et au moindre mot de travers. Ce n'est pas bien.
Moi : Il s'est moqué de moi. Il m'a dénigré vous comprenez ?
Konaté soufflant un coup : Il s'est moqué de toi et alors ? Tu t'en fiches. Tu es là pour ton argent et rien d'autre alors le reste t'importe peu. C'est comme ça que tu réussiras à te forger un mental d'acier. On ne réagit pas à tout dans la vie. Maintenant tu viens de nous faire perdre un client très important.
Moi : Ne vous inquiétez pas. Je vais me rattraper ce soir. Je vais nous trouver d'autres clients plus important que lui.
Konaté désespéré : Tu ne comprends pas ? Cet homme c'est Hamed FAROUK. L'un des jeunes les plus riches de ce pays. Même si tu nous trouves d'autres clients, il ne sera pas aussi dépensant comme le serait Hamed. Cet homme dépense comme un rien du tout. L'argent est comme de l'eau pour lui. Tu as vraiment foiré sur ce coup.
Moi confuse : Hamed FAROUK ? Bizarre parce que je n'ai jamais entendu parler de lui auparavant.
Konaté : Normal parce qu'il est très effacé. De plus il n'était pas au pays. C'est parce qu'il vient de rentrer qu'il a fêté son retour hier. Je ne sais pas si tu lis les magazines, mais souvent il fait la couverture des magazines.
Moi : Ok je vois. Désolée boss.
Konaté soupirant : Ce n'est pas grave. Tu es ma meilleure fille. Tu me rapportes le double de ce que les autres filles me rapporte réunies alors je ne peux que te gronder un peu. Le mal est déjà fait mais la prochaine fois Sira je t'en prie, maîtrises-toi. Je t'en conjure.
Moi : J'ai compris. Ne vous inquietez pas.
Konaté souriant : Et Mira ? Comment va-t-elle ?
Moi : Elle va bien merci boss.
Konaté : Ok tu peux partir.
Moi : (tournant le dos) À ce soir.
Konaté m'interpellant : Eh...eh....attends et une dernière chose, apparemment tu lui as écrasé les couilles ? Comment tu peux faire ça ?
Moi revenant sur mes pas : Il l'avait cherché.
Konaté riant aux éclats : Tu es incroyable Sira.
Moi riant aussi : Bye.
J'ai quitté le bureau du boss en prenant la peine de refermer la porte derrière moi. Au bout du couloir, j'ai manqué de cogner Linda qui visiblement se rendait aussi dans le bureau du boss.
Linda nerveuse : Dis Sira s'il te plaît tu peux me faire un prêt ? Je te rembourse la semaine prochaine promis.
Moi incapable : Non désolée je ne peux pas. Le peu d'argent que j'ai réuni, c'est pour le gaz, l'électricité, le loyer, la scolarité de ma fille et pour faire les courses pour remplir le congélateur. Désolée.
Linda : Dis plutôt que tu n'as pas envie de me prêter cet argent.
Moi déçue par ces propos : Comment peux-tu dire ça ? Tu parles comme si tu ignorais ma situation. Je ne suis pas plus riche que toi alors qu'est ce qui t'arrive.
Linda me lorgnant : Tu n'es pas riche que moi tu dis ? Avec tout l'argent que tu encaisses ? Hier tu as passé la nuit avec Hamed FAROUK et tu veux me faire croire que tu n'es pas riche ?
Moi étonnée : Comment tu as su que mon client d'hier était ce Hamed ?
Linda : J'ai supposé. Tu as toujours les gros poissons dans ton filet. Tout le monde te choisi pendant que moi je galère pour avoir des clients. De plus tu es la préférée du boss.
Moi : Ce n'est pas de ma faute si tout le monde me demande. Toi non plus tu ne manques pas de clients alors pourquoi cette frustration ?
Linda me cognant avant de s'en aller : Excuse-moi.
Je tourne la tête et je la regarde partir. Je secoue la tête parce que je suis dépassée par son comportement. Beaucoup d'entre elles pensent que j'ai beaucoup d'argent alors que ce n'est pas le cas. C'est vrai que je gagne beaucoup mais la plus grande partie va dans la poche du boss. C'est lui qui encaisse presque tout et Linda devrait être la mieux placée pour me comprendre parce que je lui raconte tout. Je ne comprends pas sa réaction.
******Hôtel Palm Camayenne
******Hamed FAROUK
L'une des femmes de chambre de l'hôtel m'apporte les glaçons que j'ai commandé. Elle doit les mettre dans un torchon et la former en boule pour que je le dépose sur mon entrejambe mais elle ne fait que du n'importe quoi.
Moi pétant les plombs : STOP! C'EST BON. VA T-EN. JE VAIS LE FAIRE MOI MÊME.
Femme de chambre tremblante : Excusez-moi monsieur.
Elle presse les pas pour ressortir de la chambre. Je suis tellement en colère que je risque d'exploser. Je fais un effort douloureux pour me lever du lit et marcher. Cette sale traînée m'a écrasé les couilles hier. Elle va me le payer cher. Je boite en marchant et je m'occupe de mettre les glaçons dans le torchon. Mon ami Ibrahim se trouve dans la chambre avec moi. Il est silencieux depuis un moment.
Moi le regardant : Si tu ne trouves rien à dire après ce que je t'ai raconté, tu peux t'en aller.
Ibrahim respirant profondément : Ce n'est pas en te mettant en colère contre tout le monde que tu vas résoudre les choses. Moi personnellement, je ne blâme pas cette fille. Tu l'as appelé pour un objectif alors tu le fais tout simplement. Je ne vois pas en quoi ce qu'elle fait te dérange. Si elle considère cela comme son travail, il est où ton problème ? La prostitution est un travail et d'ailleurs c'est le plus >.
Moi ricanant : Un travail mon œil. Se donner en échange de l'argent est un travail ça ? Cette fille n'a aucune valeur, aucune dignité. C'est une p*****e.
Ibrahim s'énervant : Mais merde c'est quoi ton problème ?
Moi : Tu ne l'as pas vu. Si tu l'avais vu tu m'aurais donné raison. Cette fille est trop belle pour faire ce travail. Elle peut faire autre chose.
Ibrahim haussant les sourcils : Ah je vois. Je comprends ton problème. Ton problème est que la fille t'a tellement plu que tu as eu mal à l'idée qu'elle soit une prostituée.
Moi : Je n'aime pas les prostituées. Tu as oublié que c'est une prostituée qui a brisé notre famille? C'est une p*****e qui a séparé mon père de nous. Papa était complètement obsédé par cette fille. Il n'avait que de yeux pour elle. Il a abandonné notre mère pour elle. Nous avons longtemps souffert, ma mère, ma sœur et moi.
Ibrahim triste : Je sais et je suis désolé mais tu dois essayer de tourner la page et oublier tout cela. Tu te fais du mal.
Moi au bord des larmes : Je le déteste tellement. Si tu savais à quel point je hais mon père. Je ne vais jamais lui pardonner pour tout le mal qu'il m'a fait. Jamais.
Ibrahim : Calmes-toi. C'est bon.
Je me retiens de pleurer en serrant ma mâchoire. On peut apercevoir les veines se dessiner sur mon visage. À chaque fois que je repense à tout cela, je sens une rage indescriptible m'animer. C'est douloureux de ressasser le passé alors je me concentre uniquement sur le présent. Je dois maintenant rentrer chez nous. Depuis mon retour, ni ma mère, ni ma sœur ne sont au courant. Seul Ibrahim et quelques amis à moi le savent. J'ai réussi à calmer la douleur qui brûle mon entrejambe et le chauffeur de Ibrahim m'a conduit chez moi.
************
J'arrive à la maison. Mon chez moi, ma démeure. Là où siège une bonne partie de mes souvenirs. Cette triplex qui se situe dans l'un des quartiers les plus hupés de Conakry. Je crois que vous en savez déjà assez sur moi ou il est nécessaire de me présenter encore ? Si vous tenez tant à ce que je le fasse, je vais le faire. Moi c'est Hamed FAROUK. Je fais dans la trentaine d'années et je suis millionnaire en dollars américains. Ma fortune, je l'ai amassé grâce à mes contrats que j'ai un peu partout avec les grandes maisons de marques. Je suis en collaboration avec les marques comme "Adidas" ou encore "Nike". Hormis ça, j'ai aussi mes boutiques de prêt-à-porter un peu partout dans le monde. Je suis aussi mannequin temporel pour les plus grands magazines. Durant des années, j'ai travaillé comme un fou pour offrir une vie de rêve aux deux personnes les plus chères à mon cœur : ma mère Sénab et ma sœur Djélika.
J'ouvre le coffre de la voiture et j'en sors ma valise. Je n'ai gardé qu'une seule valise et en plus, elle ne contient pas grand chose. Je la prends et j'entre dans la maison. Je promène mon regard dans le jardin. Il est magnifique. Ça prouve que ma mère en prend beaucoup soin. Il y plein de fleurs bien entretenus. Pour l'instant je n'ai trouvé que le gardien dans la cour. J'entre à l'intérieur. Je vois la gérante de la maison, Samirath, qui supervise le travail des domestiques.
Samirath me voyant : Hamed c'est toi ?
Moi souriant : C'est moi Sami comment tu vas ?
Samirath se jetant dans mes bras : Oh mon fils sois le bienvenu. Tu es arrivé quand ?
Moi : Hier Sami. J'étais descendu hier.
Samirath me serrant fortement : Oh mon Hamed. Comme tu es beau.
Moi content : Merci Sami.
J'aime tellement Samirath. Je l'adore à la limite. Elle est plus âgée que ma mère. Elle fait dans la cinquantaine d'années. Je la considère comme la grand-mère que je n'ai jamais eu.
Moi jetant des coups d'œil : Dis moi Sami où est maman et Djélika ?
Samirath : Elles sont dans la chambre de ta mère.
Moi en grimpant les escaliers : D'accord merci beaucoup.
Je me dépêche pour aller dans la chambre de ma mère. Je suis si enthousiasmé de les revoir. J'ai passé plusieurs années à l'étranger de telle sorte que je ne reconnais plus bien ma maison, ni l'emplacement des chambres. Après un moment d'égarement, je trouve enfin la chambre de ma mère.
Moi toquant à la porte : .....
Ma mère répondant de l'autre côté : Oui entres Samirath.
Moi en entrant : Bonjour maman.
Ma mère contente de me revoir : Oh mon fils c'est toi ? Hamed c'est toi ?
Moi les bras ouverts : Oui maman c'est bien moi.
Ma mère se jetant dans mes bras : Mon fils. Mon Hamed.
Moi souriant : Oui maman.
Djélika regardant la scène les larmes aux yeux : Tu ne nous avais pas dit que tu venais grand-frère.
Moi : Je voulais vous faire la surprise.
Djélika nous rejoignant pour le câlin : Je suis contente de te revoir grand-frère.
Moi touché : Je suis aussi content de vous revoir mes reines.
Ma mère me serrant au point de m'etouffer : Tu ne vas plus t'en aller inh.
Moi mentant : Non maman. Je vais rester désormais.
Ma mère heureuse : Enfin. Merci Allah. Merci d'avoir ramené mon fils.
Djélika : Enfin !
Ma mère et ma sœur se réjouissent de me revoir. Ma mère me touche le visage pour vérifier si je n'ai rien. Elle me cajole comme un bébé. Elles sont contentes et je le suis également.
Djélika : Tu nous as ramené quoi Hamed ?
Moi : Des parfums et des bons pour faire des achats. Ça vous plaît ?
Ma mère : Bien sûr mon amour. Moi ce qui me plaît le plus c'est que tu sois enfin de retour.
Moi : Tu m'as manqué maman.
******Le soir
Ma mère et ma sœur m'ont aidé à défaire ma valise. Ma chambre est comme je l'avais laissé. Rien n'a bougé. Bien que les domestiques viennent y faire le ménage chaque jour, ma mère a encore insisté à ce qu'elles le fasse et qu'elles change la couverture du lit. Ce qui a bien évidemment été fait. J'ai pris ma douche. Ce fut un peu pénible pour moi parce que j'ai toujours mal aux couilles. Cette p*****e a fait fort mais croyez-moi, elle ne s'en sortira pas comme ça. Actuellement je m'apprête pour me rendre dans cette boîte de nuit. J'ai porté une légère chemise de couleur bleu marine que j'ai boutonné à moitié, ajouté à ça, j'ai mis un pantalon cousu avec un tissu et des tapettes. J'ai pris l'une de nos voitures et je suis parti.
******Night-show
Le premier réflexe que j'ai eu en entrant dans la boîte de nuit, c'est de rechercher la fille d'hier parmi la foule. Pour le moment, je ne l'ai pas encore vu. J'ai pris place dans un coin et une serveuse vient vers moi.
Serveuse parlant à haute voix : QUE DÉSIREZ-VOUS BEAU GOSSE.
C'est vrai qu'avec la musique qui se joue, je n'entends pas bien. Ma réception est brouillé. Cependant j'arrive à comprendre ce qu'elle essaie de me dire.
Moi parlant à haute voix : UNE BOUTEILLE DE VODKA ET DES GLAÇONS S'IL VOUS PLAÎT.
Serveuse marchant en remuant les fesses : Ok j'arrive.
Cette p*****e pense me séduire avec ses fesses déformées comme celles des grands-mères désséchées. Je suis juste offusqué par ce genre de comportement. Pendant que je me mets confortablement à l'aise, mes bras au dessus du canapé et mes pieds croisés, je vois le patron de la boîte de nuit arriver. Ça tombe bien. Je veux le voir pour qu'il me rende un petit service.
Konaté heureux de me voir : Waouh le plus grand client de tous les temps !
Moi lui tendant la paume de main : Lui même en personne.
Konaté tapant dans ma main : Comment allez-vous monsieur Farouk ?
Moi mécontent : Ça ne va pas du tout. Je ne vais pas vous mentir. Je ne suis pas du tout contente du comportement que votre fille a eu hier.
Konaté s'asseyant dans le canapé en face : Oh je suis désolé. Je comprends votre colère. Pardonnez-la s'il vous plaît. Vous savez elle n'est pas comme ça d'habitude. Si elle s'est comportée de la sorte c'est parce qu'elle a les nerfs tendus en ce moment. Elle rencontre beaucoup de problèmes c'est pourquoi.
Moi : Ce n'est pas une raison pour vouloir me rendre stérile ou pour m'ôter la vie. Je suis très déçu et j'aimerais que vous me rendiez une faveur pour compenser cette faute.
Konaté : Laquelle ?
Moi : J'aimerais que vous la viriez.
Konaté sursautant : Quoi !
Moi renchérit : Vous avez bien entendu.
Konaté : Désolé mais je ne peux pas faire ce que vous me demandez. Sira est ma meilleure prostituée et elle me rapporte énormément alors je ne peux pas.
Moi esquissant un sourire : Combien ?
Konaté : Pardon ?
Moi : Combien vous rapporte t-elle par jour ? Je m'engagerai à vous le payer chaque jour.
Konaté : Ce n'est pas ça monsieur. Ce n'est pas une question d'argent mais c'est mon business qui est en danger ici. Je peux licencier toutes les filles si vous voulez mais je ne peux pas licencier Sira. Elle est très demandée. Si je la laisse partir, mes concurrents vont vite saisir l'opportunité et ce n'est pas bon pour mes affaires. Vous comprenez ?
Moi silencieux : .......
Konaté : Ne vous fâchez surtout pas monsieur FAROUK.
Moi un peu déçu : Ok ce n'est pas grave.
Konaté : Merci pour la compréhension et il......
Moi lui coupant la parole : Votre serveuse en met du temps pour m'apporter ma boisson.
Konaté s'excusant : Désolé. Je vais aller voir ce qui fait qu'elle tarde autant.
Moi : Ok.
Konaté se levant : Excusez-moi.
Ça me pique de ne pas avoir réussi mon coup mais je ne vais pas lâcher. Je trouverai bien un moyen de faire payer à cette g***e. Je balade mes yeux dans toute la boîte et sans le savoir, nos regards se croisent. Enfin, je l'ai trouvé. Je veux me lever pour aller lui dire mes quatre vérités mais Konaté arrive avec ma commande. Je dépose mes fesses malgré moi. Je soupire agacé.
******Sira KANTÉ
Qu'est ce que cet arrogant vient chercher dans la boîte encore ? Je croyais qu'après ce que je lui ai fait hier, il n'aura plus le courage de revenir mais je vois que je me suis trompée. Je le vois de loin qui discute avec le boss. J'espère que ce n'est pas pour me créer des ennuis. Ce sorcier aux yeux globuleux comme le hibou est prêt à tout. Bref peu importe. Je dois continuer mon service. Je prends les commandes des clients et je défile devant lui pour aller les servir. Il me regarde et je le regarde. Je le lorgne même. Il serre le poing comme quelqu'un qui veut faire quelque chose. Il peut faire quoi. Idiot comme ça. Toute la soirée, il est resté là à me regarder. Heureusement qu'il est enfin parti. Ce soir j'ai un nouveau client. C'est la première fois qu'il est venu dans la boîte. J'espère qu'il n'est pas comme l'autre bipolaire. Il m'ouvre la portière pour que je monte dans sa voiture mais avant, j'ai voulu mettre les choses au clair.
Moi : Attendez ! Vous savez que c'est cinq cents milles la nuit n'est ce pas ?
Lui faisant l'étonné : Cinq cents milles ? Ton boss ne m'a pas dit ça.
Moi étonnée : Comment ça il ne vous a pas dit ça ? Vous avez demandé Sira n'est ce pas ? Moi je prends à partir de cinq cents milles la nuit. Le boss vous a sûrement dit cela.
Lui : Ok montes d'abord. Nous allons voir après.
Moi m'opposant : Jamais. Je veux que les choses soient claires d'abord.
Lui furieux : Tu montes sale g***e !
Moi en colère : Vous n'avez pas les moyens et vous voulez Sira dans votre lit. N'importe quoi.
Je m'apprête à faire un pas en avant pour quitter cet endroit mais je reçois une douloureuse giffle qui me fait tomber. À peine j'ai eu un moment de répit pour digérer cette giffle qu'il monte sur moi et m'en filent d'autres plus fortes et plus douloureuses.
Moi criant : LÂCHEZ-MOI SALE PORC ! AAAAAHHH
Il se déchaîne sur moi de toutes ses forces. J'avais atrocement mal. Ma peau se déchirait au contact de ses coups de poing. Il déchire mon haut. Ma poitrine se retrouve dénudée.
Lui levant la main : Je vais te refaire le portrait sale g***e.
Je ferme les yeux en attendant de recevoir son coup de poing sur mon visage. Déjà un bon moment que j'ai les yeux fermés mais rien ne se passe. J'ouvre alors les yeux. Je penche ma tête sur le côté et je vois monsieur bipolaire qui est sur lui entrain de le ruer coups. Je me redresse péniblement et je cache ma poitrine avec ma main. Monsieur bipolaire semble très furieux. Il le tabasse sans pitié puis lui afflige le coup de grâce et se lève en le laissant coucher sur le sol. Mon bourreau est vraiment mal en point. Je le regarde sur le sol. Il est dans un état lamentable et gémit de douleur. Je lève mes yeux. Ils vont croiser ceux de monsieur bipolaire. Il a la main qui saigne et il respire fortement.
Lui respirant la bouche ouverte : Comme on se retrouve. Tu croyais que tu allais t'en sortir comme ça n'est ce pas ? Ce que je vais te faire n'est rien comparé à ce que ce type voulait te faire.
Moi appeurée : Je....je.....
Il me dévisage du regard. L'insistance de son regard me transperce la peau. On se fixe dans les yeux sans mot dire. Aucun bruit dans les parages. Juste celui du vent qui souffle.
#À suivre