4. RENCONTRE

2408 Words
4. Rencontre Angelina - Angelina, on me tapote l'épaule, il faut que je te présente quelqu'un, lève-toi. J'ouvre difficilement les yeux, j'ai la bouche pâteuse, à première vue, je suis encore sur le canapé. Je me frotte les yeux pour me réveiller. Je me lève du canapé et par vers la cuisine, je prends à grand verre d'eau. - On est dehors, viens. Il veut me présenter qui celui-là ? Je ne me pose pas plus de question, et je vais dehors. Dehors, je vois un mec, tatoué de partout, après tous les mecs ici sont tatoués, il a des cheveux noirs qui, je suppose, lui tombe sur le front, il est musclé, très musclé même. Vas-y, continue de le mater sale obsédée. Tout de suite les grands mots. Je lève les yeux à cause de mes pensées. Je m'assis sur une chaise autour de la table. Forcément, je vais pas m'asseoir par terre. Je vois le visage du mec, mais je ne le regarde pas, il va me prendre pour une folle sinon. - Angelina, je te présente Isai. Je le dévisage quelques secondes. Puis détourne le regard. - Ok, je hausse les épaules, et pourquoi tu me le présentes, je m'en bats les couilles de connaitre tes potes. - Angelina, parle-moi autrement. - Je te parle comme je veux. Je me lève et commence à partir. - Angelina, si tu ne poses pas ton joli petit cul sur cette chaise, tu vas le regretter. Je lève un sourcil, depuis quand il me parle comme ça lui, oui je sais, c'est mon oncle gnagna, mais je m'en fous. - Dépêche-toi. Bon ok là, je vais peut-être poser mon cul sur cette chaise finalement. Je m'assois, en faisant la gueule. - Tu vas aller vivre chez lui. Je manque de m'étouffer avec ma salive. J'ouvre grand les yeux. - Pardon ? - Tu vas vivre chez lui, il faut que je te le dise en quelle langue ? Vivrai con lui. (Tu vas vivre chez lui). - Pourquoi ? J'ai fait quoi encore. - Ce n'est pas une histoire de ce que tu as fait ou pas, tu en as faits beaucoup des choses, mais là tu y vas, et tu l'as ferme. Donc vas faire tes affaires, tu pars aujourd'hui. Je le regarde complètement perdue. - Ok j'y vais, mais il faut que tu m'expliques pourquoi ? - Tu es en danger. - Non sérieux ? J'étais pas au courant, je suis choquée là vraiment. Je pose une main sur mon cœur pour pousser mon jeu d'acteur. - On a reçu une menace pendant que tu dormais. Je hausse les épaules. Je m'en tape de leurs menaces, ça fait 4 ans que je veux mourir. - Et c'est qui lui du coup ? - Isai, je te l'ai dit. - Oui, j'ai compris. Mais c'est qui, genre il fait quoi tu vois ? - C'est un tueur à gages, mercenaire si tu préfères. - Super, j'espère juste qu'il va pas me tuer, hein. - Tu me chercher pas, je te tue pas. Première fois qu'il l'ouvre lui, je croyais il était muet. Je grimace en le regardant. - Je peux réellement pas rester là ? Je pourrais même pas torturer Milo. - Non. Tu y vas, terminer, vas chercher tes affaires. - Par contre je prends mon chat, c'est non négociable. Puis je pars chercher mes affaires, au moins je le verrais plus. Je prends les quelques affaires que j'ai ici, c'est-à-dire limite rien. Il faut que j'aille faire les magasins, ce n'est plus possible. 30 minutes plus tard, oui je sais c'est beaucoup pour le peu de choses que j'avais, mais je ne trouvais pas de sac, et je ne trouvais pas non plus la cage pour mon chat. - La prochaine fois, mais encore plus longtemps. - Il y aura une prochaine fois ? Il lève les yeux au ciel et part. Je vais me faire un malin plaisir de le faire chier lui, je sais, je risque de mourir, mais je suis plus à ça près. - Tu fais attention, il est très impulsif. Ne le cherche pas trop, si tu as un problème, appelle-moi, il me tend une boîte de téléphone neuve, iPhone 13 pro, Angelina, je rigole pas, il est très dangereux, mais il fait bien son travail, s'il te plaît fait très attention. Je fronce les sourcils, il ne sait jamais montrer comme ça avec moi, il n'a jamais été inquiet pour moi, mais là, j'avoue que j'ai peur. - Oui je ferais attention, promis. C'est faux. Il prend mon visage entre ses mains et il embrasse mon front. Je suis complètement perdue, depuis quand il est comme ça ? - Allez, vas-y. Je t'aime Angelina, ne l'oublie pas. Sur ces mots, il part, attendez, il m'a dit je t'aime là, même mes parents ne me l'ont presque jamais dit. Je sors dehors. - C'est pas trop tôt. - Mieux vaut tard que jamais. Putain ferme là Angelina, mais c'est plus fort que moi, je suis désolé. - Ferme là et monte. Je monte dans la voiture. - On va où ? - Là, où je pourrais te tuer sans qu'on te retrouve. - Donne-moi directe aux italiens alors, ça ira plus vite. - Je préfère te tuer de mes propres mains. Psychopathe. - Tu me tueras avez eux alors. - Je fais pas copain-copain avec les Italiens. - Le contraire m'aurait étonnée. Il serre tellement le volant, que ses phalanges sont blanches. Le reste du trajet se passe dans le silence. On est arrivés. C'est une maison, pas une villa, mais ça je m'en tape, elle est ni trop grande, ni trop petite. Elle est juste bien. On rentre à l'intérieur. La décoration est simple. Le canapé est noir, les murs sont blancs, il y a un écran plat, une table basse en verre avec des cadavres de paquet de cigarettes, un tapis noir simple. Un salon comme un autre, mais il y a un truc en plus, aucune idée de ce que c'est, mais il y a quelque chose. Peut-être parce que je suis chez un mercenaire. Possible. - Viens, je te montre ta chambre. Je le suis. - C'est celle-là. Range tes affaires et reviens dans le salon. Puis, il part. Il me veut quoi lui ? Je range mes affaires, enfin le peu d'affaires que j'ai, je sors mon chat de sa cage. Puis comme il me l'a demandé, je retourne dans le salon. - Qu'est-ce qu'il y a ? - Tu sais te battre ? - Oui, mais pourquoi ? - C'est qui, qui t'a appris ? Mon corps se tend à l'entente de sa question. Personne ne sait qui m'a appris et personne n'a besoin de le savoir. - T'as pas besoin de le savoir. - Oh que si, alors c'est qui ? - Quelqu'un. Enfin si on peut dire que c'est un humain le gars, un animal, ouais. Il s'approche de moi, je suis obligée de lever la tête pour le regarder dans les yeux. - Qui ? - Quelqu'un. - Je finirais par le savoir. - Si tu le dis. - Vas te changer, tu vas me montrer ce que tu sais faire. - J'ai pas d'habit pour le sport. - Vas prendre un jogging dans ma chambre. - Ok, mais demain, on pourra aller faire les magasins. - Hors de question, tu iras toute seule. - Tu dois me protéger. - Alors du coup, ça sera non, tu n'iras pas. Je souffle, ce mec est chiant, bien plus que mon oncle. Je rentre dans sa chambre et prends un jogging noir, il y a que du noir de toute façon, je prends un t-shirt aussi, parce que je n'ai pas trop envie de me retrouver en brassière devant ce détraqué. Je me change rapidement. Et redescend vers la salle de sport. - Ok, alors, pour commencer tu vas me montrer ce que tu sais faire. Je hoche la tête silencieusement, il est de dos, je ne sais ce qu'il fait. - Alors, on va-, il s'est retourné, et il s'est arrêté de parler dès qu'il m'a vu. Il me fixe. - Quoi, qu'est-ce qu'il y a ? J'ai une tâche ? Il faut que je change d'habit ? Il relève sa tête vers moi. Il a stoppé tous mouvements. - Isai, t'es là ? Il faut que j'appelle les pompiers ? - Non, non, c'est bon. Il a presque chuchoté quand il a parlé. Il est bizarre lui. Je claque des doigts devant ses yeux. Il secoue la tête et se reprend. • Je suis dans mon lit, ça fait environ 2 heures que je suis sortit de la salle de sport avec Isai. Je suis partie directement à la douche, et j'ai pris mon téléphone pour le configurer, mais mon oncle l'avait déjà fait. Isai, lui, il s'est enfermé dans sa chambre, j'ai entendu l'eau couler, mais c'est tout. Il m'a dit que je savais bien me battre, mais que j'étais trop sur la défensive, je le savais, mais j'ai fait comme si je ne savais pas. Pour l'instant tout se passe bien, après ça ne fait pas longtemps que je le connais. D'ailleurs, il faut que j'y redonne ses habits, hors de question que je fasse sa lessive. Je vais aller lui redonner maintenant le temps que j'y pense. Je me lève, prends ses habits, et par vers sa chambre. Je toque, rien, je toque une deuxième fois, toujours rien. - Isai, t'es là ? La porte s'ouvre d'un coup, il a le visage fatigué, je crois je viens de le réveiller. Dites-moi adieu, je vous aime. - Quoi ? Adieu, vraiment je blague pas. - Tes habits, je voulais te les redonner. Il me les arrache littéralement des mains et claque la porte. Je fais quoi du coup moi ? Je vais faire à manger, il fait nuit, je ne sais pas quelle heure il est. Je regarde, 20:36 Je cherche les casseroles. - Putain, mais il les a foutus où ? - Tu cherches quoi bruja. (sorcière) - Les casseroles, elles sont où ? - Pourquoi tu veux des casseroles ? - Pour aller les brûler, c'est évident non ? - Arrête de te foutre de la gueule ou c'est toi que je brûle. - Ouais bref, elles sont où ? J'ai faim. - Bah crève, j'en ai rien à foutre. Je hausse les épaules. Ça ne sera pas la première fois que je loupe un repas. - Demain je vais en ville, faire les magasins. - Hors de question. - C'était pas une question, et je sais que tu veux pas y aller alors j'y vais seule, aller à demain. Je pars en direction de ma chambre, quand je l'entends hurler. - ANGELINA, SI DEMAIN MATIN JE ME RÉVEILLE ET QUE T'ES PAS LÀ, NE RENTRE SURTOUT PARCE QUE JE VAIS TE TUER. - RAISON DE PLUS POUR QUE J'Y AILLE. - TU VEUX MOURIR ÉGORGER ? - C'EST DANS MES PROJETS, OUI. Puis je claque la porte et m'affale sur mon lit et plonge dans un profond sommeil. • Il est actuellement 12:48, 24 appels manqués d'Isai, et je suis en train d'essayer une robe. Oui je sais Isai va me tuer, mais ça je m'en tape. Ma petite vengeance, cette nuit il a baisé toute la nuit, j'ai cru il l'a torturé tellement elle criait, je ne critique pas, mais là si, de toute façon qui va m'en empêcher. J'ai prévenu personne, vous vous doutez bien. Je me dirige vers la caisse avec une tonne d'habits. La caissière scanne les articles. - Cent-quatre-vingt-dix-huit dollars s'il vous plaît. - Par carte. Je paye par carte et sors du magasin, c'est au moins le dixième magasin que je fais. Je décide rentrer, depuis 9 heures du matin, je suis là. J'appelle un taxi. Il arrive quelques minutes plus tard. Je lui indique l'adresse, que j'ai noté sur mon téléphone. Je lui donne l'argent et sors de la voiture, je n'ai pas oublié mes sacs. À peine la porte ouverte que je me fais déjà engueuler. - ANGELINA ROSA, DIT ADIEU À TA PUTAIN DE VIE. - Je vais bien, regarde je suis en un seul morceau. Avec des sacs en plus et des sous en moins, oui, c'est vrai, mais je suis vivante donc ça va. - Dégage dans ta chambre parce que je vais te tuer. - Je le savais que j'aurai pas dû venir, je vais finir, tuer, étrangler. Il m'attrape par la gorge et me plaque violemment contre le mur. Il serre tellement les dents que sa mâchoire peut s'éclater à tout moment. - Je vais te prévenir tout de suite bruja, si t'es encore en vie, c'est parce que ton oncle me l'a demandé, sinon je t'aurai déjà foutu une balle. Je suis en manque d'air, je ne le vois pas a cause de mes larmes. Je ne comprends même pas ce qu'il me dit. - T'AS COMPRIS ? Je hoche rapidement la tête même si je n'ai pas entendu un seul mot de ce qu'il m'a dit, pour qu'il se dépêche de me lâcher. Et il me lâche enfin, je tombe au sol, je me tiens la gorge, je prends des grandes respirations. - Aller c'est bon, arrête de faire la victime, je t'ai à peine serré, dégage dans ta chambre, avant que je te tue vraiment. Il est complètement cinglé ce mec, je me lève à l'aide du mur, je tiens tout juste debout. Je rentre dans ma chambre, ce mec est un putain de psychopathe. Il faut que j'appelle mon oncle, je disais qu'il n'y a pas pire que lui, je me suis trompé. Je le cherche dans mes contacts. Oncle Fernando. Je l'appelle, je me masse toujours la gorge. Il ne m'a pas loupé ce connard. - Angelina, comment vas-tu ? - Je veux rentrer, je tiendrais pas. - Il s'est passé quelque chose ? - Je veux juste rentrer, s'il te plaît. - Dis-moi ce qu'il s'est passé Angelina. - Il m'a étranglé. Je l'entends souffler derrière le téléphone. - Tu sais pourquoi il a fait ça ? - J'ai été faire les magasins parce que j'avais plus d'habits. - J'arrive, prépare tes affaires. Il raccroche, je prépare mes affaires, je me précipite, je vois trouble, je ne sais pas pourquoi. - Tu veux vraiment repartir bruja ?
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