8. PIÈGE

2158 Words
8. Piège Angelina - Vous allez nous suivre sagement jusqu'à la voiture, d'accord ? De toute façon vous n'avez pas le choix, aller on y va. Je vois Isai contracter la mâchoire, il n'aime pas qu'on lui donne des ordres, mais là, il n'a pas le choix. Isai et moi, nous nous levons de notre chaise. Isai me fixe avec ses magnifiques yeux verrons. - Allez-y les amoureux, on avance là. Putain, Nino ferme ta gueule. - Dit moi, dit Nino en se tournant vers Isai, Tu fais quoi toi, des études de médecine ? D'architecture ? De droit ? Demande-t-il moqueur. Oh non, il ne sait pas qui il est. - Angelina, je ne savais pas que tu étais attirée par ce genre de... mec. Déclare-t-il avec dégoût. Il faut que Nino arrête sinon Isai va le tuer même si nous sommes dans un lieu public. - Il ne fait pas d'études, Nino. Je prends la main d'Isai. Pour essayer de le calmer. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Mais je l'ai fait. - Il fait quoi alors ? Un petit dealer, non mieux, un drogué, vu sa gueule ça ne m'étonnerait même pas. Je serre la mâchoire. Putain, Nino, ta gueule. - Non, c'est un mercenaire. Je fixe Nino dans les yeux, je sais que mon regard le trouble. Il ne laisse paraître aucunes émotions. Il fuit mon regard. - C'est ton copain ? Je vais le regretter. - Oui. La main d'Isai serre très fort la mienne. Putain, il va me casser la main ce con. - Tu serais mieux avec moi. Oh non, pas ça, s'il vous plaît. - Ne commence pas Nino. Il sourit. - Je commence quoi ? Pas devant Isai. - Oh je vois, ton copain n'ai pas au courant. Tu veux que je le fasse à ta place ? Non, ça ira, je ne veux pas mourir maintenant. - Non. - Oh, mais si, il ne doit pas y avoir de secret dans un couple, Angelina. Il sait, comment, je ne sais pas, mais il le sait. - Lui dit rien, je le ferais. Après. - Tu t'étais dit ça aussi quand tu étais avec moi ? Non, putain. Nino Esposito, je vais te tuer. - Elle était avec toi, genre en couple ? Nino hausse les épaules. - Ouais. Une voiture s'arrête devant nous. La fenêtre se baisse. - Diego ! Putain, enfin. J'ai cru, j'allais la tuer sur ce trottoir cette pute de Rosa. Isai la frapper. Merde. • - T'as osé me frapper fils de pute ? Nino rigole sèchement. Cela fait environ une heure que nous sommes rentrés. Nino nous a balancé dans une sorte de cave. Il était parti, il est revenu il y a peine cinq minutes. - Isai, Isai... dit-il dans un souffle, tu n'aurais jamais dû faire ça, jamais, même pour défendre ta chérie. - Ta gueule. Putain Isai ta gueule, toi aussi. - Tu l'as trouvé où celui-là Angelina ? On est où là, abrutis ? - T'as dit quoi Angelina ? Ne me dites pas que je l'ai dit à voix haute. Mais vu la tête de Nino, je crois bien que si. - J'ai rien dit. - Tu n'assumes pas Angelina ? Putain Nino ferme ta gueule. Je lève les yeux au ciel. La porte s'ouvre sur... Fernando. - Angelina, ma nièce, qu'est-ce que tu ne m'avais pas manqué. Il se tourne vers Isai, Isai, mon petit traître, comment tu vas ? Non, ferme la en fait je m'en fous. Ravie de vous avoir connue, les amis. - Tu... Tu fais... quoi ici ? Je bégaye. Mon oncle se tourne vers Nino et ils rigolent. Je regarde Isai en fronçant les sourcils. Il me regarde avec incompréhension, ou avec... dégoût ? - Bon aller, vous allez taper un petit, gros dodo. Ils nous plantent une seringue dans le cou. J'ouvre grand les yeux et je m'endors dans les secondes qui suivent • Fernando Je regarde Angelina dormir, très psychopathe, je sais. Je suis dur avec elle, je sais aussi. Mais je n'arrive pas à faire autrement, très bizarre, je sais. Mais, elle m'a tous pris, absolument tous. Ma famille. Ma femme. Mes enfants. Ma nièce, Nalia. Mon frère. Je n'ai plus quelle comme famille. Malheureusement. Pour moi, elle n'est plus de ma famille, elle ne l'a jamais été à vrai dire. Je ne l'aime pas, c'est un fait. Mon frère l'aimait plus que sa propre vie, comme Nalia. Moi aussi au début, je l'aimais presque autant que Nalia, mais depuis que Nalia n'ait plus là, ce n'est plus pareil. J'ai toujours pris Angelina pour responsable de sa mort. Oui, Nalia est morte, mon frère a toujours préféré croire le contraire, mais, moi non, au début, j'espérais qu'il ait raison, qu'elle soit encore en vie quelque part sur Terre, mais plus les mois passer, plus j'avais du mal à croire qu'elle puisse être encore en vie, on a remué corps et âmes avec Carlos. Ça n'a jamais mené à rien, nous n'avons jamais eu une seule petite piste, infime soit-elle. - Tu vas leur faire quoi ? Je hausse les épaules. - Je ne sais pas. Je verrais quand on sera arriver au Mexique. Nino hoche la tête et il s'assoit en face d'Angelina. - Tu ne l'aimes pas ? Je secoue la tête. - Non, je ne l'aime pas en effet. Nino rigole doucement. Vous devez vous demander surement pourquoi je suis avec Nino dans un jet privé direction le Mexique. Parce que c'est la seule personne à pouvoir m'aider à détruire Angelina. - Et lui, en désignant Isai de la tête, Isai je crois. Tu vas faire quoi de lui, tu ne m'as même pas dit pourquoi c'était un traître. Je rigole dans un souffle. - Tu le sauras bientôt, ne t'inquiète pas. Très bientôt même, ce con d'italien croit que je ne sais pas ce qu'il manigance dans mon dos, son petit plan avec Isai. Vous voulez savoir comment je l'ai su. C'était le jour où j'ai voulu ramener Angelina à la villa parce qu'elle s'était barrée avec lui sans mon accord. Je sors de la voiture, j'avance jusqu'à la porte, au moment de frapper j'entends Isai hurler au téléphone, je décide de ne pas toquer et d'écouter ce qu'il dit. - ET ALORS ? ÇA VA CHANGER QUOI QU'ELLE SOIT ICI OU EN ITALIE ? Il parle d'Angelina, ça j'en suis pratiquement sur, mais à qui ? - JE NE COMPRENDS RIEN À CE QUE TU ME RACONTES JULIO ! Il a bien dit Julio ? Pourquoi il parle à Julio cet hijo de puta ? - On en reparlera, Fernando croit toujours que je suis avec lui. Je comprends mieux pourquoi il parlait à Julio. Je me doutais que Isai n'était pas fidèle, mais j'ai toujours préféré faire l'aveugle sur ça, je n'aurais pas dû. "Fernando croit toujours que je suis avec lui", oui je l'ai cru en effet, mais plus maintenant, bien évidemment. Je retourne à ma voiture, j'allume le contact et je pars rapidement en direction de chez moi. Il a voulu me trahir cet hijo de puta, avec la mafia qui a en plus de ça tué mon frère, il ne sait pas ce qu'il l'attend, il ne sait pas à qui il a affaire, il va souffrir, tellement souffrir. Je rigole aux scènes que je m'imagine déjà de lui en train de hurler de douleur à cause de toutes les tortures que je lui ferais. - Tu savais qu'Angelina avait été capturer pendant environ 10 mois, je crois. Je fronce les sourcils, par qui elle aurait été capturer ? - Par qui ? - Une mafia, mais je ne sais pas laquelle. Tu veux surtout ne pas me le dire. - Essaye de trouver par qui elle a été capturer. Nino rigole sèchement. - Oh non Fernando, je ne vais pas chercher par quelle mafia cette salope a été capturer, je veux bien t'aider à la détruire, ça autant que tu veux, mais obéir à tes ordres, ça il en est hors de question. Je tourne la tête vers lui, le visage de marbre, comme toujours, dirait Nalia. - Nino, tu n'as pas le choix, c'est soit tu cherches par quelle mafia elle a été capturer, soit je te mets une balle dans la tête. - Non Fernando, tu ne me mettras pas de balle dans la tête, tu sais pourquoi ? Parce que si j'ai déjà réussi à tuer ton frère, je peux te tuer toi aussi. Me dit-il avec un grand sourire. Je rigole sèchement, il n'arrivera jamais à me tuer, il ne pourra jamais me toucher, je le laisse croire ce qu'il veut, ce n'est pas mon problème, enfin, c'est aussi mon problème, mais si, et je dis bien si, il arrive à me toucher, ou par je ne sais quel miracle il arrive à me tuer, sa femme, ses enfants, ses parents et tout le reste de sa famille est surveillées, un seul mouvement de travers et ils prennent tous sans aucunes exceptions une balle dans la tête. Je fais un signe à un de mes hommes. Il hoche la tête et s'approche de Nino. - Un verre de whisky. Mon homme ne prend pas en compte ce qu'il dit, puis il prend la tête de Nino après la penche sur le côté, il plante la dose somnifère. - Fils de... Et, il s'endort. Je rigole, il ne me fera plus chier comme ça. - Monsieur, nous avons trouvé une piste pour votre nièce. Je fronce les sourcils, il parle de Nalia ? - De ma nièce, Nalia ? Mon homme hoche la tête, respectueux. - Nous pensons qu'elle serait Australie. J'ouvre grand les yeux. J'avale difficilement ma salive. - Elle serait où en Australie ? Dis-je avec la gorge nouée. - Camberra, monsieur. Je hoche la tête complètement déboussolée, cela fait des années que j'ai perdu tous espoirs de la retrouver, mais j'ai continué les recherches. - Vous êtes sur que c'est elle ? - Tous prouve que c'est elle, monsieur. - On part demain à la première heure. - Bien, monsieur. Il repart. Heureusement que ces trois cons dorment, surtout Angelina sinon je l'aurais tué dans ce putain de jet. Je passe ma main sur mon visage, et fixe Angelina et je souris comme un con à la simple idée de revoir Nalia, elle n'est donc pas morte, comme je le pensais ces dernières années. Elle doit surement m'en vouloir de ne pas l'avoir retrouvée avant, à cette idée, je perds mon sourire. • - Monsieur, Angelina et Isai sont réveillés. Je lui fais signe, il hoche la tête et repart. Je suis sur mon ordinateur en train de regarder ce que font les Italiens dans mon dos. Nino ne s'est toujours pas réveillé, pas que ça me dérange, mais je veux pas qu'il meurt à cause de simple petite dose de somnifère. Il faut bien qu'il souffre pour avoir tué mon frère. Je décide de prendre mon téléphone, et d'appeler mon médecin. - Bonjour Monsieur Rosa, vous avez un problème ? - Bonjour Docteur, non j'ai quelqu'un qui ne se réveille pas à cause d'une dose de somnifère. - D'accord, depuis combien d'heures avez-vous mis la dose ? - Environ 29 heures, quelque chose comme ça. - D'accord, je suis là dans dix minutes. - D'accord, merci. Puis, je raccroche. Je suis fatigué à cause des dix-sept heures d'avion, mais retrouvé Nalia m'a empêché de dormir. Je me lève et je pars voir Angelina, je ne pense pas lui dire, elle n'a pas besoin de le savoir, c'est à cause d'elle si Nalia n'était plus là. J'entre dans sa chambre sans toquer. Elle se tourne brusquement vers moi, et elle fronce les sourcils. - Toquer avant d'entrer, tu sais c'est quoi ? Je souffle d'agacement, ça ne fait même pas cinq minutes que je suis là, elle m'énerve déjà. - Ferme la putain. Elle ricane dans un souffle. - Tu veux quoi, Fernando ? Elle a bien appuyé sur mon prénom. - Tu vas me dire pourquoi tu as disparu pendant dix mois. Elle perd toutes les couleurs de son visage. Elle avale difficilement sa salive. - J'ai été capturé, mais ça je suppose que tu le sais déjà. Je souris, amusé par la situation. - Oui, en effet je le sais déjà, donc, maintenant, tu vas me dire par qui tu as été capturé. Maintenant, c'est elle qui rigole. - Tu ne le seras pas, Fernando. Je ne te le dirais pas. Jamais. Je fronce les sourcils, Pourquoi ne veut-elle pas me le dire ? Et comme si elle avait lu dans mes pensées, elle me dit. - Tu me fuis comme la peste et tu crois vraiment que je vais te dire mon plus gros secret. T'es pathétique. Puis, elle part s'enfermer dans la salle de bain, prendre sa douche.
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