9. RÉVÉLATION

2270 Words
Angelina Je n'arrive pas à y croire, qui est la personne qui lui a dit ? Et surtout pourquoi ? C'est ton oncle, sombre conne. Et ce qui est drôle dans l'histoire, c'est qu'il croit que je vais lui dire par qui j'ai été capturé. Je sais très bien que si je dis à Fernando que c'est part la mafia russe que j'ai été capturer, je signe mon arrêt de mort. La mafia de mon oncle a beau être la première, la mafia russe est tout aussi forte que la sienne. Quand j'y repense, Fernando avait l'air plus... détendu, plus... apaisé. Il était comme avant, quand Nalia était encore là, il était toujours heureux, apaisé, détendu. Nalia, elle était un rayon de soleil dans ce monde de brut, le genre de personne que tout le monde veut dans sa vie. Elle avait tout pour plaire, c'est pour ça, je suppose, que mon oncle l'adore, elle était géniale, ses cheveux châtain clair qui lui arrivait jusqu'à bas du dos, ses yeux bleus aussi clairs que la neige, son corps parfait, son visage avec ses traits fins et doux, elle m'avait dit peu de temps avant qu'elle ne parte qu'elle voulait devenir mannequin et je l'ai encouragé, elle avait tous les critères pour le devenir. Elle ressemblait beaucoup à Fernando, je n'ai jamais compris, et on ne me l'a jamais dit. Fernando quelques mois après que Nalia est disparu, il m'a ordonné de supprimer toutes les vidéos, photos, souvenirs que j'avais d'elle. Il me disait que je n'avais pas le droit d'avoir des souvenirs d'elle, car c'était à cause de moi qu'elle n'était plus là. Mais vous vous doutez bien, que je n'avais absolument rien supprimés. ISAI : J'arrive, il va falloir que tu m'expliques l'histoire que t'as eu avec Nino. Euh... non, je n'ai pas très envie. MOI : Toi aussi tu vas m'expliquer ton affaire de trahison sur Fernando. Je sais très bien de quelle trahison parler Fernando, celle avec la mafia italienne, cependant, j'ai trouvé ça louche que mon oncle soit avec le patron de la mafia ennemi, Nino pour être plus précise. Dix minutes passent, Isai n'est toujours pas là. Il arrive seulement, après vingt minutes d'attente. Il ferme la porte derrière lui et il s'arrête devant moi, les bras croisés sur son torse, tandis que moi je suis allongé sur mon lit, sous la couette. - T'as été en couple avec Nino ? Me dit-il sur un ton que je ne saurai décrire. Je le fixe sans répondre. Il hausse un sourcil pour me pousser à répondre. - Euh... ouais, ça fait quoi, ça te pose un problème ? Il secoue la tête, toujours les bras croisés sur son torse. Il baisse la tête, l'air de réfléchir. - Et toi, Isai, tu es avec la mafia italienne, non ? Dis-je sur un ton moqueur et presque méprisant. Il relève la tête, choqué, il ouvre grand les yeux quelques secondes, puis son visage revient de marbre, il ne me répond pas. Je m'assis sur le bord de mon lit, je pose mes coudes sur mes genoux. Je le regarde toujours avec cet air moqueur. - Isai ? - Euh... comment tu... comment tu sais ça ? Je hausse les épaules. - Je t'ai entendu parler à Julio. Il me regarde encore plus surpris. Il fuit mon regard et il sort de ma chambre en claquant la porte. Su-per ! J'ai un don pour faire fuir les gens, sauf les ennemies, eux je les attire plus qu'autre chose. C'est agaçant. Mais, Isai n'a pas répondu à ma question. Je ne sais donc toujours pas pourquoi il a trahi Fernando avec la mafia italienne et je ne sais toujours pas pourquoi Fernando était avec Nino, alors qu'il sait que Nino le trahis avec Isai. Et pourquoi Nino était aussi méprisant envers Nino ? N'est-il par ailleurs courant qu'Isai est avec lui ? Cette histoire de trahison est beaucoup trop compliquée pour moi. ISAI : Rejoins-moi dans ma chambre. Je fronce les sourcils. Je sors dans ma chambre à pas de loup. Quand je suis devant la chambre d'Isai, je l'ouvre doucement. Isai est assis sur son lit, la tête dans ses mains, quand il entend la porte s'ouvrir, il relève la tête et il se lève. - Tu veux venir avec moi en Italie ? Je hausse les sourcils de surprise. Il est... direct. - Euh... Isai, je comprends pas ton délire là, pourquoi je viendrais avec toi en Italie alors que tout le pays me recherche ? Son visage reste de marbre, c'est perturbant, mais on s'y habitue avec le temps. Je suppose. - Nino à régler le problème. Je ricane dans un souffle. - D'accord, mais Isai, la mafia italienne me colle au cul et là, Nino fait arrêter toutes les recherches contre moi, ensuite tu trouves Nino et Fernando ensemble, c'est louche, tu ne trouves pas ? Il hoche la tête. - Je savais que tu dirais ça, mais je peux pas t'expliquer tout maintenant et ici, c'est trop risqué. C'est trop risqué ? • Je me réveille à cause de quelque chose qui est sur mon visage. Ah ! Non, ce n'est pas quelque chose qui est sur mon visage, mais un chat, enfin, mon chat, qui est sur mon visage, en train de dormir paisiblement. J'inspire, mais j'ai des poils qui rentre dans ma bouche en inspirant. Je tousse pour les enlever. Ce qui ne le fait pas bouger pour autant. Je le prends délicatement dans mes bras et le mets sur ma poitrine. La lumière me fait mal aux yeux. Je regarde l'heure sur mon téléphone. 11 : 56. Je regarde dehors par la baie vitrée, et je vois que ma valise est faite. Isai a sûrement du la faire hier dans la nuit quand je dormais. Mais ce qui m'énerve, c'est que je n'ai pas dit oui pour partir avec lui en Italie. Je n'ai absolument rien dit. La porte s'ouvre dans une volée, et Isai apparaît dans l'embrasure de ma chambre. - Lève-toi et vite ! Il va dans mon dressing et commence à chercher des habits pour moi. Tandis que moi je continue de le regarde complètement déboussolée. - Euh... Isai, il se passe quoi là ? Il me répond en continuant de me chercher des vêtements. - Fernando sait. Il ne m'en dit pas plus. Il me balance les habits, il me lève de mon lit et me pousse vers la salle de bain. - Dix minutes et pas une de plus. Et il claque la porte. Je ne bouge pas pendant quelques secondes, puis je prends une douche rapide et je m'habille vite fait. Je sors de la salle de bain, Isai tourne en rond dans ma chambre, comme un lion en cage. Quand il me voit sortir de la salle de bain, il s'empresse de prendre ma valise et la cage ou il y a mon chat et il me fait un signe de tête pour me dire de le suivre. Nous sortons de la chambre silencieusement, pour sortir de la villa, il faut passer devant la cuisine et la salle à manger, Isai tend son bras en arrière, regarde discrètement s'il y a quelqu'un, à priori, il n'y a personne puisque Isai avance. Nous montons dans la voiture, Isai démarre au quart de tour et nous voila partit pour je ne sais quelle destination. • Je m'étire après mettre réveillé, j'ai mal aux jambes à force d'être assise, ça fait au moins plus de vingt-quatre heures que nous sommes en train de rouler, je n'en peux plus, en plus de ça Isai ne parle, il n'a pas sorti un mot depuis que nous sommes partis, j'ai essayé de lui parler, mais il m'a rejeté, je n'ai pas trop compris pourquoi, mais je n'ai pas cherché à comprendre. Alors, j'ai dormi. Je regarde la route, nous sommes sur une route déserte, il n'y a rien, pas un chat. - On arrive quand ? Lui demandais-je. Aucune réponse. Il continue de fixer la route, je fronce les sourcils, je ne comprends son comportement, est-ce que c'est parce que je n'ai pas voulu venir avec lui en Italie ? Va-t-il m'emmener en Italie et me donner à la mafia italienne, je commence à stresser à cette idée, je ne veux pas revivre ça, je ne le supporterais pas. Je bouge ma jambe à cause du stress, j'ai peur. Je frotte mes mains sur mes jambes, j'ai les mains moites. Le geste d'Isai me surprend, il prend ma main dans la sienne, ce qui me fait arrêter de remuer ma jambe, mais qui fait accélérer les battements de mon cœur. Je lève la tête vers lui, il ne me regarde pas, il continue de fixer la route, mais il caresse délicatement ma main avec son pouce, ce qui a le pouvoir de m'apaiser légèrement. Je suis déboussolée par son geste. Je ne pense à rien à part son pouce qui caresse ma main, son geste est étrangement réconfortant. Isai s'arrête devant un petit motel miteux, il ne lâche pas ma main et il ne sort pas de la voiture non plus. - Isai ? Tu viens, on sort. Je lui dis doucement, il hoche la tête, mais il ne bouge toujours pas, je lui serre un petit peu la même pour le faire réagir et comme si mon toucher l'avait brûlé, il retire vivement sa main de la mienne et sort sans un mot de la voiture. Je sors de la voiture, je rentre dans le motel miteux, Isai est au comptoir, je m'approche de lui, mais je reste un peu en retrait. - Deux chambres. La femme tape sur son clavier quelques secondes, puis elle relève la tête vers lui. - Il n'en reste qu'une, désolé. Isai hoche la tête, et il tend sa main vers la femme, elle lui pose la clé de la chambre dans sa main. Il les prend et il se dirige vers les escaliers. Nous montons les escaliers, Isai ouvre la porte dans la chambre, il entre et il se dirige directement vers la minuscule salle de bain, il entre et ferme la porte derrière lui, me laissant seule dans la chambre. Je m'assois sur le bord du lit, je sors délicatement mon chat de sa cage, il dort paisiblement, je le caresse pendant quelques minutes, puis, je m'allonge sur le lit. Je me demande ce que Fernando a découvert. Comment Isai sait que Fernando a découvert ? Pourquoi Isai a voulu que je vienne avec lui en Italie ? Pourquoi m'a-t-il emmené avec lui ici ? Pourquoi ne m'a-t-il pas parler du trajet ? Pourquoi a-t-il pris ma main ? Pourquoi m'a-t-il rejeté juste après ? J'entends la porte de la salle de bain s'ouvrir, je ne tourne pas la tête, Isai passe devant moi, en m'ignorant complétement. Je regarde l'heure sur mon téléphone, il est une heure sept du matin. Il s'assoit à l'opposer d'où je suis. Je le regarde, il est sur son téléphone, une clope à la main. Sucre se lève et se dirige vers Isai, il essaye de monter sur les genoux d'Isai, et Isai le jette brutalement par terre, je me lève et je le reprends, je prends des habits et je vais dans la petite salle de bain, et mon chat me suit. Je me déshabille rapidement et je file sous la douche. L'eau est froide, c'est très désagréable. Je me lave rapidement, je ne supporte pas de me doucher avec de l'eau froide. Je sors de la douche, Sucre est assis devant la porte, il attend que je sorte, je crois qu'il a peur d'Isai, je le comprends pour le coup, surtout en ce moment. Je m'habille, d'un jogging noir et d'un t-shirt blanc. Je sors de la salle de bain, Sucre sur mes talons. Quand je sors, Isai lève rapidement la tête vers moi. Je n'y prête pas attention et je me faufile sous les draps, j'entends Isai faire de même. J'essaye de m'endormir, mais impossible, je ne trouve pas le sommeil, je me lève sans un bruit, et je me dirige vers le petit balcon. Dehors, il fait frais, je me pose contre la rambarde du balcon, et je regarde les étoiles, le ciel n'a aucun nuage, ce qui donne une nuit particulièrement étoilée, j'aime beaucoup les regarder, je le faisais souvent avec Nalia et mon père, on a toujours trouvé ça fascinant, une boule de gaz très chaude, qui est à plusieurs millions d'années lumières, mais qui est juste magnifique, les constellations que forme plusieurs étoiles. La constellation que je préfère est celle d'Orion, et l'étoile que je préfère de cette constellation est "Bellatrix" en latin veut dire "guerrière", c'est la troisième étoile la plus lumineuse. Il y a aussi la constellation de la Baleine et l'étoile que je préfère aussi de cette constellation est celle de "Mira". J'entends la porte du balcon s'ouvrir, et je vois Isai apparaître à côté de moi. Il est torse nu et un bas de jogging noir où je peux voir son V. Il est musclé, il a des abdos qui doivent être incroyable à toucher, des pecs musclés, qui doivent tout aussi incroyable que ses abdos à toucher. Il regarde le ciel. - Tu aimes les étoiles ? Sa question me surprend, je ne pensais pas qu'il allait me parler. - Oui, je les regardais souvent avec Nal- ma sœur et mon père. Il hoche doucement la tête, il continue de regarder la nuit étoilée. - On part en Australie demain, on part tôt, essaye de dormir.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD