Angelina
- Tu... tu veux... bi- bien ?
Il hoche la tête tout en continuant de regarder la route.
- Oui, si ça peut t'aider. Dit-il.
Je le regarde surprise, je voudrais bien prendre des médicaments, mais jamais ils ne les donneront sans ordonnance. Puis, je me souviens très bien comment j'étais quand je prenais ces foutus médicaments, le benzodiazépine est sur ordonnance. Surtout que les effets secondaires sont insupportables, la confusion, manque de concentration, perte de mémoires, étourdissements, irritabilité, j'ai eu une dépression à cause de ces médicaments, anxiété, nausée, trouble du rythme cardiaque, etc.
- Il faut une ordonnance pour en avoir.
- C'est quoi comme médicament qu'il faut prendre ?
- Benzodiazépine.
Il hoche la tête, et il tourne dans une rue, je n'avais même pas vu que nous étions arrivés dans une sorte de petite ville. Il roule jusqu'à devant une petite maisonnette. Il arrête la voiture.
- C'est un ami médecin, fin ancien médecin. Il ouvre la portière, sort de la voiture, il se baisse pour me regarder en voyant que je ne sors pas. Tu viens ?
J'avale difficilement ma salive, ma gorge est nouée, prendre ces médicaments a été une des pires périodes de ma vie et savoir que je risque de les reprendre me fait peur. Je hoche la tête, j'ouvre la portière avec la main tremblante. Quand je me mets debout, je me tiens à la voiture, je suis pratiquement sur que je ne pourrais pas tenir debout tellement mon stress me prend les tripes.
Isai avance devant moi, je le suis en essayant tant bien que mal de calmer mes tremblements. Je sais que je ne devrais pas être stressée comme ça juste pour des simples médicaments.
La porte de la petite maison s'ouvre sur un homme d'une soixantaine d'années, un grand sourire chaleureux aux lèvres quand il voit Isai arriver, l'homme écarte les bras et s'avance vers Isai.
- Mon garçon, tu viens enfin me voir, il regarde derrière Isai et il me voit, oh mais, tu as ramené une petite, je me cache un peu plus derrière Isai, il sourit puis il regarde Isai, Allez-y rentrer.
Isai entre dans la maison, je le suis. La maisonnette est très chaleureuse, les murs du salon sont beiges, il y a un petit canapé blanc, un tapis noir et une table basse en verre. Il y a aussi une petite télévision sur un meuble bas en bois blanc.
- Alors Isai, dis-moi, que me vaut ta visite ?
Je suis toujours cachée derrière Isai, celui-ci se tourne vers l'homme.
- Est-ce que tu sais diagnostiquer quelqu'un ?
Je vois l'homme qui fronce les sourcils, puis il hoche la tête.
- Tu pourrais savoir si elle est hystérique ? Dit Isai en se tournant vers moi.
Le médecin se tourne vers moi et il relève la tête vers Isai. Il hoche la tête, il nous fait signe de nous s'assoir sur le canapé, nous nous installons, l'homme met sa tête dans ses mains et il se tourne vers moi.
- Pourquoi veux-tu savoir si tu es hystérique ?
- Je... J'ai fait une... Une crise hi- hier. J'ai du mal à parler à cause de ma gorge nouée.
- Comment sais-tu que c'était une crise d'hystérie ? Tu as déjà été diagnostiquer ?
J'avale difficilement ma salive, je hoche la tête.
- D'accord, il hoche encore la tête, sais-tu que l'hystérie peut revenir même des années après avoir été soigner ? Ça fait combien de temps que tu as été soigner ?
- Je ne... Ne sais pas vraiment... Si... Si j'ai été... Soigner.
L'homme fronce les sourcils, il relève le regard pour voir Isai, et il se retourne de nouveau vers moi.
- Pourquoi ne sais-tu pas si tu as été soigner ?
Je ferme les yeux, je sens déjà les larmes me monter dans les yeux.
Parce que la mafia italienne est arrivée et plus personne ne se préoccupé de moi.
- Je n'ai pas pu le savoir.
Il me regarde quelques secondes, puis il porte son attention à Isai. J'ai l'impression qu'ils se parlent seulement avec les yeux. L'homme tape ses genoux et se lève.
- Bien, je vais voir, mais je vous promets rien, diagnostiquer quelqu'un hystérique est très compliqué, surtout quelqu'un qui l'a déjà été. Vous voulez quelque chose à boire ?
Isai et moi refusons sa proposition. Il disparait quelques minutes puis il revient avec un café. Il s'assoit en face de moi, pose sa tasse sur la table basse.
- Alors, Angelina, peut-on commencer ?
J'avale difficilement ma salive, je hoche la tête. J'ai les mains moites, ma tête me fait mal, et j'ai la boule au ventre, la nausée me prend.
- Bien, alors explique-moi ta relation avec tes parents, êtes-vous proches ? Explique-moi.
•
- OUVREZ CETTE PUTAIN DE PORTE !
Je me réveille en sursaut, j'essaye de me lever, mais quelque chose qui m'encercle la taille m'en empêche, je sens un souffle chaud à côté de ma tête, je tourne la tête et je vois Isai en train de dormir paisiblement, avec un bras autour de ma taille, j'ouvre grand les yeux, et je n'ose plus bouger.
- OUVREZ !
Je sursaute une nouvelle fois et Isai se réveille au même moment. Il a l'air complétement perdu, il regarde tout autour de lui, il finit par me regarder, il fronce les sourcils. Une petite boule de poils se faufile entre Isai et moi.
- OUVREZ CETTE PORTE, JE VAIS VOUS DÉFONCER !
Isai ouvre grand les yeux, moi, je tremble de tout mon corps, il met un doigt devant ma bouche, je sens les larmes couler sur mes joues, je ne veux pas le revoir, Isai enlève la couverture, il me tire en dehors du lit, et il me porte comme si je n'étais qu'une plume, il ouvre doucement la porte de la salle de bain, il referme la porte, et au même moment la porte de la chambre s'ouvre dans un grand fracas.
- Ils sont où ?
J'entends des objets tombaient par terre, toujours dans les bras d'Isai, je tremble, sanglote, je sursaute, Isai finit par mettre sa main sur ma bouche pour me faire terre.
- PUTAIN ! VOUS M'AVEZ DIT QU'ILS ÉTAIENT LA ! BANDE D'INCAPABLE.
- Je vais enlever ma main, mais il faut que tu te taises d'accord, s'il nous voit, on est mort, d'accord ? Dit Isai en chuchotant.
Je hoche la tête et mes larmes reprennent de plus belle, il me pose au sol, il me prend par les épaules.
- On va sortir par la fenêtre, mais il va nous entendre dans tous les cas, donc va falloir que tu cours vite, même si tu as mal aux pieds, aux jambes, n'importe où, tu ne t'arrêtes pas, t'as compris ?
Je hoche à nouveau la tête, aucun mot ne peut sortir de ma bouche. Il me pousse vers la fenêtre, l'ouvre, et il commence à me porter pour que je puisse sortir, mais au même moment, des bruits de pas s'approchent de la salle de bain se font entendre, Isai et moi arrêtons tous mouvements, je vois flou, la bile me monte à la gorge, la porte de la salle de bain s'ouvre en grand et Fernando apparaît, l'arme pointer sur nous, je ferme les yeux ne voulant pas voir ça, un tir se fait entendre, je n'entends plus rien, et une douleur au ventre me prend, je touche et je sens un liquide chaud, j'ouvre les yeux pour regarder et je vois du sang, une forte envie de vomir me prends les tripes. Mon corps devient fébrile.
Les larmes coulent à flots sur mes joues, j'ai la tête qui tourne, j'entends juste des tirs et je sens quelqu'un me porter, la douleur est insoutenable, puis la douleur s'estompe, j'ai mal, mais moins, je ne sens plus l'air frais sur ma peau, je me sens partir.
- Pequeño ángel, no te duermas, abre los ojos, mírame, por favor. (petit ange, ne t'endors pas, ouvre les yeux, regarde-moi, s'il te plaît)
La voix d'Isai me ramène et la douleur revient en bien pire, j'essaye d'ouvrir les yeux, je n'y arrive pas, elles sont trop lourdes. La fatigue est trop présente. Je ne sens que l'air frais, je sens qu'on me pose sur une sorte de banquette. La portière claque et une autre s'ouvre.
- Mec, ramène-toi, j'ai un...
La fatigue me prend de plus en plus, puis je perds connaissance.
Isai
Je roule à toute vitesse pour échapper à Fernando, je ne fais que de me retourner, Angelina s'est évanouie, elle perd beaucoup de sang, je tends ma main derrière pour essayer d'arrêter l'hémorragie. Je grille tous les feux rouges, j'ai appelé le médecin de la mafia italienne qui, par chance, était dans les parages.
Des motos m'encerclent, je braque sur la droite et la voiture vole dans une rue. Des balles arrivent de partout, le pare-brise explose, je mets mon avant-bras devant mes yeux, je perds le contrôle quelques secondes, je suis sur la voie du sens inverse, je retourne sur la bonne voie.
Les balles continues de fuser, j'essaye de les éviter, mais, c'est peine perdue.
Je me retourne pour voir Angelina, le sang coule encore, j'accélère, je double toutes les voitures, les voiture des gars de Fernando me suivent toujours.
Mon téléphone sonne, je regarde et je vois le nom du médecin, Neil.
- T'es où ?
- Tourne à gauche à la prochaine rue.
Je continue de rouler, je vois la prochaine rue et je tourne à gauche, j'arrive dans une rue assez étroite. Ils ne me suivent plus, ils ont dû se tromper de voiture, du coup ils ne m'ont pas vu tourner, et tant mieux !
- Ok, je te vois.
Et il raccroche.
Deux fards s'allument, je ralentis, puis je finis par m'arrêter. Je vois Neil sortir précipitamment de sa voiture et se dirigeait vers ma voiture. Je lui fais signe qu'elle est derrière, la portière s'ouvre.
Une douleur dans mon bras se réveille, je sens un liquide chaud couler le long. Je regarde, et je vois du sang, j'ai été toucher. La balle me fait mal.
- T'as été toucher ?
- C'est rien, occupe-toi d'elle.
- Je ne peux rien faire, il faut l'emmener à l'hôpital.
- Elle est recherchée par les flics.
- C'est soit l'hôpital, soit elle meurt Isai, la balle a sûrement toucher l'intestin, il faut qu'elle se fasse opérer.
J'allume le contacte.
- Monte, on y va.
Il ferme la portière, et je le vois faire le tour pour venir de mon côté. Il l'ouvre, je hausse un sourcil.
- Tu conduis pas avec une balle dans le bras, bouge.
Je grogne de mécontentement, Neil me pousse sur le siège passager, il s'installe à la place conducteur, et il enlève le frein à main et part.
Durant tout le trajet, je me retourne pour voir Angelina, je sens son pouls ralentir, je demande à Neil d'accélérer, ce qu'il fait. L'hémorragie s'est arrêtée, car Neil lui a fait un truc pour que l'hémorragie se stop le temps que nous arrivons.
Le trajet a duré seulement quelques minutes, devant l'hôpital, je descends, j'ouvre la portière et porte Angelina jusqu'à l'entrée des urgences. A l'intérieur quand le personnel médical, nous voit arriver, ils accourent vers moi, ils la prennent et l'emmène en urgence, je ne sais où.
Dans la salle d'attente, ma patience est à rude épreuve, tous ces gens m'énerve, ils me regardent tourner en rond, je ne sais pas comment il a pu nous trouver, nous étions dans une petite maisonnette en plein milieu de nulle part, Fernando, quand il nous a trouver, il a tiré sans hésiter quand il a vu Angelina, il a rigolé, j'ai encore du mal à croire qu'il est de sa famille, je la connais assez bien pour savoir qu'ils n'ont rien en commun.
Neil est assis sur une des chaise libres, il me regarde tourner en rond.
- Isai, assieds-toi, tu me donnes le tournis.
Je m'arrête devant lui, je le regarde froidement, je ne tiens pas place, je n'arriverais pas à me calmer tant que je ne saurais pas si elle va bien.
- Au fait, tu en as fait quoi du chat ?
Je m'arrête, je me tourne vers lui et je le regarde, je l'avais complétement oublié celui-là.
- Ne me dis pas que tu l'as perdu quand même ?
Il voit que je ne bouge pas, et il se passe les mains sur le visage.
- Bonjour, vous êtes de la famille de mademoiselle Rosa ?
Je hoche la tête.
- Elle a été opérer, nous avons réussi à extraire la balle, mais pendant l'opération, elle a fait une crise cardiaque, nous avons réussi à la réanimer, mais nous avons été obliger de la mettre dans un coma artificiel.
Coma ? Angelina ? Coma, Angelina. Angelina, coma. Non.
- Elle va se réveiller quand ?
- On ne sait pas, monsieur.
- On peut la voir ? Demande Neil au médecin.
- Chambre 127.
Neil hoche la tête en signe de remerciement. Le médecin hoche la tête en retour, et il nous laisse, Neil se tourne vers moi, il me fait signe de le suivre. Je le suis jusqu'à la chambre.
En ouvrant la porte, je vois ce que je ne voulais pas voir, le visage d'Angelina est figé, son teint est pâle, ses lèvres sont gercées, un masque à oxygène recouvre la partie basse de son visage. Sa respiration est faible, le bip incessant des battement de son cœur résonne dans la pièce.
Je prends mon téléphone, j'appelle Nino, après quelques sonneries, il répond, essoufflé.
- Ouais, mec.
- Tu fous quoi, tu cours ou quoi ?
- Ouais, les hommes de l'autre con me poursuivent.
Je fronce les sourcils, il a fait quoi ce con encore ?
- T'as foutu quoi ?
- Je t'expliquerai, dis-moi toi, tu veux quoi ?
- Il me faut des hommes à toi, pour qu'ils surveillent une chambre.
- Pourquoi faire ?
- Fernando a tiré sur Angelina, mais elle est dans le coma, bref je t'expliquerais aussi.
- Alors, je veux bien, mais avec ces abrutis qui me suivent comme des chiens, ça va être compliqué.
Je rigole dans un souffle.
- T'es où ? Je viens te chercher.
- Acapulco, près de Carr. Cayaco - Puerto Marqués, tu sais le motel Los je sais plus quoi.
- Ok, vas-y, j'arrive, essaye de pas trop bouger.
- Mec, je me fais courser et toi tu me demandes de pas bouger, tu te fous pas trop de ma gueule, ça va.
- Ouais, aller ferme-là, cours.
Je raccroche, je me tourne vers Neil.
- Je vais chercher Nino, tu restes là, et tu laisses personne entrée, à part le médecin, et tu regardes son badge.
Il hoche la tête.
- Bien.
Et je sors de l'hôpital, quand je monte dans la voiture, j'entends un miaulement, et je vois le chat d'Angelina. Je démarre la voiture, et je vais chercher Nino.