VAssise sur les rochers qui surplombaient la mer, Ahès regardait les vagues jouer mollement contre les récifs. Elle était un peu lasse, enivrée de grand air et de soleil, ayant marché tout l’après-midi le long de la côte déchiquetée. Elle aimait ces longues randonnées dans les bois ou près de l’océan, ou les heures de rêve devant l’horizon sans bornes. Ainsi usait-elle ses journées d’inaction... Elle considérait distraitement les merveilleuses couleurs du soleil couchant lorsqu’un bruit de pas résonna derrière elle. La jeune fille ne se donna pas la peine de se retourner pour reconnaître le promeneur qui s’aventurait sur son chemin. Elle ignorait la peur, et les êtres humains, quels qu’ils fussent, la laissaient très indifférente. Elle ne releva les yeux qu’en s’entendant interpeller. L

