XVIIIMais, le lendemain matin, il avait été à sa miche ; il avait vu qu’il n’en restait qu’un petit morceau de croûte qu’il a mangé. Passant la main sur le ressaut de roc où il rangeait ses provisions, il voit qu’il n’en reste que des miettes : le fromage, la viande séchée, les poires, – car Joséphine n’était pas revenue et ne reviendrait jamais plus. Le falot faute de pétrole s’était éteint de bonne heure dans la nuit. A présent, c’est le matin de nouveau. C’est le matin de ce troisième jour ; il est venu s’asseoir à l’entrée de la grotte, ayant son pistolet dans la ceinture, les deux fusils à portée de la main. Il s’est dit: « C’est fini. » Il s’est dit « Tout va bien. » D’où il était, on ne voyait toujours personne ; lui-même ne pouvait être que difficilement vu, à cause du renfonc

