PVD de Nicolas
Il est 22:00. Ma première journée de travail et je rentre aussi tard! Je suis crevé! J'ai à peine garé ma voiture que j'entends résonner des voix à l'intérieur: une dispute.
Je passe une main lasse sur mon visage. Je sors d'un chaos pour venir dans un autre. Plus j'approche et plus les voix sont fortes. Apparemment Marlène, mon père et maman.
Père: il est hors de question qu'on accepte cet intrus ici! On n'a pas assez de problème comme ça?
Marlène: mais enfin père....
Père: il n'y a pas de mais! Tu le ramènes là où tu l'as trouvé, un point c'est tout!
Marlène: mais pourquoi?
Mère: Marlène ma chérie, écoutes ton père, tu n'as que 19 ans, c'est une grosse responsabilité...
Marlène: non maman, ça a toujours été comme ça. Vous accordez une liberté absolue à Nicolas pendant que je suis dans un cachot...
Je fronce les sourcils.
Marlène: ... J'ai tout supporté. Mais maintenant je ne vous demande que ça: de le garder
Père: je te dis qu'il n'y a pas de place pour lui ici!
Marlène: tant pis, je le garderai dans ma chambre!
J'entends des pas résonner sur l'escalier.
Père: Marlène? ....Marlène!
Mère: laisses la Miguel
Père: non! Elle va immédiatement...
Je choisis ce moment pour rentrer. Ils se tournent vers moi et font comme si de rien était.
Mère: Nicolas, mi amor!
Moi: bonsoir maman
Père: comment c'était cette première journée?
Moi: bien merci
Après quelques minutes d'interrogation, je monte enfin et me dirige vers la chambre de Marlène. Je ne m'annonce pas et ouvre la porte.
— Ne t'en fais pas ok? Ils sont jute trop bornés. D'ici quelques jours ils vont t'accepter...
Et voilà que ma sœur se met à parler toute seule. Il ne manquait plus que ça!
Je me racle la gorge pour mettre fin à son monologue et elle me regarde enfin.
— Nico!
Elle vient m'enlacer.
— On t'attendait justement
— On?
— Oui, viens voir
Elle prend ma main et se dirige vers son lit et je vois une boule de poil, un labrador noir. Ainsi, voilà donc la cause de la dispute de tout à l'heure...
Marlène prend le chiot et le rapproche de mon visage.
— Dis bonjour à tonton Nicolas
Je lève les yeux au ciel et soupire.
— Marlène tu as quel âge franchement?
— Tu ne vas pas t'y mettre aussi! Papa dit que je suis trop petite pour m'occuper de lui alors que j'ai 19 ans! Tu te rends compte Nico?
Je mets mon pouce sur ma glabelle en secouant la tête.
— Marlène je...
— Non, s'il te plaît, tu es mon seul espoir! Vas lui parler; il t'écoute toujours
Elle fait la moue et se met à genoux devant moi en me tenant un jambe.
— S'il vous plaît votre altesse, faîtes-moi grâce
Je lève les yeux au ciel. Franchement! Je plains celui qui l'épousera.
— Lèves-toi Marlène. J'étais venue voir est-ce que tu allais bien mais à ce que je vois, depuis les 19 ans que je te connais, ce n'est toujours pas le cas
— Hey!
Elle me frappe l'épaule et je souris. Je vais pour tourner les talons mais elle me retient.
— Attends!
— Quoi encore?
— Tu n'as pas encore donné de nom à ton neveu
Elle sourit de toutes ses dents. Elle se fout de moi, je vous jure qu'elle se fout de moi.
— Ne me regarde pas comme ça, c'est juste que je ne trouve pas de noms qui lui conviennent
— ....
Je la regarde toujours. C'est le genre de moment où je me demande si mon père n'a pas adopté l'un de nous.
Voyant que je ne réponds toujours pas, elle continue son monologue.
— J'ai pensé à Tobias, mais il...
— Est-ce que tu crois que cette pauvre bête a un tête de Tobias?
Elle sourit, elle sait que je vais lui donner un prénom. Je cède toujours, malgré moi, aux caprices de Marlène.
— Alors, on l'appelle comment?
— Marlène. Je trouve que vous avez des traits de ressemblance
Elle me balance un oreiller à la figure.
— Hey! Alors premièrement: c'est un gars et deuxièmement....
Elle commence à me saouler! Je passe une main sur mon visage parce que si je continue à l'écouter, mon crâne va exploser.
— Toby
— Quoi?
— Appelles le Toby et fiches-moi la paix. Bon sang!
Je sors de la chambre et au même moment je reçois un mail de ma secrétaire m'informant qu'elle démissionnait.
Je souris.
Je prends ma veste et descend les escaliers en trombe, manquant de renverser ma mère qui tenait un plateau entre les mains.
— Où est-ce que tu vas as cette heure?
— Madre, je n'ai plus 11 ans
— Réponds-moi!
— Je vais régler quelque chose. Tu n'auras pas plus d'information
— Ça a rapport avec ton travail? Tu viens juste de commencer et c'est déjà une obsession? Tu vas me délaisser comme ton père? Et moi qui montais t'apporter à manger parce que je pensais qu'après cette longue journée tu aurais faim. Je savais que...
Je soupire.
Finalement, je comprends mieux pourquoi Marlène parle autant.
— Mama, je serai bientôt de retour
— Il faut que tu prennes des forces. Depuis que tu es venu tu n'as rien avalé...
— Ça ne prendra même pas une heure
— D'accord, je t'attendrai
— Mama.....
— C'est ça ou je viens avec toi
Finalement, cette famille...
....
En moins de temps qu'il n'en a fallu, je suis déjà garé devant sa maison, devant la maison de Caroline.
Elle a démissionné! Dans mon entreprise, les employés ne démissionnent pas, c'est moi qui les renvoie.
Je coupe le moteur, descend de la voiture et une fois devant la porte, je frappe.
J'entends un faible «rentrez». J'ouvre la porte et ne vois personne. J'entends un « alors, comment tu me trouves ?» Puis ma secrétaire débarque nue dans la pièce où je suis.
Je suis malgré moi surpris. Je m'attendais à tout, sauf à ça.
Lorsqu'elle voit que c'est moi, elle reste paralysée, ses mains se mettent à trembler. Elle devient tout à coup pâle puis, avant même que je ne comprenne quoi que ce soit, elle s'évanouit. J'ai juste le temps de courir jusqu'à elle et de la rattraper avant qu'elle ne touche le sol.
Bon, finalement, je crois que la nuit va être plus longue que prévue.
J'envoie un message à Marlène pour qu'elle informe maman puis soulève Caroline.
Je fais des efforts pour ne pas la regarder et malgré moi, je sens les manifestations d'une violente érection.
.....
Au bout de quelques minutes, elle reprend enfin connaissance. Elle écarquille le yeux, ouvre la bouche mais aucun son n'en sort.
Je souris. Je lui tends un verre d'eau.
— Tenez, buvez
Elle ne se fait pas prier. J'entends la porte s'ouvrir. Je me tourne vers elle.
— Vous attendiez quelqu'un?
Elle manque de s'étrangler avec l'eau puis au bout de quelques secondes, un stripteaseur débarque dans la chambre avec une radio émettant une musique plus assourdissante que sensuelle. Il avance vers nous en ondulant ses hanches.
Il porte des bottes en cuir noir, un gilet en peau de bête laissant son torse à nue, un chapeau de cow-boy et un bout de tissus recouvrant à peine ses parties intimes.
Je tourne la tête vers ma secrétaire, elle évite mon regard. Je crois qu'elle est morte de honte et je suis malgré moi en colère en pensant à ce qui se serait déroulé dans cette pièce si je n'étais pas venu.
L'individu continue de nous approcher cette fois en se déshabillant.
Je me lève alors.
— Je vous jure que si vous faîtes un pas en plus vous le regretterez. Moi à votre place, je m'en irais
Il regarde Caroline, cette dernière hoche la tête puis il ramasse ses morceaux d'haillons et s'en va.
Je me tourne vers Caroline qui évite toujours mon regard. Il faut dire que plus les minutes passent et plus madame me surprend!
— Je suis navré d'avoir gâché votre soirée madame Rodriguez, mais il fallait que je vous parle
—.....
— Je vous ai déjà dit que lorsque je vous parle, j'exige que vous me regardiez!
Elle me regarde, d'un regard fuyant, mais elle me regarde quand même.
— Bien, j'ai cru comprendre que vous voulez démissionner?
— Oui
— Puis-je savoir pourquoi?
— Pour des raisons personnelles
— Ne jouez pas avec moi mademoiselle, vous êtes sur un terrain miné qui peut exploser à tout moment
— Vous voulez que je parle le mandarin et l'allemand
— Je ne vois toujours pas le problème
— J'ai eu un diplôme en secrétariat trilingue
— Et pourquoi ne pas me l'avoir dit plutôt?
— Vous avez en votre possession nos dossiers et Vous sembliez en proie d'une colère....
Elle s'arrête. Je crois qu'elle a enfin compris.
— Sachez à l'avenir, mademoiselle que si vous échouez encore à une épreuve, plus aucune grande entreprise ne voudra de vous. J'y veillerai personnellement
— Donc c'était un test!
— Je vois que votre cerveau fonctionne mieux maintenant, j'en suis ravie
Elle me fusille du regard. Elle va pour se relever, mais je l'arrête dans son élan.
— Moi à votre place, je resterais comme ça
Elle soulève ses épaules puis les laisse retomber pour me montrer son indifférence.
— De toute façon, vous m'avez déjà vu nue
Elle reste couchée.
— Vous voulez que je vous apporte un vêtement?
— Non, je veux que vous sortiez d'ici maintenant. Est-ce que vous avez une idée du prix que m'a coûté cette séance de strip-tease privée?
— Non, mais je vous rembourserai
— Je ne vois pas comment
Avant qu'elle ne puisse me stopper dans mon élan, je m'approche d'elle et l'embrasse.
......
À la fin de chaque flashback il y aurait ces points de suspension.