Chapitre 65 Si Kathleen s’était souvent montrée conciliante face à Samuel, cela ne faisait pas d’elle une femme sans volonté. Elle avait accepté bien des choses par amour, jamais par faiblesse. Qu’on la croie docile ne signifiait pas qu’elle se laisserait traiter comme une subalterne par une simple employée. Sarah la dévisageait avec une hostilité à peine voilée. À ses yeux, Kathleen n’était qu’une intruse ayant arraché Samuel à Nicolette, et son assurance nouvelle lui paraissait insupportable. Peu lui importait toutefois d’être mal reçue : dans son esprit, Nicolette demeurait la future épouse légitime des Macari, et c’était à elle qu’allait sa loyauté. Sans ajouter un mot, Kathleen regagna sa chambre. Sarah, n’ayant aucune raison de la suivre pour l’instant, resta dans le salon. P

