Chapitre 35 « Je ne réclame rien d’autre qu’un mari digne de ce nom, Samuel. Si tu n’es pas capable d’endosser ce rôle, cesse de brouiller mon existence », murmura Kathleen d’une voix brisée par l’angoisse. « Chaque fois que tu poses tes lèvres sur les miennes, je vacille. Je me surprends à croire que tu éprouves peut-être quelque chose pour moi… puis tes actes me ramènent à la réalité et me déchirent. Je t’en prie, ne me torture plus ainsi. » Les sanglots l’étouffaient, et les larmes coulaient librement sur ses joues. La peine qu’elle portait en elle semblait trop lourde pour son frêle corps. Elle savait mieux que quiconque l’ampleur des sentiments qu’elle nourrissait pour lui. Ce n’était pas une affection passagère. Samuel s’était enraciné dans sa vie au point d’en devenir indi

