– Non, non. Mais un mot, je vous en prie. Vous avez répété, là, simplement, de votre voix d’honnête femme, l’abominable calomnie qui vous a été dite par ma mère… Dire qu’elle croit cela ? que, vingt fois, cent fois, je lui ai prouvé que ce n’était pas vrai. Livrer mon frère ! Quelle infamie ! Je vous jure que je suis innocent de ce crime odieux. Je n’étais même pas à Paris ; je suivais, dans le Nord, une affaire de chauffeurs, de dévaliseurs de fermes. J’ignorai et la conspiration et la part que mon pauvre frère pouvait y prendre… J’ai appris sa mort là-bas à Arras… Mon Dieu ! mais sur quoi faut-il donc que je jure pour qu’on me croie ? Il pleurait, et, étrangement colorées par le reflet du ciel, ses larmes ressemblaient à de gouttes de sang. Alise n’avait pas de miséricorde… Ces larmes

