Chapitre 22

1129 Words
J'avais dormi bien tard mais la nuit ne fut pas paisible pour moi. Pendant que je dormais, je fis un rêve étrange. J'étais dans un bâtiment désert et je marchais. J'essayais de savoir s'il y avait quelqu'un d'autre dans le bâtiment. Alors, je marchais encore et encore dans l'espoir de trouver une personne. Je cherchais une personne spécifique mais je ne savais pas de qui il s'agissait. Pendant que je marchais dans le bâtiment, j'entendis des pleurs. On aurait dit les pleurs d'une femme. Plus j'avançais, plus ces pleurs s'intensifiaient. On aurait dit que la personne qui pleurait m'appelait. Je tentais tant bien que mal de retrouver la femme en question mais je n'y parvenais pas. Mais soudain, je la vis de loin. C'était effectivement une femme. Je le su juste en apercevant sa chevelure de loin. Cette chevelure me rappelait celle de quelqu'un que je connaissais bien mais je n'arrivais pas à déterminer de qui il s'agissait exactement. Cette femme s'était repliée sur elle même et avait son visage posé sur ses genoux. J'avançais vers elle mais je ne l'atteignais jamais. Elle avait l'air très proche de moi mais semblait être à la fois tellement éloignée. Je ne me décourageais néanmoins pas et j'avançais toujours. Mais il me sembla un instant que j'étais bel et bien parvenu à arriver devant elle. Je me baissai à sa hauteur et je mis ma main sur son épaule, faisant mine de la consoler. Elle cessa brusquement de pleurer quand mon bras la toucha. Et quand elle voulu enfin me dévoiler son visage, mon réveil sonna que je me réveillai brusquement. J'étais perdu au réveil et j'en voulais à mon téléphone d'avoir sonné juste en ce moment là. J'y étais pourtant presque. Je me disais que si cet alarme avait tardé juste quelques secondes encore, j'aurais sûrement découvert de qui il s'agissait. Mon intuition me disais que je connaissais la femme en question mais était il judicieux pour un homme de sciences comme moi de se fier à un rêve ? Ça j'en doutais. Ce drôle de rêve me tracassait néanmoins. Il contenait trop de mystères et jamais encore je n'avais fait un pareil rêve. Je me lévai néanmoins de mon lit pour me préparer pour le boulot. Mais ce rêve me hantait toujours. J'y pensais pendant ma douche, j'y pensais en m'habillant, J'y pensais même en mangeant. Je me demandais pourquoi est ce que les pleurs d'une personne m'attiraient. On aurait dit qu'elles m'étaient destinées. De toutes les manières, je devais arrêter d'y penser car une longue journée de travail m'attendait au centre. C'est à la même heure que j'arrivai au centre ce jour là. Et comme à mon habitude, je récupérais les rapports des infirmières de garde de la nuit précédente et j'allai faire la ronde de mes patients. Je les auscultais comme chaque matin et ils allaient pour la plupart bien. Mais je remarquai un truc étrange avec les battements du cœur d'Adaline. Je ne comprenais pas d'où venait ce changement subite. J'entrepris donc de lui effectuer un examen immédiatement. Celui ci avait pour but d'observer les battements de son cœur. Adaline quant à elle était différente. Elle était toute fatiguée et pâle aussi. Je n'arrivais pas à expliquer ce changement subite car jusqu'à la veille, le traitement nouveau qu'on lui administrait était efficace. Après avoir passer son examen dans dans le laboratoire du cardiologue, les infirmières conduisirent Adaline jusqu'à sa chambre. Et pendant que j'étais dans mon bureau, un infirmier me fit savoir urgemment qu'Adaline avait eu un arrêt cardiaque. Je me dépêchai pour savoir de quoi il s'agissait. Quand j'arrivai dans sa chambre, elle faisait effectivement un arrêt cardiaque. Il y avait déjà deux infirmières qui la stabilisaient. Son état était vraiment inquiétant. On l'a conduisit donc en salle de soins intensifs. Elle ne s'était cependant pas réveillée. C'est à exactement 14:05 que je la déclarai dans un coma ce jour là. Mon équipe et moi étions tellement désorientés que nous nous mîmes à réétudier le dossier d'Adaline depuis on arrivée au centre. Tout ceci dans le but de comprendre d'où venait cette réaction brusque qui l'avait menée jusque dans ce coma. Nous passions le reste de la journée dessus mais nous ne trouvâmes rien du tout. Vers 6 heures du soir, j'allai de nouveau faire la ronde de mes autres patients. Ils s'inquiétaient tous de la santé d'Adaline et c'était à moi de les consoler chacun à son tour. Je comprenais qu'ils s'inquiètent pour une de leur camarade mais ils n'étaient pas autorisés de la voir. La salle des soins intensifs était très restreinte et tous le monde n'y était pas autorisé. Ce qui se passait me laissait perplexe. Le personnel de jour rentra et le personnel de nuit arriva. Je n'avais aucune envie de rentrer ce jour là. Je tenais vraiment à trouver la cause de la crise d'Adaline et je comptais bien y remédier. J'étais resté au centre cette nuit là. Je devais voir Rose en soirée mais je lui passai un coup de fil afin de lui expliquer la situation. Elle compris très bien ce que je traversais. J'avais passé une grande partie de la nuit éveillé, à étudier le dossier d'Adaline. Mais malgré des heures et des heures d'analyses, je ne trouvais toujours pas de cause scientifique à tout cela. Depuis toutes ces années d'internat au centre, mes prédécesseurs et moi avions fait très attention à son traitement. À un moment, je finis par m'endormir au milieu de tous ces dossiers. Et pendant les quelques heures de sommeil que j'avais eu sur ma chaise de bureau, je fis le même rêve que la nuit précédente. J'étais toujours dans ce même bâtiment et il y avait toujours ces mêmes pleurs. Mais à la différence de la nuit dernière, je savais où me diriger pour retrouver la dite femme. Je couru et je la retrouvai très vite. Je réussis de nouveau à l'atteindre et je me baissai de nouveau à sa hauteur. Elle avait la même position que la fois précédente. Et quand elle levait son visage pour me regarder, je me réveillai brusquement. C'était de nouveau mon réveil qui avait sonné. Je me lévai donc et j'allai regarder Adaline en soins intensifs. La pauvre était toujours endormie. C'était étrange pour moi de la voir étendu ainsi sur un lit sans même pouvoir bouger. La pauvre Adaline! Juste quand elle était sur le point de retrouver sa famille, une telle chose lui arrivait. En plus de vingt ans de maladie, jamais encore elle n'avait failli. Les spécialistes qui l'avaient connue vantaient souvent son organisme en disant que celui ci était spécial. Le corps d'Adaline résistait mieux que n'importe quel malade à cette maladie. Voilà pourquoi ce qui lui arrivait mettait nos neurones au travail.
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