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1003 Words
-Quand tu ne sais pas où tu te trouves, tu dois analyser les lieux, étudier chaque recoin de l'endroit où tu te trouveras. Tu dois tendre l'oreille et écouter, ouvrir grand les yeux même dans un noir obscur et essayer de voir quelque chose qui te sera utile, tu dois utiliser tes narines pour sentir n'importe quelle odeur qui t'éclairera sur l'endroit. Tu dois être vigilante et perspicace. Tu ne dois en aucun cas montrer à ton ennemi que tu as peur, dans ce genre de situation, la peur n'a pas de place. Tu dois être forte, et motivée à t'en sortir. M'avait dit un jour mon entraineur. -Mais pourquoi tu me dis tout ça ? Je ne crois pas que je serai kidnappée un jour, tu as remarqué toute la sécurité que mon père a installée à la maison ? Il ne manquerait plus qu'il me mette des implants de localisation ! Il me sourit en m'indiquant le punching ball du regard. L'heure de donner des coups de poings ! -Aurore, tu ne sais pas ce que la vie te réserve. Et même si Aleksander te protège, n'oublie pas qu'il a beaucoup d'ennemis. Et pratiquement tous savent quels sont ses points faibles maintenant. Tu dois t'attendre à tout. C'est pour cela que je suis ici, pour te montrer quoi faire dans des situations qui te dépasseront. Je commence à donner des coups de poing au punching ball. Alexeï a peut-être raison, je peux très bien me retrouver dans des situations pareilles où personne ne viendra à temps pour me sauver. Des situations où je devrai me débrouiller toute seule. Comme le fait Alexeï, comme le fait mon père. * J'ouvre difficilement les yeux. Je sens une odeur bizarre envahir mes narines. Il fait froid, vraiment trop froid. Je suis allongée sur quelque chose de dure, très dur, comme un rocher. Mes souvenirs me reviennent. La soirée, Kat, Daniel...je me suis fait enlevée. Je me lève, je pose mes pieds sur le sol. Je porte toujours les mêmes habits qu'hier soir, ou peut avant-hier, ou il y'a quelques heures. Je ne sais pas combien de temps j'ai été inconsciente. Ce fils de p**e a dû me faire mal puisque je ressens une douleur intense sur mes côtes. Il fait noir, très noir au point où je ne distingue rien du tout, puisque mes yeux ne fonctionnent pas, mes mains me diront où je me trouve, quand je pose mes paumes sur...la porte...non ça doit être le mur car c'est du béton humide. Cela ne fait aucun doute, je suis dans une cave d'un manoir, où d'un château abandonné. Quelque chose du genre. J'ai mal à la tête, mon corps est faible. Ils ont dû mettre une bonne quantité de somnifère pour me faire cet effet-là. Fils de pute... Il y'a une odeur d'ordure, ça en devient répugnant. J'ai envie de vomir à force. Et si Kat était ici aussi ? -Kat ? J'interpelle plusieurs fois. Mais personne ne répond, je crois que je suis seule. Ou est-elle ? Nous ont-ils séparées ? Je ris silencieusement. Après tout c'est peut-être le karma. Mon père a fait des choses horribles, il a tué des gens, il a détruit des vies, il a kidnappé ma mère, a tué la mère de Fallon –ma demie sœur- et il a envoyé mon frère jumeau dans un centre bizarre pour lui apprendre comment être à la tête d'un empire hors la loi, ce que Liam refuse d'être. Je crois que son karma s'abat sur moi. Ce n'est pas possible. J'entends du bruit. Ensuite une lumière apparait entre l'espace qui sépare (ce que je distingue de porte) le sol de la porte. Celle-ci s'ouvre en un grincement dérangeant. Je me lève pétrifiée. La lumière enfin entre dans la pièce en confirmant mes conclusions, je suis bien dans une sorte de cave du moyen âge. Un cachot ? Un homme, un homme avec une carrure très imposante. C'est carrément un géant. Il fait peur. Très peur. On dirait un ogre. -Suis-moi ! Dit-il en espagnol, ensuite il fait volteface. Pétrifiée, je reste sur place. Je ne dois pas laisser ma peur prendre le dessus. Je dois rester forte. Sinon, ils me tueront, ou ils me feront pires encore que de me tuer. ...Tu ne dois en aucun cas montrer à ton ennemi que tu as peur, dans ce genre de situation, la peur n'a pas de place... Il tourne légèrement sa tête en se rendant compte que je ne le suis pas. -Tu as deux options qui s'offrent à toi. Un, tu me suis le plus normalement du monde, Deux, je te tire par les cheveux et je trainerai comme un chien. J'avale péniblement ma salive, ensuite je décide de le suivre en prenant ses menaces aux sérieux. Connard ! Fils de p**e ! Je marche derrière lui. Je me retrouve dans un long couloir. Des cadres portants des photos de personnes qui semblent historiques sont accrochés aux murs. Un mur d'une couleur pas très courante, je ne saurais dire si c'est du jaune, du dorée ou orange peut-être, dans tous les cas, je déteste cette couleur. Elle me donne le tournis, et elle me met en colère. C'est bizarre de dire ça d'une couleur, pourtant je me sens comme un taureau prêt à bondir sur le tissu rouge. Il y'a aussi des meubles, sur ces derniers il y'a des chandeliers avec des bougies allumées. Si ce géant ne portait pas un jean, j'aurai juré que j'ai remonté le temps. La décoration date du quinzième siècle où quelque chose comme ça. Il arrive devant une grande porte, il l'ouvre et entre. Je le suis. A l'intérieur se trouve un homme et une femme d'un certain âge, quand mes yeux se posent sur eux ma peur est rapidement remplacée par l'incrédulité totale. Ils portent des tenues surprenantes, et des coiffures bizarres. La femme porte un maquillage pas très courant. On dirait qu'ils s'apprêtent à participer à un carnaval. -La voilà monsieur. 
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