📖 Chapitre 7 : L’Alliance de Verre et de Diamant

1245 Words
📖 Chapitre 7 : L’Alliance de Verre et de Diamant (Point de vue : Clara) Le jour J. Le Ritz. Le genre d’endroit où même la poussière semble avoir un compte en banque plus fourni que mon ancienne vie. Je me tenais devant le miroir en pied de la suite nuptiale, étouffée sous des couches de tulle, de dentelle de Calais et de broderies à la main qui auraient pu financer une petite armée. Mes mains tremblaient légèrement, non pas de peur, mais d'une sorte d'excitation électrique mêlée d'un sentiment d'imposture totale. — Vous êtes sublime, Mademoiselle... enfin, Madame, balbutia la maquilleuse en jetant un dernier coup d'œil à mon visage. — Je suis surtout un investissement rentable, répliquai-je avec un sourire qui ne reflétait pas mon trouble. Arthur de Vane, le patriarche, entra dans la pièce sans frapper. Il portait un smoking d'une coupe impeccable, une rose blanche à la boutonnière, et son visage rayonnait d'une victoire totale. Il s'approcha de moi, les yeux humides — ou était-ce juste le reflet des lustres de cristal ? — Regardez-vous, Clara. Vous êtes le couronnement de tous mes efforts. Julien a enfin une ancre. Grâce à vous, le nom de De Vane est assuré. Je vous ai fait porter un cadeau supplémentaire dans la voiture... une parure d'émeraudes ayant appartenu à ma propre mère. Considérez cela comme un bonus de bienvenue dans la famille. — Vous êtes trop généreux, Arthur, dis-je en sentant une pointe de culpabilité. Vous savez, Julien est... il est plus investi que vous ne le pensez dans ce mariage. — Je n'en doute pas ! Je l'ai vu ce matin. Il est nerveux comme un lion en cage. C'est l'effet que font les grandes femmes sur les hommes de notre trempe. Il m'offrit son bras pour me conduire à l'autel improvisé dans le grand salon. Quand les portes s'ouvrirent, le crépitement des flashs fut assourdissant. Toute l'élite financière et médiatique était là, retenant son souffle devant la "secrétaire miraculeuse" qui avait dompté le loup de la finance. (Point de vue : Julien) Je détestais les cravates. Je détestais les foules. Et par-dessus tout, je détestais le fait d'avoir besoin de ce cirque pour garder mon propre héritage. Mais quand les portes du fond s'ouvrirent et que je vis Clara avancer, mon cœur manqua trois battements. La robe était une merveille, mais c'était la façon dont elle portait sa tête — haute, fière, presque défiante — qui me coupa le souffle. Elle n'était pas ma proie. Elle était mon égale. Et le fait qu'elle soit là pour dix millions de dollars me rendait soudainement malade. J'aurais voulu qu'elle soit là pour moi. Le maire commença son discours, un enchaînement de platitudes sur l'union et la fidélité. Je sentais le regard de mon père peser sur nous, comme s'il s'attendait à ce que l'un de nous s'enfuie à tout moment. — Monsieur Julien de Vane, consentez-vous à prendre... — Un instant ! La voix coupa le silence solennel. Marc, mon cousin, se tenait au fond de la salle, un verre de champagne à la main, l'air d'avoir déjà bien entamé les réserves. Il s'avança en titubant légèrement, un sourire sardonique aux lèvres. — Julien, mon vieux, tu ne vas quand même pas nous faire croire à cette idylle ? Une secrétaire ? C’est combien le contrat, déjà ? Cinq ? Dix millions ? Le murmure qui parcourut la foule fut comme un coup de vent glacial. Mon père devint livide. Je sentis la main de Clara se serrer sur la mienne. Elle ne paniquait pas. Elle attendait ma réaction. — Marc, sors d'ici, dis-je d'une voix basse, dangereuse. — Pourquoi ? On veut tous savoir ! Est-ce qu'elle est aussi douée pour les fusions-acquisitions que pour les... acrobaties de nuit ? Parce que j'ai entendu dire qu'elle était très "flexible". Je n'eus pas le temps d'esquisser un geste. Clara lâcha ma main, s'avança vers Marc, et avant que quiconque ne puisse réagir, elle lui balança le contenu de sa coupe de champagne en plein visage, suivi d'une gifle monumentale qui résonna dans tout le Ritz. — Monsieur de Vane, dit-elle d'une voix qui porta jusqu'au dernier rang, vous êtes l'insulte vivante à cette famille. Si vous étiez la moitié de l'homme qu'est votre cousin, vous sauriez que certaines choses ne s'achètent pas. Maintenant, asseyez-vous ou disparaissez avant que je ne demande à la sécurité de vous sortir comme le déchet que vous êtes. La salle resta pétrifiée trois secondes, puis mon père se mit à applaudir, seul d'abord, bientôt suivi par toute l'assemblée. Marc, humilié et dégoulinant, fut évacué par deux colosses en smoking. (Point de vue : Clara) Le reste de la cérémonie fut un flou artistique. Nous échangeâmes nos vœux, je sentis le métal froid de l'alliance glisser sur mon doigt, et quand Julien m'embrassa, ce n'était pas le b****r poli d'un mariage de convenance. C'était une revendication. Il me tenait comme si j'étais la seule chose solide dans un monde qui s'écroulait. Lors de la réception, Arthur vint nous voir, rayonnant. — Clara, ma chérie ! Cette gifle... c'était magnifique ! C’est là que j'ai su que tu étais une vraie De Vane. Julien, mon fils, ne la laisse jamais partir. Elle a plus de couilles que toi ! Nous réussîmes à nous éclipser vers 23 heures, prétextant la fatigue du voyage pour notre lune de miel (un jet privé nous attendait pour les Maldives). Une fois dans la suite, loin des regards, Julien me plaqua contre la porte close. — "Certaines choses ne s'achètent pas", hein ? répéta-t-il, ses yeux brûlants de désir et d'une étrange émotion. Vous avez été incroyable, Clara. Marc est fini socialement. — Je défendais mon investissement, Julien. On ne laisse pas un ivrogne insulter un contrat à dix millions. — Est-ce que c’était vraiment pour le contrat ? Il ne me laissa pas répondre. Il m'embrassa avec une fureur que je n'avais jamais ressentie auparavant. Ses mains s'acharnèrent sur les soixante-douze petits boutons dans le dos de ma robe. — Au diable cette dentelle, grogna-t-il en tirant sur le tissu précieux. Il finit par me libérer de cette prison de luxe. Je me retrouvai nue sous les lustres de la suite, avec pour seul bijou l'alliance à mon doigt et les émeraudes d'Arthur. Il me souleva et me porta vers le lit couvert de pétales de roses blanches. — Ce soir, Clara, il n'y a pas de secrétaire. Pas de PDG. Juste nous. Il se débarrassa de son smoking en un temps record. Quand il se rejoignit sur le lit, l'humour revint un court instant : — Vous savez, Clara... ma main est toujours très flexible, elle aussi. Je ris entre deux gémissements alors qu'il s'enfonçait entre mes jambes. Sa langue trouva ma chatte, déjà impatiente, et il y resta de longues minutes, savourant mon plaisir comme s'il s'agissait du champagne le plus cher de la soirée. Je griffais ses épaules, criant son nom alors que l'o*****e me frappait, plus fort que la gifle donnée à Marc. Quand il me pénétra enfin, nos corps se mouvant à l'unisson sur les draps froissés du Ritz, je sus que le patriarche avait gagné. Il nous avait liés, non pas par le sang ou le contrat, mais par une addiction mutuelle dont nous ne pourrions plus jamais nous défaire. Le mariage du milliardaire venait de commencer, et les nuits s'annonçaient bien plus longues que les journées au bureau.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD