📖 Chapitre 2 : Le Goût du Danger

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📖 Chapitre 2 : Le Goût du Danger (Point de vue : Clara) Ma garde-robe ressemblait à un champ de bataille. Pour une fille qui passait ses journées à classer des dossiers et à éviter les mains baladeuses des clients de passage, posséder une robe de "future femme de milliardaire" relevait du miracle. J'ai fini par débusquer une pièce en soie rouge cramoisi, achetée lors d'une solde compulsive trois ans plus tôt. Elle tenait par deux bretelles si fines qu'un éternuement un peu trop fort pourrait causer un scandale diplomatique. — Tu es sûre de toi, Clara ? me demandai-je dans le miroir. Si tu tombes amoureuse de ce tyran, je te renie. Je m'appliquai un rouge à lèvres aussi provocant que mon humeur. Julien voulait que je sois mémorable ? Il allait être servi. Je ne serais pas la petite secrétaire docile qu'on présente au papa. Je serais la femme qui allait lui donner des sueurs froides à chaque bouchée. (Point de vue : Julien) J'étais assis à la table d'angle du Grand Véfour, mon pied frappant le sol en cadence. Mon père était déjà là, sirotant un whisky hors de prix avec cet air de supériorité qui me donnait envie de tout casser. — Elle est en retard, Julien. Un signe de faiblesse de ta part, ou de son manque d'éducation ? — Elle se prépare, Père. Et croyez-moi, l'attente en vaut la peine. À cet instant, le maître d'hôtel s'écarta, et le silence se fit dans la salle. Clara avançait entre les tables comme si elle possédait l'immeuble, le quartier, et peut-être même la ville. La soie rouge épousait chaque courbe de son corps, ses hanches balançant avec une cadence hypnotique. Elle n'était plus ma secrétaire. Elle était une arme de destruction massive. Quand elle arriva à notre hauteur, je me levai d'un bond, presque malgré moi. Elle me gratifia d'un sourire radieux qui n'atteignit pas ses yeux. — Désolée pour le retard, mon chéri, roucoula-t-elle avant de se pencher pour déposer un b****r sur ma joue. L'odeur de son parfum — un mélange de vanille et de quelque chose d'épicé — me frappa de plein fouet. Ses lèvres effleurèrent ma peau, et je sentis mon sang descendre directement vers le sud de ma ceinture. Elle s'installa, laissant la fente de sa robe dévoiler une longueur indécente de cuisse dorée. — Bonsoir, Monsieur de Vane, dit-elle à mon père avec un aplomb qui le laissa momentanément sans voix. J'espère que Julien ne vous a pas trop ennuyé avec ses histoires de rendement. Le dîner commença. Chaque mot était une joute, chaque regard un défi. Pour convaincre mon père, je devais jouer le jeu. Je fis glisser ma main sous la nappe de lin blanc. Je la posai d'abord sur son genou. Elle se figea, mais ne me repoussa pas. Mes doigts remontèrent lentement, sentant la chaleur de sa peau à travers la soie. — Vous semblez nerveuse, ma chérie, murmurai-je en m'approchant d'elle, ma main glissant plus haut, vers le haut de sa cuisse, là où la soie se faisait rare. Elle laissa échapper un souffle court. Sous la table, elle attrapa mon poignet, mais au lieu de m'écarter, elle pressa ma main plus fermement contre elle. Son regard de chat sauvage brilla d'un éclat nouveau. — Au contraire, Julien. Je me sens... d'humeur joueuse. Mon père nous observait, un sourire sardonique aux lèvres. — On dirait que tu as enfin trouvé quelqu'un qui a autant de caractère que de beauté, Julien. Mais attention, les chats sauvages finissent souvent par griffer. — Oh, Monsieur de Vane, répondit Clara en me regardant droit dans les yeux, les griffures font partie du plaisir, ne croyez-vous pas ? Point de vue : Clara) La portière de la limousine se referma, isolant le monde extérieur dans un silence feutré. L'odeur du cuir de luxe et du parfum boisé de Julien m'assaillit. L'adrénaline du dîner retombait, laissant place à une chaleur beaucoup plus localisée et beaucoup plus dérangeante. Julien desserra sa cravate d'un geste sec, ses yeux fixés sur la route, mais sa mâchoire contractée trahissait son état. — Vous avez été... convaincante, finit-il par lâcher, sa voix plus grave de deux octaves. — "Convaincante" ? C'est tout ce que vous avez trouvé ? J'ai risqué une arrestation pour exhibitionnisme avec cette robe, j'ai supporté les piques de votre charmant géniteur, et votre main... Je marquai une pause, tournant la tête vers lui. Il se tourna aussi, et l'espace entre nous sembla s'évaporer. — Votre main était loin de respecter la clause de "non-toucher", Monsieur le PDG. Vous étiez censé simuler, pas explorer l'anatomie de votre employée. — Vous ne m'avez pas repoussé, Clara. Au contraire, vous en redemandiez. Je sentais votre corps s'ouvrir sous mes doigts à travers la soie. Vous étiez trempée, ne mentez pas. L'audace de sa remarque me fit monter le sang aux joues. Je n'étais pas une petite chose fragile. Je me penchai vers lui, franchissant la ligne invisible. — Et si c'était le cas ? Qu'est-ce que vous allez faire ? Me virer pour faute grave ? Ou honorer ce contrat jusqu'au bout ? (Point de vue : Julien) C'en était trop. Son insolence, son odeur, cette bouche provocante qui ne s'arrêtait jamais de me défier. Je lâchai le volant (la voiture était en mode pilotage automatique) et ma main s'abattit sur sa nuque, la forçant à me regarder. — Le contrat dit que je ne dois pas vous toucher sans raison. Mais là, Clara, vous m'en donnez mille. Je ne l'embrassai pas tout de suite. Je voulais qu'elle le demande. Ma main libre glissa le long de sa jambe, là où j'avais laissé mes empreintes au restaurant. Cette fois, je ne m'arrêtai pas à la soie. Je remontai jusqu'à la dentelle fine de sa culotte, sentant l'humidité brûlante qui confirmait mes soupçons. — Dix millions, murmura-t-elle, le souffle court, alors que mes doigts commençaient à masser son centre à travers le tissu léger. Ça va vous coûter cher... — Je suis milliardaire, Clara. Je peux m'offrir le luxe de vous faire taire. Je fis basculer mon siège vers l'arrière et l'attirai sur moi. Elle chevaucha mes hanches, sa robe rouge remontant jusqu'à sa taille, dévoilant sa lingerie noire et sa peau laiteuse. Je ne perdis pas une seconde. J'écartai l'échancrure de son string pour libérer sa chair impatiente. Ma langue trouva son cou tandis que mes doigts s'enfonçaient en elle, explorant sa chatte déjà prête, serrée et délicieusement accueillante. — Oh, putain... Julien... gémit-elle, sa tête basculant en arrière. Son "chat sauvage" venait de se transformer en une créature de pur plaisir. Elle commença à bouger ses hanches contre ma main, un rythme effréné, presque désespéré. L'humour avait disparu, remplacé par une urgence animale. Je sentais ses muscles se contracter autour de mes doigts, son plaisir montant en flèche. — Regardez-moi, ordonnai-je. Elle ouvrit les yeux, ses pupilles dilatées par le désir. Elle se pencha et mordit presque ma lèvre inférieure avant de m'embrasser avec une rage qui me fit frissonner. À cet instant, je me foutais de mon père, de l'entreprise et du contrat. Je voulais juste la sentir se briser sous moi. Lorsqu'elle atteignit l'o*****e, criant mon nom contre mon épaule, son corps secoué de spasmes, je sus que ce mariage n'aurait absolument rien de professionnel.
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