📖 Chapitre 5 : Diamants, Dentelle et Dagues Tirées

1065 Words
📖 Chapitre 5 : Diamants, Dentelle et Dagues Tirées (Point de vue : Clara) Le mariage approchait à la vitesse d’un train à grande vitesse dont les freins auraient lâché. Mon appartement de cinquante mètres carrés, que je n'avais pas encore officiellement quitté, était désormais envahi par des portants de robes haute couture, des échantillons de gâteau au champagne et des catalogues de fleurs si épais qu’ils auraient pu servir d’armes de défense. Arthur de Vane, mon futur beau-père et grand orchestrateur de ce chaos, était absolument ravi. Pour lui, chaque millimètre de dentelle supplémentaire sur ma robe était une garantie de plus que son petit-fils serait "stabilisé". Il passait ses journées à appeler Julien pour discuter du menu, mais tout le monde savait qu'il vérifiait surtout si nous ne nous étions pas encore entretués. — Ce n'est pas un mariage, c'est une opération militaire, grognai-je alors qu'une couturière me piquait l'omoplate avec une épingle. — C’est l’image de la famille, Clara, répondit Julien, affalé dans un fauteuil Louis XV au coin de la pièce, un verre de whisky à la main. Mon père veut que ce soit l'événement de la décennie. Si on lui laissait faire, il inviterait le Pape. Je me tournai vers lui, faisant tournoyer les mètres de tulle de ma robe à dix mille euros. — Et vous ? Qu’est-ce que vous voulez, Julien ? À part que je sois mignonne et que je me taise devant les journalistes ? Il posa son verre. Ses yeux parcoururent mon corps avec une intensité qui me fit oublier instantanément la douleur de l'épingle dans mon dos. — Je veux que cette mascarade se termine pour que je puisse enfin vous arracher cette robe de princesse et vous rappeler qui a signé votre chèque de dix millions, murmura-t-il, sa voix vibrant d'une menace charnelle. (Point de vue : Julien) Je détestais ces préparatifs, mais je devais admettre que voir Clara se transformer en une icône de la haute société sous mes yeux était un supplice délicieux. Mon père était aux anges ; il ne cessait de répéter que Clara était "la perle" qu'il attendait pour redresser mon caractère. Mais le calme fut de courte durée. La porte du showroom s'ouvrit sur un homme que je n'avais pas vu depuis des années, et que j'aurais préféré ne jamais revoir : Marc de Vane, mon cousin, celui-là même que mon père menaçait de mettre à ma place si je ne me mariais pas. — Tiens, tiens... la future mariée est encore plus impressionnante que sur les photos de Paris-Scandale, lança Marc avec un sourire huileux. Il s'approcha de Clara et, avant que je ne puisse intervenir, il lui prit la main pour y déposer un b****r prolongé. Je sentis une rage sourde monter en moi. Ce n'était pas seulement de la rivalité professionnelle ; c'était viscéral. — Marc, qu'est-ce que tu fais ici ? demandai-je, la voix glaciale. — Je suis venu féliciter mon cousin préféré. Et bien sûr, faire la connaissance de celle qui a réussi à te mettre la bague au doigt. Dis-moi, Clara... est-ce que Julien est aussi ennuyeux au lit qu'il l'est en réunion de conseil ? Clara ne se démonta pas. Elle retira sa main avec une élégance glacée. — Julien est très... investi dans tout ce qu'il entreprend, Monsieur de Vane. Et je peux vous assurer qu'il ne manque jamais de créativité pour obtenir ce qu'il veut. (Point de vue : Clara) Je sentais la testostéronne saturer l'air. Julien était sur le point de frapper son cousin, et Marc cherchait clairement à tester les limites de notre "amour". Il fallait que je frappe fort pour les calmer tous les deux. — Marc, n'est-ce pas ? dis-je en réajustant mon décolleté de manière provocante. Julien m'a beaucoup parlé de vous. Enfin, surtout de la façon dont vous essayez désespérément de récupérer ses restes. Que ce soit au bureau... ou ailleurs. Julien laissa échapper un rire sombre. Le visage de Marc se décomposa. — On verra combien de temps dure ce contrat, Clara. Les filles comme toi finissent toujours par s'ennuyer dans les cages dorées. Dès qu'il fut sorti, Julien m'attrapa par le bras et m'entraîna derrière les rideaux de velours d'une cabine d'essayage spacieuse. — Ne lui parlez plus jamais sur ce ton, ordonna-t-il, sa main se serrant sur ma taille. — Oh ? Jaloux, Julien ? Je pensais que nous n'étions que des associés. — Fermez-la, Clara. Il plaqua sa bouche contre la mienne. Ce n'était pas un b****r tendre, c'était une revendication. Je luttais contre les couches de tissu de ma robe de mariée pour me rapprocher de lui. Ses mains se glissèrent sous les jupons massifs, remontant le long de mes bas en soie jusqu'à trouver la chair nue de mes cuisses. — Vous êtes à moi, murmura-t-il contre mes lèvres. Devant mon père, devant Marc, et surtout ici, dans le noir. Il écarta ma culotte de dentelle fine. Le contraste entre la pureté de la robe blanche et la sauvagerie de ses doigts explorant ma chatte me fit perdre la tête. Il me pénétra avec deux doigts, trouvant immédiatement le point qui me faisait gémir. — Dix millions, haletai-je en m'accrochant à ses épaules. C'est... ce que vous avez dit... — Je vous en donnerai vingt si vous criez mon nom assez fort pour que Marc l'entende à travers la porte, répondit-il en intensifiant ses mouvements. Je me cambrai, ma tête basculant en arrière contre le miroir de la cabine. Le plaisir était si intense, si interdit dans cette robe de "sainte", que je sentis mon o*****e monter comme une onde de choc. Quand il arriva, je dus mordre mon épaule pour ne pas hurler. Julien me tenait fermement, savourant chaque spasme de mon corps contre sa main. Lorsqu'il se retira, il rajusta ses vêtements avec une froideur déconcertante, mais ses yeux brillaient encore d'un éclat sauvage. — Finissez vos essayages. On dîne avec mon père ce soir. Il veut discuter de la lune de miel. Et Clara ? Ne remettez plus jamais ce string rouge. Je ne réponds plus de rien si je vous vois dedans une seconde de plus. Il sortit de la cabine, me laissant tremblante au milieu de mon nuage de tulle blanc. Le patriarche voulait un mariage, il allait l'avoir. Mais il n'avait aucune idée de l'incendie qu'il venait d'allumer entre nous.
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