XIV. LE GUACO. Lorsque l’Indien eut tué et dépouillé ses deux bonnes bêtes, il coupa leur chair en tranches, qu’il suspendit aux arbres pour que le soleil se chargeât de les sécher. C’était une mesure de prudence indispensable pour conserver la viande, qui se fût autrement bien vite corrompue, puisque nos voyageurs n’avaient point de sel. Du reste, c’est la méthode la plus usitée dans toute l’Amérique espagnole ; ce qui est d’autant plus inexplicable, qu’on y rencontre des quantités de salines, tant dans les plaines que dans les mines et les lacs. Seulement, faute du degré voulu d’activité commerciale parmi eux, rien de tout cela n’est exploité, et le sel reste dans le pays une denrée, rare et chère. Au Mexique, la viande ainsi desséchée prend le nom de tajaso. Au Pérou, nous l’avons vu

