La pluie s'abattait sur les fenêtres de la planque, un claquement rythmique reflétant le chaos qui régnait dans mon esprit. Clara se tenait devant moi, ses cheveux auburn humides lui collant au visage, sa poitrine se soulevant et s'abaissant sous l'intensité de ses émotions. La voir, vivante et respirante, était un baume pour la tempête qui couvait en moi, mais cela ne suffisait pas à apaiser la culpabilité qui me rongeait l'âme. « Tu es vivant, Élias », murmura-t-elle d'une voix rauque comme du verre fragile. Ses mains tremblaient en se tendant vers moi, et je n'hésitai pas. Je la pris dans mes bras, la serrant contre ma poitrine comme si je pouvais nous unir, effacer la distance et le danger qui menaçaient constamment de nous séparer. Son parfum – fleurs sauvages et chaleur – emplissait

