XISans trop de peine, Marthe avait réussi à ranimer Mitsi. Celle-ci, en ouvrant les yeux, jeta autour d’elle un regard d’angoisse et balbutia : – Ah ! ici !... encore ici ! Puis, de sa main qui brûlait, elle saisit les doigts de Marthe et supplia, d’une voix haletante : – Emmenez-moi de cette demeure !... Je ne veux pas y rester... Je ne veux pas « le » revoir ! – Mais, ma chère petite Mitsi, c’est impossible. Vous avez de la fièvre, une très grosse fièvre... – N’importe ! Je ne veux pas rester ici... « Il » va venir... il va me dire encore qu’il m’aime... avec ce regard !... ce regard !... Oh ! emportez-moi ! emportez-moi ! Elle se redressait, les yeux brillants, le corps frissonnant de fièvre. Le délire s’emparait d’elle. Avec l’aide de Dorothy qu’elle courut vite appeler Marthe ré

