Un certain parfum d’étrangeté ajoutait encore au charme déjà si puissant de sa personne. Cette étrangeté, elle la devait à la marquise. On admirait avec surprise ses façons d’un autre âge. Elle avait de plus que sa grand-mère de l’esprit, une instruction suffisante et des notions assez exactes sur le monde au milieu duquel elle vivait. Son éducation, sa petite science de la vie réelle, Claire les devait à une sorte de gouvernante sur qui Mme d’Arlange se déchargeait des soucis que donnait cette « morveuse ». Cette gouvernante, Mlle Schmidt, prise les yeux fermés, se trouva, par le plus grand des hasards, savoir quelque chose et être honnête par-dessus. Elle était ce qui se voit souvent de l’autre côté du Rhin : tout à la fois romanesque et positive, d’une sensibilité larmoyante, et cepen

