Chapitre 13

2267 Words
Je m’étais juré de ne plus jamais appeler cette femme maman, en écrivant cette histoire je m’en tiens à ma promesse. Là où je l’honorais en mettant maman dans l’ignorance, je mettrai désormais Astride car je sais qu’elle ne mérite même pas d’enfanter. Astride avait déjà compris ce qui s’étaient passé avec ses documents et la farce que Paul et moi lui avions fait plus tôt. Moi : quoi? Tu veux ma photo maintenant? Je ne pouvais m'empêcher de pleurer cette vie qui ne devait pas être la mienne. Astride : c'est toi qui m’as volé les documents dans le coffre et a emporté les originaux? C'est toi qui as fait ça? Moi : oui c'est moi, par la même occasion j'ai su que tu n'étais que du n'importe quoi dans ma vie. Je ne voulais pas y croire mais tout montre que tu ne pouvais même pas être ma mère. Astride : tu m'as menti, Rodrigue t'avais dit bien plus que ça. Tu me ments depuis le début. Rends-moi tout de suite ces documents. Moi : Non Astride ! Je suis certaine que tu as fait bien pire que ça. Sache que tu vas le payer, tu vas payer chaque centime de ta méchanceté envers les gens. Mais c'est quoi ce cœur? Quel genre de personne es-tu? Astride : le genre qui va te faire la peau si jamais tu ouvres ta bouche là-où il ne faut pas... Cependant il y'a quelque chose qui m'intrigue... Comment as-tu fait pour penser à tout ça toute seule? Moi : tu penses que tu es la seule à pouvoir réfléchir? Astride : oui je le pense... C'est ce Paul qui t'a aidé. Vous m'avez joué un tour ce matin. En fait vous me jouez des tours depuis hier. Qui est ce vaut rien Murielle ? Moi : Il n'a rien à y voir, je ne sais même pas qui il est. Astride : c'est ce qu'on va savoir... Regarde bien le journal parce que tu vas bientôt entendre le faire part de son deuil. Elle ramassa son sac et s'apprêta pour la sortie. Moi : non Maman, ne fait pas ça. Ne lui fait pas de mal. Je t'en supplie Maman... Astride : maintenant tu reconnais mon titre... Comment as-tu pu laisser un inconnu entrer dans notre vie de cette façon? Au point de me gifler? Moi : je vais me taire et ne plus lui parler si tu veux mais ne lui fait pas de mal. Ne le tue pas, s'il te plait. Astride : j'aime mieux quand tu redescends de ton petit nuage comme ça. Maintenant que tu sais que tu n'es même pas ma fille, je n'aurai à plus à faire semblant de t'aimer. Moi : pourquoi Astride? Pourquoi m'as-tu volé à ma famille? Astride : tu ne vois donc pas à quoi tu me sers? Tu es mon épargne et mon investissement. Cette satanée famille n’a pas voulu me recruter dans l'entreprise familiale et c'est moi qu'ils ont vu pour porter l'enfant. Tsuipppp... Moi : tu veux par-là me dire que tu as fait ça juste parce que tu voulais une place dans l'entreprise? Bref tu as détruit des vies pour rien du tout? Astride : espèce d'idiote, tu sais de quelle entreprise je parle? Cette boite que nous avait laissé notre père génère des milliards par ans. Moi : tu as décidé de faire de moi ta part d'entreprise Astride : oui ! Et j'ai réussi. Tu ne me génère que des millions par ans mais ça va comme ça. Moi : tu es un monstre. Je suis certaine qu'il y'a une bonne raison pour laquelle on t'a refusé l'accès à cet entreprise. Sois certaine que je vais retrouver ma famille et partir d'ici. Astride : si tu mets un seul pied hors de cette maison, je serai obligé de tué cet idiot donc tu tombes déjà amoureuse. C'est cet amour qui va vous tuer tous les deux. Sois en certaine. Moi : je ne suis pas amoureuse de lui, tu m'as volé mon cœur, mon âme, ma vie. Je ne suis plus rien. Astride : en attendant hein, sache que j'ai de la visite ce soir. Quand ils vont arriver je vais te dire quoi faire. Tu as intérêt à suivre mes instructions à la lettre si tu ne veux pas avoir le cadavre de ton cher Paul. Peut-être c'était mon destin de finir esclave de cette femme. Elle alla faire quelque chose à manger pour ses invités avant de revenir quelques heures plus tard avec un tablier pour ménagère. Astride : tu vas mettre ça quand mes invités vont arriver. Moi : mais pourquoi? Je vais jouer le rôle d'une servante aujourd'hui? Astride : tu es d'abord quoi? Tsuipppp... Je ne pouvais qu'obéir. Je n'avais aucun moyen de prévenir Paul pour qu'il quitte au moins la ville. Si Astride posait l'œil sur lui, elle le tuerait à coup sûr. J'enfilai mon tablier et j'allai me mettre au lit. Depuis la chambre, j'entendis Astride accueillir deux voix différentes. Celle d'un homme et d'une femme. Astride : bienvenu chez moi, vous en avez mis du temps L'homme répondit, -cette ville et ses multitudes embouteillages. Nous ne pouvions pas faire autrement. J'avais tout de suite envie de sortir pour voir qui ils étaient mais je ne voulais pas mettre Astride en colère. Je restai donc assise jusqu'à ce que mon téléphone sonne. C'était un numéro inconnu. Moi : à qui ai-je l'honneur s'il-vous-plait? Paul : c'est moi Murielle, je veux juste que tu ne te fie pas aux menaces de ta mère. Vas voir ceux qui sont au salon et cherche à savoir s'ils sont de ta famille. Moi : attends un peu mais comment tu sais tout ça? Paul : J’ai encore oublié mon fameux chapeau chez toi, Si ces gens sont de ta famille alors fait tout pour qu'ils te ramènent de là. Si jamais ce n’est pas le cas je vais venir te chercher ce soir. Je ne veux plus qu'il t'arrive quoi que ce soit. Moi : pourquoi tu fais tout ça? Paul : parce que je veux te voir heureuse comme les jeunes femmes de ton âge. Tu y as aussi droit. Moi : elle a dit qu'elle te tuera Paul : Je suis sur mes gardes, la seule chose qui peut me tuer c'est de voir continuer cette vie qui te détruit chaque jour un peu plus. Après avoir raccroché, j'attendis qu’Astride vienne me chercher pour aller saluer les invités. Elle arriva au bout de quelques minutes avec des instructions très claires. Astride : tu vas seulement faire comme si tu étais ma ménagère, okay? Je vais tout t'expliquer plus tard. Je t'avais dit que les gens de ma famille sont méchants. S'ils voient que j'ai une belle fille comme ça ils vont te vendre dans leur secte. Moi : on dit comme ça il y’à même des choses encore pire que la sorcellerie sur cette terre... Tu te fiche complètement que j'ai découvert que tu n'es pas ma mère? Astride : Fini ton charabia tu fais ce que j'ai dit. Ne t'avise même pas de faire en sorte qu'ils doutent de moi. Je ne vais pas te permettre de détruire tout ce que j'ai construit. Moi : tu as construit quoi? Tu as construit quoi Astride? En dehors d'une montagne de meurtre, d'une plaine de mensonge et d'un labyrinthe de malheur. Tu as construit quoi dans ta vie? Astride : Je t'ai construite pour te détruire à nouveau. Je vais te dire une bonne chose ma petite, en ce moment même il y'a une personne placée devant la porte de ton chéri Paul, si tu fais une seule erreur, il meurt sur le champ. Je savais qu'elle disait tout ça pour m'intimider. Je venais de parler avec Paul alors, ce que disait Astride ne passait pas du tout. Moi je sais que c'est ta part de travail favori sur cette terre, tuer et tuer encore. Elle alla au séjour en me faisant signe de la rejoindre dès que possible. Comme un petit chien qui devait obéir à son maitre, je devais obéir, mais cette fois, c'était par ma propre volonté. Ma main tremblait lorsque j'ouvrais la porte. Dès que je posai le premier pied au salon, le les vis, assis l'un près de de l'autre. Mon cœur ne pouvait pas me tromper, mon intuition ne pouvait pas être fausse. J'avançai timidement jusqu'à eux. Moi : bon... bonsoir... La femme se leva et me regarda de plus près. Elle semblait avoir ressenti cette connexion comme moi. Astride : humm c'est ma servante. Apparemment elle a travaillé jusqu'à dormir sur mon lit. Elle a même oublié son heure de rentrer chez elle. -Ha d'accord, moi c'est Florence et voici mon Mari... Monsieur Sonna. Moi : Florence, vous avez dit? Florence : oui, il y'a un problème? Moi : non, vous avez un très beau prénom. Mon cœur ne pouvait pas se tromper, c'était bien elle. Astride avait comme entendu les battements de mon cœur depuis sa chaise. Elle ne cessait de me regarder droit dans les yeux. Son regard me disait ''essaie d'ouvrir ta bouche et tu vas voir''. Astride : alors la famille, vous avez bien voyagé? Florence : tout s'est bien passé depuis le décollage jusqu'à maintenant. Moi : le décollage? Vous venez des Etats unis je suppose Florence : comment tu as su ma belle? Moi : eurr... Astride : viens avec moi Murielle, on va réchauffer le repas. Je la suivis pour qu'elle me confirme ceux à quoi je pensais. Une fois dans la cuisine, elle ferma à double tour et me tira par les cheveux en tenant sous mon visage un briquet allumé. Astride : je ne suis pas en train de m'amuser avec toi Murielle. Tu sais que je suis capable de mettre le feu sur ton visage sans trembler. Tu voulais faire quoi au salon? Hein? Moi : je veux juste que tu me dises s'ils sont mes parents. Je veux savoir ce qui se passe dans ce salon. Astride : elle est la seule Florence qui puisse venir d'Amérique? Villageoises. Ils ne sont pas tes parents. Moi : tu ments, tu as toujours menti et tu mentiras toujours. Astride : je vais te tuer Elle devenait vraiment folle. Le seul moyen de sortir de cette cuisine sans égratignures était que je crie. Je me mis à crier tellement fort que d'un coup de pieds, le mari de Florence ouvrit la porte et trouva un briquet enflammé près de mon visage. Au même moment, Paul surgit derrière avec une arme. Les mains d'Astride se mirent à trembler et elle lâche le briquet. Paul : madame, en menottant Astride, vous êtes en état d'arrestation pour tentative de meurtre sur la personne qu'est Murielle. Vous avez le droit... Astride : vous êtes malades ou quoi? Si je tiens un briquet sur le visage de ma fille ça ne veut pas dire que je veux la tuer. On s'amusait juste. Mr Sonna : vous vous amusiez? Elle criait comme si... Florence : attendez un peu... Tu as dit ta fille? Ce n'est pas ta servante par hasard? Astride : elle est tellement restée ici que je la considère comme ma fille... Mais lâchez moi (à Paul) Tout le monde parlait en même temps, je n'y comprenais plus rien. Paul forçait pour passer les menottes à Astride, Florence la traitait de menteuse et son mari téléphonait la police. Je me mis à crier de toutes mes forces pour rétablir l'ordre. Moi : je ne suis pas sa fille... Astride : voilà... Moi : je ne suis pas sa servante non plus... Astride : tais-toi Murielle Moi : je suis un objet s****l qu'elle a fabriqué pour les hommes. Une machine à écarter les jambes à qui veut bien payer la somme qu'elle a imposé. Astride : tu ments, j'ai récemment découvert que tu utilisais cette maison pour te p********r en mon absence. Moi : je savais que tu dirais ça. Paul : parle Murielle, enlève tes chaines s'il te plait. Moi : et si je me trompe et que ce ne sont pas eux? Paul : qui ne tente rien, n'a rien. Je me retournai vers Florence qui avait les mains sur la bouche, étonné de que m'avait fait Astride. Moi : dites-moi madame, qui est Astride pour vous? Ne pouvant plus parler, c'est son mari qui prit la parole. Mr Sonna : c'est sa petite sœur, en fait le nom de jeune fille de ma femme c'est Florence Essam. Que veux-tu nous dire jeune fille? Qu'a encore fait cette sorcière? Moi : est-ce vrai qu'il y'a de cela vingt et cinq ans vous lui avez demandé d'être la mère porteuse de votre enfant? Mr Sonna : oui mais le bébé n'a pas survécu... Ce sujet ne concerne pas les inconnus. Il met ma femme très mal à l'aise. Effectivement, Florence en était devenue palle. Ne pouvant plus tenir debout, elle s'assit et se mit à respirer très fortement. Mr Sonna : respire chérie, en fouillant dans son sac Il sortit une petite boite dans laquelle sa femme aspira et se sentit beaucoup mieux. Moi : mon dieu mais qu'a-t-elle? Mr Sonna : ça ne vous regarde pas. Malgré la richesse qui se dessinait sur le visage de ce couple, on voyait très bien qu'il avait souffert et qu'il souffrait toujours. J'allai dans la chambre et ressorti avec les fameux documents et mon acte de naissance. C'était la preuve irréfutable que l'enfant était bien née. À suivre...
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD