Après ma licence et la sienne aussi, c’est là où tous les problèmes ont commencé, il m’a obligé à vivre chez lui dans son appartement ; je ne pouvais pas refuser parce qu’il me menaçait sans arrêt. J’avais 11 mois de stage à faire et c’était compliqué parce que je devrais aller au boulot, me comporter comme une femme au foyer, je ne pouvais pas sortir seule ou sans sa permission, je ne pouvais pas avoir d’amis filles ou garçons au boulot ; alors que lui fait et dit ce qu’il veut quand il veut, comme il veut et où il le veut. Il ne m’oblige pas à avoir des rapports sexuels avec lui, mais je savais bien que je ne pouvais pas le lui refuser si je ne veux pas avoir le visage en feu. Je tombe enceinte après 5mois de vie commune, nos parents étaient contents pour nous puisqu’il m’avait même doté. Personne ne pouvait savoir que je suis malheureuse dans mon foyer, que je vivais une vie d’enfer avec lui parce qu’il m’obligeait à afficher un visage joyeux devant les tierces personnes. A deux mois de grossesse, il me dit que je ne prenais plus bien soin de lui comme avant.
N- Je te demande pardon chéri, mais je me sens trop fatiguée ces derniers temps et un peu faible aussi
H- Pourquoi ?
N- A cause de la grossesse sans doute
H- Si tu devrais choisir entre cette grossesse et moi, tu choisirais qui ?
Si jamais je dis que je choisis le bébé, il nous tuera tous les deux même si c’est son propre sang, son propre enfant. Je crois qu’il prend du plaisir à me faire souffrir, et je n’en peux vraiment plus
N- Vous êtes tous les deux importants pour moi
H- Non ma chérie, tu dois choisir, un doit rester avec toi et un doit mourir maintenant et je ne pense pas mourir de sitôt
N- Quoi ? Comment ? De quoi tu parles ?
H- Dès demain, tu me feras le plaisir de mettre un terme à cette chose que tu appelles grossesse et à la première heure même
N- Je ne le ferai pas, il faudra nous tuer tous les deux dans ce cas
H- Ne me pousse pas à aller loin s’il te plait
N- Je t’en supplie mon amour, ne me fait pas ça, nos parents sont contents pour ce bébé innocent qui est en route
H- Je me fiche de ces sentiments stupides, débarrasse-toi de ce bébé et au plus vite
N- Je me mets à genoux devant toi chéri, je t’en supplie, pas ça, je ferai tout ce que tu voudras, mais pas ça
Il ne dit rien et sort de la maison sans même me regarder et ne revient que le lendemain. Je ne pouvais pas sortir parce que le portail était fermé, on est dans une maison assez grande et sans employés, et en plus, il avait mon portable avec lui.
H- Habille-toi et suis-moi
N- On va où ?
H- Voir le médecin
N- Pourquoi ?
H- Pour que tu avortes bien entendu, je ne veux pas me répéter
N- Jamais Hilarion, tu entends, jamais
H- Tu es sure de ce que tu dis ?
N- Oui
H- Serais-tu prête à mourir pour cette chose que tu portes en toi ?
N- C’est un être humain, ton enfant cette chose dont tu parles
H- Je n’en veux pas de cet enfant, ce n’est pourtant pas compliqué
N- Je promets de prendre soin de toi comme avant, je te le promets chéri
H- Habille-toi je te dis
N- Non
Il me pousse sur le lit et me donne un coup v*****t sur la tête et je m’en dors aussitôt. A mon réveille, je suis attachée sur une chaise les pieds et mains liés, je ne faisais que pleurer. Au même moment, je sens que quelque chose de liquide sortait de mon entrejambe, c’était du sang. Il a réussi à me faire perdre mon pauvre petit bébé que j’aimais déjà
N- Tu es content de toi ? Maintenant, détache-moi
H- Si je le fais, tu vas me quitter et t’en aller
N- Tu es tellement jaloux que tu l’es même avec ton propre enfant. Je ne sais même pas si ce que tu me fais est de la jalousie ou de la méchanceté
H- Ne pleure plus mon amour s’il te plait, comprends que je t’aime plus que tout et je ne suis prêt à te partager avec personne, même pas avec mon enfant
N- Je me sens faible et j’ai faim
Il me détache et me donne un b****r sur le front avant de quitter la pièce. Les parents nous ont soutenu quand on leur a dit que j’avais perdu le bébé par faute d’imprudence. Ce qui me fait mal est que je l’aime malgré tout. Un jour alors que je fouillais dans ses affaires pour prendre la seconde clé de la maison pour pouvoir sortie et m’en aller loin, je vois dans ses affaires une quantité énorme du chanvre indien et de la drogue. Comment est-ce possible ? Je ne l’avais jamais su, il n’a jamais pris de ces choses devant moi, je crois que tous ces comportements violents sont expliqués par le fait qu’il prenait ces substances et qu’il perde complètement le contrôle. Je décide d’aller au fond de l’histoire pour savoir l’imbécile qui lui fournit ces choses et surtout s’il est conscient de tous ses actes et comportements envers moi. Je fais alors appel à un médecin spécialisé dans le domaine pour qu’il m’aide, et vu que je ne peux pas sortir de la maison même avec la clé que j’ai trouvée parce que je veux vraiment aider mon mari à sortir de cette situation, c’est le médecin qui vient à la maison, mais seulement à chaque fois que mon mari n’est pas là. Il va le tuer surement s’il rentre et voit un homme avec moi à la maison. S’il a pu tuer son propre enfant, je ne veux même pas imaginer ce qu’il pourrait bien faire avec un homme qui n’est pas de son sang. Il ne rentre qu’après 22h les soirs d’habitude. Mais un jour, il est rentré plutôt que prévu vers 14h et voit le médecin à la maison. Mes jambes tremblaient
H- Lui, c’est qui ? Tu oses amener ton amant dans ma maison ?
Doc- Je suis médecin et je viens vous aider parce que vous n’allez pas bien monsieur
H- De quoi je me mêle ? Allez-vous-en et ne revenez plus jamais ici si vous tenez à votre chienne de vie
Doc- Vous ne savez pas ce que vous dites, ce sont les effets des substances que vous prenez
H- J’ai dit dehors
Le médecin se lève et sort de la maison. Il me prend le poignet et m’attrape par les cheveux en me mettant en garde ; ce jour, il a eu à coucher avec moi d’une manière violente. Je constate après trois semaines que je suis de nouveau enceinte et que je vais devoir encore m’en débarrasser de gré ou de force. Je ne lui dis rien et fais comme si je ne l’étais pas, mais il l’a su
H- Es-tu enceinte ?
N- Non, je ne le suis pas
H- Comme ça tu as commencé à me mentir, je sais que tu es enceinte et si tu sais bien ce que tu dois faire si tu ne veux pas que je le fasse moi-même. J’espère que tu as bien compris chérie
Je décide de garder la grossesse et de continuer à faire semblant, mais 4 semaines plus tard, j’apprends par le médecin qu’il existe un traitement pour mon mari mais que ça n’allait pas être facile
N- C’est quoi le traitement ? Je ferai tout ce qu’il faut pour que mon mari s’en sorte
Doc- Des comprimés qu’il doit prendre respectant les doses prescrites
N- Comment doit-il les prendre ?
Doc- Il y a deux différentes boîtes de comprimés qu’il doit prendre en deux prises de deux par jour pour chaque boîte
N- Pendant combien de temps ?
Doc- Jusqu’à ce que tous les comprimés ne terminent, ou jusqu’à ce que vous commencez à voir les signes d’une amélioration de son état
N- Ok, je vais le lui faire prendre d’une manière ou d’une autre
Doc- Il va vous tuer et vous le savez bien ; pourquoi ne pas le quitter tout simplement ?
N- C’est mon mari et je l’aime, aussi j’ai déjà assez perdu pour renoncer maintenant. Je saurai m’y prendre pour qu’il prenne et me revienne