A 20h 45 minutes, j’avais fini de me maquiller et m’habiller ; je voulais le séduire, lui donner l’envie d’être dépendant de moi, je sais que je suis mauvaise. J’avais porté une petite robe rouge très sexy mais pas extravagante, un petit sac à main noir brillant, un maquillage léger, un rouge aux lèvres rouge vif, mascara noir, les talons aigus aussi rouges comme ma robe.
H- Tu essaies de me séduire ?
N- Non, pourquoi ?
H- En tout cas, tu as réussi, t’as gagné, je suis déjà accro ; tu es sublime, tu l’as toujours été et pas la peine de me séduire, je le suis déjà, depuis plus de 6ans
N- Merci.
Il a horreur des costumes, donc il a porté une chemise manche longue blanche très sexy, un pantalon en soie de couleur blanche, des chaussures fermées noires, une montre en verre de couleur noire. Il est trop mignon, trop cute et ça m’a donné l’envie de me jeter à son cou pour le serrer très fort contre moi et l’embrasser, mais il faut que je me tienne bien et droite. Je ne dois pas oublier qu’il doit faire ses preuves ; on s’est donné une chance et on a dit qu’on allait faire comme si on venait juste de se rencontrer, histoire de pimenter un peu les choses et d’essayer d’oublier le passé. Il me tend un collier d’une très grande valeur et je me demande si je méritais de le porter, il est trop beau ce collier en tout cas, et il est à moi, je n’arrivais pas à y croire. Il ne m’avait jamais fait un tel cadeau. Je suis honorée, et j’espère que ce n’est pas pour me séduire et me reconquérir qu’il fait tous ces efforts.
H- Bonsoir ma chère dame, je m’appelle Hilarion GOMEZ, je travaille dans une entreprise familiale depuis quelques années déjà, je ne suis ni marié ni père de famille, je suis un homme très jaloux mais pas v*****t. Et vous ?
N- Enchantée de faire votre connaissance monsieur, moi c’est Natacha PARAIZO, je suis en année de master en droit, je travaille dans une étude de notaire depuis 3ans, je ne suis pas compliquée.
On s’éclate tous les deux de rire, il me donne un baisemain et on démarre dans sa voiture en direction du centre-ville. Cette soirée était bourrée de monde, heureusement que j’avais porté ce qu’il fallait pour une soirée du genre, sinon c’est la honte. A la fin de la soirée, il m’a amené dans une maison qu’il venait juste de construire pour y vivre. On s’était dit qu’on n’allait pas parler de notre passé.
N- C’est très beau ici
H- Elle te plait cette maison ?
N- Tu veux rire ? Je la trouve magnifique, je l’adore
H- Je voulais aménager ici mais il me fallait un appui
N- Comment ?
H- Je ne vais quand même pas rester seul dans une si grande maison, il me faut une femme, et je crois que je l’ai trouvé, elle est là juste devant moi
N- Tu as promis de bien te tenir et de ne pas m’embrasser
H- Et alors ?
N- Je sais que ça te démange de m’embrasser
H- J’avoue que je fais un très grand effort pour me retenir
N- C’est gentil.
Il me fait même à manger et c’était délicieux ; il me dépose devant ma maison à presque 00h, mon pauvre père doit penser que sa fille dort déjà à cette heure de la nuit à poing fermé, mais mes sœurs m’attendaient avec impatience dans le hall. Je leur raconte tout dans les moindres détails, j’étais heureuse mais je reste sur mes gardes pour ne pas avoir de mauvaise surprise avec Hilarion quand il va vouloir recommencer avec sa vie d’avant. Il m’appelle 25 minutes plus tard et on discute pendant près d’une heure de temps. Rendez-vous sur rendez-vous, il m’a conquise de nouveau, mais comment dire à mon père et à mon frère que j’allais retourner avec mon ex-mari après tout ce qu’il m’a fait subir ? Il m’a invité une fois chez lui pour le dîner, et moi je voulais à tout prix qu’il me demande de venir m’y installer et y vivre avec lui, mais il ne dit rien de tel et je commence à trouver ça trop lent, donc je crois qu’il lui fallait une motivation pour qu’il cède. Je vous jure que ce n’est pas du tout mauvais de mettre la pression sur son homme dans certains cas. Une fois à table, alors que j’avais porté une robe décolletée moulante laissant entrevoir légèrement ma poitrine et ma forme dont il raffole, je fais exprès de verser un peu de mon dessert, du yaourt plus précisément, le long du milieu de mes seins sans pour autant lui montrer que je faisais exprès. La manière dont je le nettoie avec le torchon le séduit et l’excite. Je savais bien ce que je faisais et je savais aussi que ça allait avoir de l’effet sur lui parce que je le connais assez bien. Ses yeux changent immédiatement de couleur comme s’il était hypnotisé, ses yeux étaient figés sur mes seins, il était dans un état second, il pouvait en baver ; j’applaudissais en mon for intérieur, j’avais réussi ; mais il commençait à me faire pitié, donc il me faut le ramener à la raison avant qu’il ne devienne fou pour de vrai.
N- Tu vas bien ?
C’est là qu’il revient en lui et me sourit comme pour dire, tu m’as eu, il sait très bien ce que je faisais et aussi ce que veut dire ce que je viens de faire.
H- Tu veux me tuer ?
N- Je ne te comprends pas
H- Tu me séduis constamment alors que tu sais que je le suis déjà
N- Pardonne-moi s’il te plait, ce n’était pas mon intention.
Pas mon intention mon œil, on n’est jamais assez prudent et même si je sais qu’il est séduit déjà, ce n’est pas pour autant que je vais me négliger ou arrêter de le séduire ; et puis, on dit toujours que trop de viandes dans une sauce ne la gâte pas, donc je ne fais rien de mal.
H- Et si on se mariait ? Je veux dire, si on officialisait cette relation pour de bon ? Tu en penses quoi ?
N- Quoi ? Je n’ai que 24ans et comme toi d’ailleurs, je ne pense pas me mettre dans ça aussi jeune. Ça fait peur cette histoire de mariage.
Bien sûr que je le veux, j’ai attendu ça depuis trop longtemps, mais ce n’est pas pour autant que je vais lui faciliter les choses, il faut qu’il me convainc que je suis celle qu’il lui faut et non celle qu’il veut.
H- Je te comprends, mais j’ai besoin de toi, je rêve de toi, je vis de toi, je pense à toi tout le temps. Je ne te veux pas parce que je t’aime, je te veux parce que c’est toi qu’il me faut dans ma vie, je ne te veux pas uniquement dans mon lit, mais je te veux comme mon alter ego, mon autre moi, celle qui représentera ma mère, celle qui dormira tout près de moi et m’empêchera de faire des cauchemars, celle qui me protègera et me consolera quand tout ira mal et quand j’aurai peur, celle qui voudra bien avoir des enfants avec moi, celle qui partagera mes joies, mes peines, mes angoisses, et toute ma vie sans me quitter, sans me dominer, et sans jamais me tromper ou me trahir. Je sais que tu es cette femme que je cherche, tu as toutes les qualités qu’il me faut et aussi tous les défauts que je vois en toi comme des qualités exceptionnelles. Je t’aime Nat, tu es mon bonheur et j’aimerais te prouver combien je t’aime, je ne te forcerai à rien. Accepte de m’épouser je t’en prie
N- Waouh, tu me sors un discours tout bûché ou quoi ?
H- C’est ce que je ressens au plus profond de moi. Je suis sincère
N- Tu es sûr de ta décision ?
H- Je t’aime de tout mon cœur et de toutes mes forces depuis toujours et je suis sûr de ça au moins. Aussi, je n’ai jamais été aussi sûr de toute ma vie. Donne-moi une chance s’il te plait mon amour
N- Je t’aime aussi Hilarion, je t’aime dans tous les sens du terme, tu es mon oxygène et j’ai aussi besoin de toi, d’être avec toi pour le reste de ma vie. J’aimerais construire mon royaume avec toi, mais sauras-tu le gouverner en tant que mon roi et souverain sans me blesser, m’angoisser, me faire pleurer, me frapper, tout en me protégeant de tout et de tout le monde ?
H- Je ferai tout ce que tu voudras chérie, et permets-nous de construire ensemble ce royaume ensemble où ses fondements seront la sincérité, la tolérance, la confiance mutuelle, la loyauté, le soutien, l’assistance, le secours et le pardon
N- Je te le permets mon amour
H- Merci mon cœur, je te promets que tu ne le regretteras pas