XIV Conclusion Je montai dans la loge des hommes pour me débarrasser de mon domino. À peine y étais-je entré, que Stella vint résolument m’y rejoindre. Elle avait arraché vivement son masque ; sa belle chevelure blond-cendré, naturellement ondée, s’était à demi répandue sur son épaule. Elle était pâle, elle tremblait ; mais c’était une âme éminemment courageuse, quoiqu’elle agît par expansion spontanée et d’une manière tout opposée, par conséquent, à celle de la Boccaferri. – Adorno Salentini, me dit-elle en posant sa main blanche sur mon épaule, m’aimez-vous ? Je fus entièrement vaincu par cette question hardie, faite avec un effort évidemment douloureux et le trouble de la pudeur alarmée. Je la pris dans mes bras et je la serrai contre ma poitrine. – Il ne faut pas me tromper, dit-
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