Un nouvel investisseur

1623 Words
Tina Le week-end est vite arrivé, heureusement d'ailleurs. Je commençais à me lasser de dépendre de Mike et Stacy pour mes sorties. Mike lui en a parlé et elle lui a donné raison. Je suis de repos le samedi et le dimanche. Nous avons donc fait la visite à pied gourmande de Chinatown. Un vrai régal, je pense même parler de cette activité dans l'une de mes émissions. Un guide nous a fait découvrir ce quartier. Nous avons dégusté des spécialités, goûter aux différents dims sums salés et sucrés, bus des thés aromatiques chinois. Nous avons également eu la chance de déguster des fortunes cookies fabriqués à la main. Je ne parle que de nourriture, mais il y avait beaucoup d'autres choses à découvrir comme visiter des temples bouddhistes où découvrir des instruments de musique. Les trois heures sont passées terriblement vite. Barry et Garry se sont joints à nous avec leur compagne. Ce moment était vraiment agréable. Après toutes ces dégustations, nous sommes allés dans un bar à vin. Cette sortie m'a coûté un bras, mais je suis contente d'avoir pu en profiter avec mes amis. Je suis épuisé quand j'arrive à la maison. Stacy s'est invité à dormir avec moi ce qui veut dire que la journée n'est pas terminée. Nous sommes couchés sur le lit à rire de la maladresse de Barry. Ce type à deux mains gauches, c'est incroyable. Je me demande comment il fait pour être aussi professionnel, surtout quand on le connaît. - Tu as entendu les bruits de couloir au travail ? - Tu sais bien que ce genre de chose ne m’intéresse pas ! - Tu devrais, pour une fois. - Tu es là pour ça, alors pourquoi m'en faire. - Je rêve, où tu me traites de commère ? - Aucun qualificatif n'est sorti de ma bouche. Tu t'en es chargé toute seule. - Espèce de petite g***e, tu vas me le payer !! - Mais je n'ai rien fait ! Allez, donne moi cette information cruciale. - Je ne suis pas certaine que tu le mérites. - Tant pis, je l’apprendrai tôt ou tard. - Ok, tu as gagné. J'ai entendu dire que Ben a trouvé un nouvel investisseur. Il viendra lundi. - C'était rapide. - En effet. - Et la grande enquêtrice que tu es, n'a pas cherché à en savoir plus ? - Manque de temps, le timing était trop court. - Je me disais aussi ! Haha . Bon, ce n'est pas que je ne t'aime pas, mais je suis éreinté. Je vais dormir un peu. Tu devrais aussi, je te rappelle que tu as une émission spéciale à 13 H demain ? - Quelle chance tu as de ne pas bosser demain. Bonne nuit ma belle. - Bonne nuit Stacy Je caresse Cookie, qui comme d'habitude vient se coucher à terre, près du lit, et je m’endors. Le lendemain, nous, nous levons à 10 H. Stacy est partie promener Cookie . J'en profite pour prendre une douche et quand je ressors, elles sont déjà là. Nous mangeons le burger qu'elle nous à acheter. Stacy est partie un quart d'heure avant le début de sa spéciale. De mon côté, j'ai passé le reste de l'après-midi à préparer mon émission de demain soir. Je sors mon dictaphone et commence à m'enregistrer. À mes débuts, je prenais des notes en braille, mais ça me prenait trop de temps. Mon émission est surtout basée sur l'échange, donc j'improvise beaucoup. Je prépare juste les grandes idées que je souhaite développer. Le lendemain, je me réveille plus tôt que d'habitude. Cookie semble vraiment avoir besoin de sortir.J'appelle Mike, mais il ne décroche pas. Stacy est à un rendez-vous, donc je ne vais pas rester à attendre une réponse. Je prends ma canne blanche et part la promener . Je reviens de ma marche et, à peine arrivé devant l'ascenseur, je me fais invectiver. - Merde, Tina. Pourquoi tu ne m'as pas attendu ! - Bonjour Mike, je vais bien merci et toi. - Ne fais pas la maline avec moi. Tu imagines la trouille que j'ai eue quand je suis arrivé chez toi et que tu n'y étais pas ? - Ne crie pas comme ça. Je t'ai appelé, et je t'ai prévenu la fois dernière que je ne t'attendrais pas si Cookie avait un besoin urgent. Il ne trouve rien à répondre. Il a plutôt intérêt d'ailleurs. Je suis certes mal voyante, mais jusqu'à preuve du contraire, je peux me débrouiller seule. Jack Comme il l'avait promis, Harry m'a envoyé les résultats de ses recherches très rapidement. Et je fus assez satisfait du résultat. Par contre en ce qui concerne Tina, la présentatrice, je m'attendais à avoir beaucoup plus d'informations. Il semblerait qu'elle cultive le secret sur son identité. J'ai dû procéder à ma manière. Le point positif était qu'ils avaient besoin d'un investisseur. La radio n'est pas vraiment mon bizness, mais vu les résultats de certaines émissions, ça pouvait être une affaire. Me voilà donc en route pour un rendez-vous avec le Directeur. Je ne sais pas encore si je vais investir, mais c'est un moyen pour moi d'obtenir des informations. Le trajet n'est pas long depuis mon domicile. Moins d'une heure après, je suis sur place. Je suis accueilli par une hôtesse très entreprenante, une jeune femme, environ 23 ans, brune, le genre de femme qui doit penser qu'une partie de jambes en l'air fait évoluer plus vite que le travail acharné. Un simple regard de ma part et elle baisse la tête. Son collègue, un jeune homme efféminé, fin, 1,70 mètre, les oreilles percées, prend la relève et me conduit au bureau du Directeur. Il frappe à la porte, et un homme d'environ mon âge, 1,80 mètre, blond, athlétique se présente devant moi. Il porte une chemise manche courte blanche et un pantalon noir. - Bonjour Monsieur POWELL, je suis ravi de pouvoir enfin vous rencontrer. - Monsieur STANFOR, - Voulez-vous boire un café ou manger quelque chose ? - Non, je préfère que nous rentrions dans le vif du sujet. - Très bien. Je vous en prie, installez-vous. Nous parlons chiffres pendant un moment, puis j'arrive à lui faire parler des employés. Il me donne quelques noms, mais toujours pas celui que j'attends. Je continue donc à le questionner pour l'orienter et ça semble marcher, il commence à me parler de Tina. - Vous savez, Tina est vraiment douée dans son domaine. Elle a une vision des choses très pointues. J'ai tenté à plusieurs reprises de lui proposer un autre poste, mais elle adore ce qu'elle fait. Vous aurez l'occasion de la rencontrer si vous décidez d'investir. Cette femme est un don du ciel. Il parle d'elle avec des étoiles dans les yeux, pourquoi semble-t-il si investi quand il parle d'elle ? Il ne l'a pas fait avec les autres. Je vais devoir creuser un peu plus. - Qu'a-t-elle de si exceptionnelle ? - Malgré son parcours difficile, elle a gardé le cœur sur la main. C'est comme si, elle était capable de voir à travers les personnes et de dire ce qu'il faut pour les aider. Cela fait quelques années qu'elle travaille ici, j'ai vu son évolution, j'ai constaté sa hausse de popularité et les sondages ne trompent pas. Pour comprendre, vous devriez écouter une de ses émissions. - Son parcours difficile ? - Je ne vous l'ai pas dit ? Tina est malvoyante. - Vraiment ? C'est pour cela que, peu d'informations fuites à son sujet ? - Vous, vous êtes renseigné Monsieur POWEL. - Je suis un homme d'affaires. - C'est une de ses requêtes. Elle veut pouvoir se déplacer en passant inaperçu. Ce qui selon moi est totalement impossible. - C'est-à-dire ? - Excusez-moi, mais ce n'est que mon avis. Étrange, je me demande finalement si c'est vraiment une bonne idée de penser à investir ici. C'est une petite somme pour moi, mais en affaire tout ce calcul. Nous discutons encore un peu et, je ne sus toujours pas certain de mon choix. Il m'accompagne jusqu'à la porte et reste devant elle pour me dire combien il espère vraiment que nous coopérions. Soudain, je ne l'écoute plus. Une douce voix que je reconnaîtrais entre mille se fait entendre dans le couloir. - Bonjour Mike, je vais bien merci et toi. Je tends la main à mon convive pour lui faire comprendre que je dois y aller, mais le message ne semble pas assez clair pour lui puisqu'il me prend la main et continue son monologue. - Ne crie pas comme ça. Je t'ai appelé, et je t'ai prévenu la fois dernière que je ne t'attendrais pas si Cookie avait un besoin urgent. C'est la dernière chose que j'entends avant que les portes de l'ascenseur ne se referment. Une délicate odeur de parfum ambré me monte au nez. Là, je me sens comme possédé, sur une impulsion totalement incontrôlée, je dis les sept mots, qui je l'espère ne me feront pas regretter cette décision spontanée. - J'accepte de mettre les fonds nécessaires. - Vraiment ? Je ne peux plus reculer, ma crédibilité en prendrait un coup. Je vais devoir réorganiser mon plan d'action. Moi qui calcule toutes mes options, comme dans un jeu d'échec. - Oui. - Merci Monsieur POWEL. Vous ne le regretterez pas. - Je vous rappelle pour la signature du contrat. Dès que ça sera fait, je souhaiterais faire une réunion pour me présenter officiellement. Mais nous aurons le temps d'en discuter. À très bientôt Monsieur STANFOR . - À bientôt Monsieur POWEL. Je m'en vais en pianotant le numéro de mon avocat afin qu'il me prépare un contrat. Je vais devoir faire en sorte que ma bêtise ne se transforme pas en fiasco.
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