- Mio dio ! Non ci posso credere. Ancora ? Mio figlio. ( Mon Dieu, je ne peux pas y croire. Encore ? Mon fils) .
- Martha ! Pourquoi cries-tu autant ?
J'ouvre les yeux et je vois Martha qui fait le signe de la croix en me dévisageant, comme si elle venait d'assister à une résurrection.
- Que t'arrive t-il ? Pourquoi restes tu debout à m'observer de la sorte ?
- Mio figlio, deux fois que je te trouve profondément endormi. J'ai tellement prié pour que cela arrive.
- Ne t'y habitue pas Martha. C'était juste une grande fatigue.
- Je ne te crois pas fils. Je suis ici depuis quarante minutes et tu n'as même pas senti ma présence. En temps normal, tu es plongé dans le travail et j'arrive à peine devant la porte que tu sais que je suis là. Tu prends des médicaments pour dormir ?
- Aucun médicament. Tu te poses trop de questions. J'étais juste épuisé rien de plus.
Elle me regarde puis fixe la minichaîne. Cette femme est pire qu'un agent du KGB. Je suis certain qu'elle trouvera vite une réponse à l'énigme, elle est même capable de cacher une caméra où placer un micro pour savoir ce qu'elle veut. Il va me falloir un détecteur de fréquences radio pour être certain qu'elle ne me surveille pas.
Elle sort de la pièce en parlant dans sa barbe, mais je ne relève pas. Je vais devoir me renseigner sur cette radio et ensuite, je chercherais des informations sur cette Tina. Je réglerais ça au bureau, pour le moment, je dois me préparer pour un rendez-vous important. Je bois le café que m'a laissé Martha et regarde mon agenda. Il est temps pour moi de me préparer.
Les paris sont ouverts, voyons combien de temps va durer mon apaisement.
1 heure plus tard
Je m'étais donné une heure, mais mon moment bien être à durer quarante-cinq minutes. C'est tout de même un exploit. J'arrive à peine dans mon bureau que le responsable du service informatique m'annonce un bug informatique. Il semble que le dysfonctionnement ait été rapidement repéré et, que les dossiers importants aient été sécurisés. En plus, mon rendez-vous de ce matin est en retard.
Je ne peux pas travailler, tout pour me mettre de bonne humeur. Je pense que toutes ces personnes en ont assez de vivre. C'est l'explication la plus logique que je puisse trouver. Il va falloir que je trouve de quoi m'occuper en attendant. Je repense tout d'un coup à mon investigation en cours. Je prends mon téléphone et compose le numéro de Harry, un ami Directeur de rédaction.
- Salut Harry.
- Hé bien ! Jack. Que me vaut ce plaisir. Voilà au moins quinze jours que je ne t'ai pas eu.
-Tu sais où j'habite et tu connais mon numéro, me semble-t-il.
- Tu marques un point. Nous sommes tous deux débordés, je l'avoue.
- Bien, ne me fait pas passer pour plus horrible que je ne le suis déjà.
- Ne dis pas d'ânerie, on sait pourquoi tu es ainsi, mais au fond, on te connaît bien. J'espère que ça te passera. J'aimerais vraiment retrouver mon ami. Enfin, que puis-je faire pour toi ?
- Je voudrais que tu te renseignes sur une radio pour moi.
- C'est nouveau ça ! Pourquoi tu t'y intéresses ? Et puis d'habitude, tu engages un privé.
- Fait juste les recherches pour moi, le strict minimum. J'aimerais aussi que tu trouves des informations sur une animatrice, une certaine Tina. Elle a une émission à 2 H du matin.
- Que me caches-tu Jack ? Mon sixième sens est titillé. Je suppose que tu ne me diras rien pour le moment.
- ...
- Ok, mais si je te trouve tes infos, on se fait une soirée Mitch, toi et moi.
- Ça marche ?
- Je te dois au moins ça. Je t’envoie ce que j'ai par message. Tu penses en avoir pour combien de temps ?
- Hum... Donne-moi deux heures et je te rappelle.
- Toujours aussi efficace à ce que je vois.
- Tu penses que j'ai été pistonné pour avoir ce boulot ou quoi ? Quel manque de respect et de foi en moi !
- J'attends ton appel.
- A tout à l'heure Jack.
Une bonne chose de faite, maintenant, voyons si les problèmes de ce matin sont réglés. Si ce n'est pas le cas, certains de mes employés vont partir en pleurant.
Tina
Je me suis réveillé de bonne humeur ce matin, l'émission d'hier soir a été un succès, et nous avons eu beaucoup d'appels. Comme je tardais à sortir du lit, Cookie à décider de me tirer du sommeil profond où je me trouvai en sautant sur moi. Elle avait un besoin urgent de sortir. En revenant de ma longue promenade, j'ai croisé Mike, il m'a invité à manger au restaurant, et c'est avec plaisir que mon ventre et moi avons accepté. Il m'a accompagné jusqu'à la maison pour y laisser Cookie et nous voilà maintenant assis à une table de restaurant à discuter. Soudain, il devient plus sérieux et son ton est plus grave.
- Tina, j'ai écouté l'émission d'hier.
- Tu as vu, on a cartonné.
- Pas seulement. Tu ne comptes pas m'en parler ?
- De quoi ?
- Ce type qui t'a fait une déclaration en direct.
Ha oui, j'avais oublié. Hier soir, un homme à appelé pour dire qu'il était amoureux d'une femme et qu'il n'osait pas lui dire. Dans toute ma bienveillance, je l'ai convaincu de se lancer. Je fus surprise d'apprendre que j'étais la femme en question.
- Je ne vois pas l’intérêt d'en discuter, j'ai un fan, rien de plus.
- Un homme te fait une déclaration et tu ne te demandes même pas s'il s'agit d'un déséquilibré ?
- Il ne sait même pas à quoi je ressemble.
- Et qu'en sais-tu hein ? Tu es trop négligente sur ta sécurité Tina.
- Tout ce que les auditeurs connaissent de moi, c'est mon prénom et ma voix. Je ne donne pas d'informations personnelles. Ils ne savent pas que je suis mal voyante, alors, pourquoi devrai-je être inquiète ?
- George m'a appelé.
- Ho non ! Tu lui as dit ?
- Non, il a écouté l'émission.
- Et ça donne quoi ?
- Je l'ai persuadé de rester chez lui.
- À ce point ? Mais je ne risque rien voyons. Vous devenez paranos.
- Mieux vaut être parano que négligeant, c'est de ta sécurité dont il s'agit. Alors, s'il te plaît, ne sors pas seule pendant quelque temps. Je serais ravi de t'accompagner. Alors appelle-moi avant de faire une sortie.
- Je ne vais tout de même pas te téléphoner à chaque sortie que je fais avec Cookie !
- Je dois te rappeler que j'habite tout prêt de chez toi ?
- Me voici prisonnière chez moi.
- Ne le vois pas comme ça Tina. C'est pour ta sécurité et juste quelque temps promis
- Je n'ai visiblement pas le choix. Je te préviens d'une chose tout de même, si je t'appelle et que tu ne réponds pas, je n'attendrai pas pour sortir Cookie, même si c'est pour rester devant l’immeuble.
- Je garderai mon téléphone sur moi alors !
Je ne comprends pas vraiment leurs inquiétudes. Ce n'est pas la première fois que ça arrive pourtant et, il n'y a rien de différent. J'aurais pu comprendre si je passai à la télévision, mais je parle derrière un micro, qu'est-ce que je risque ? Sauf s'il sait quelque chose que j'ignore.