9 Un soir, brusquement, je me décidai à partir. La pluie fouettait les carreaux. Il faisait plus chaud dehors que dedans. J’étais de plus en plus sujet à des coups de tête. Ma décision était prise. Rien ne s’était passé et, pourtant, j’étais persuadé que je ne pouvais pas attendre une heure de plus. Mon hôte, à sa grande surprise, s’apercevrait le lendemain que l’oiseau s’était envolé. Je me représentais les premières recherches, puis l’étonnement en constatant que j’étais parti. J’allais donc me faire un ennemi de plus. Cette perspective me fit hésiter un instant. N’avais-je pas assez d’ennemis ainsi ? Enfin il m’apparut qu’au point où j’en étais, un de plus ou un de moins, cela n’avait pas d’importance. J’ouvris la fenêtre malgré le vent et la pluie pour me familiariser avec cette chos

