VIL’hôtel Vernier-Mareuil, ce soir-là, flamboyait, par toutes ses fenêtres, dans la nuit. Sur la place Malesherbes, une foule, difficilement contenue par un service d’ordre, se pressait aux abords de la porte cochère pour voir entrer les voitures amenant chez le grand industriel la fleur du Paris élégant, riche et titré. Un brouhaha joyeux saluait le passage des femmes éclairées brusquement, au fond de leurs voitures, par les lampadaires, élevés de chaque côté du large trottoir. La file des coupés et des landaus se succédait, lente et solennelle, s’engouffrant, avec des roulements sourds, dans la cour verdoyante et fleurie, rayonnante de lumière électrique, comme une scène de théâtre pour l’apothéose d’une féerie. Sur chaque marche du haut perron, surmonté d’une marquise dorée, se tenait

