IIC’était une des créatures les plus dangereuses à rencontrer pour un fils de famille, que la charmante rousse qui s’était emparée de Christian Vernier-Mareuil. Elle avait commencé par être mannequin chez Doucet, et avait tourné, marché, viré, sous l’œil des clientes pour faire admirer les modèles nouveaux. Un coup de cœur pour un cabotin des Variétés, à figure simiesque et qui pourtant avait des bonnes fortunes étonnantes, l’avait conduite sur les planches. Là, sa beauté, sa grâce et la splendeur de sa chevelure dorée avaient séduit le jeune Goldscheider, qui l’avait mise dans ses meubles. En un an, Étiennette avait fait dépenser de telles sommes au petit baron que la caisse de son père, cependant solide, en avait été ébranlée. La belle, partie d’un appartement rue Pasquier et d’une voitu

