KEYSSI
Me voilà de nouveau en route vers un lieu inconnu, le cœur lourd de souvenirs récents. Il y a six mois, ma vie a basculé lorsque ma mère est décédée, emportée par une maladie qui a laissé un vide immense dans mon existence. Peu après, un homme que je ne connaissais pas s'est présenté à moi, affirmant être mon père. C'était un choc, une révélation qui a exacerbé ma douleur. Mon grand-père, Alessandro, m'a persuadée de partir vivre avec lui, insistant sur le fait que c'était pour mon bien. Il disait vouloir me protéger des ennemis de la famille, mais à l'époque, je ne comprenais pas vraiment de qui il parlait, ni pourquoi ma vie était devenue si compliquée.
Alors que je m'assois sur la banquette d'une voiture de luxe, l'homme à mes côtés me rappelle cette situation. Je me sens piégée, comme un oiseau en cage. Ce soir, alors que les événements prennent une tournure inquiétante, je réalise que ces gens m'ont trouvée sans même avoir cherché à me débusquer. Je me demande si tout cela se serait produit si j'étais restée chez mon grand-père. La réponse m'échappe, et je sais que je ne le saurai jamais.
À mes côtés se trouve celui qui est désormais désigné comme mon futur mari. L'idée me semble surréaliste. Je n'arrive toujours pas à y croire. Je n'ai même pas encore dix-huit ans, je me retrouve fiancée à un homme dont je ne sais rien, un inconnu dont le passé et les motivations sont aussi obscurs que la nuit qui nous enveloppe. Mon cœur se serre à cette pensée, alors que je scrute l'extérieur de la voiture, espérant trouver une échappatoire, une réponse à mes angoisses. Mais tout ce que je vois, ce sont des ombres et des lumières qui défilent rapidement, tout comme ma vie, qui semble échapper à mon contrôle.
- Je n'ai même pas encore dix-huit ans, vous savez ? dis-je, rompant finalement ce silence assourdissant qui s'est installé entre nous.
Damon pianote sur son téléphone, ne m'accordant aucune attention. La frustration monte en moi. Ne va-t-il pas me répondre ?
- Et donc ? demande-t-il, ses yeux toujours rivés sur l'écran, sans me jeter un seul regard.
- Ça ne vous dérange pas d'épouser une fille beaucoup plus jeune ?
Il range son téléphone dans l'intérieur de sa veste et tourne enfin la tête vers moi, son expression impassible.
- Non.
Sa réponse est claire, nette et précise. Comme un coup de poing dans l'estomac.
- Et si moi ça me dérange ?
Un sourire en coin se dessine sur ses lèvres, un sourire qui me fait froid dans le dos.
- Eh bien, donne-moi ce que ton père me doit et on en reste là.
Mes yeux s’illuminent de surprise. Sérieux ?!
- Combien est-ce qu'il vous doit ?
Il penche légèrement la tête, le sourire s'élargissant sur son visage.
- 500 000 €.
Cinq cent mille euros ! Quoi ?! L’énormité de la somme me laisse sans voix. Je me sens défaillir, le cœur battant à tout rompre.
- As-tu cette somme, Keyssi ?
- Non, marmonné-je, ma voix à peine audible.
- Alors, je crains que tu sois obligée de devenir ma femme, conclut-il avec une nonchalance déconcertante.
Il glisse sur la banquette pour se rapprocher de moi, et je me colle autant que possible contre la portière, cherchant à mettre de la distance entre nous. Mais il ne semble pas le remarquer. Il attrape une mèche de mes cheveux et la porte à son nez, respirant mon odeur comme s’il savourait un parfum délicat.
- Dis-moi, Keyssi…
Il relâche ma mèche de cheveux, mais sa main trouve rapidement refuge sur ma cuisse dénudée, ses doigts traçant de lents cercles hypnotiques. Mon cœur s'emballe dans ma poitrine.
- Es-tu vierge ? murmure-t-il, sa voix rauque résonnant dans l’espace confiné de la voiture.
Je rougis d’embarras, la colère et la confusion se mêlant en moi, et je repousse sa main. Mais il la remet de nouveau sur ma cuisse, la serrant doucement, comme s’il voulait me faire comprendre qu’il est en contrôle.
Prise de colère, je tourne la tête vers lui, les yeux embrasés.
- Non, tout le village ainsi que celui d'à côté m'ont passé dessus. Si vous vouliez une vierge, c'est foutu.
Il ricane, un son amusé, avant de se réinstaller confortablement contre la banquette. Je n'ai pas le temps de comprendre ce qui m'arrive, qu'en un éclair, je me retrouve à califourchon sur lui, mes mains emprisonnées dans mon dos.
- Qu'est-ce que vous faites ? m'écrie-je, la panique montant en moi.
La situation est devenue chaotique, un mélange d'angoisse et d'impuissance, et je réalise que je suis désormais à sa merci. Le regard qu'il pose sur moi est à la fois joueur et menaçant, et je sais que je dois agir rapidement pour reprendre le contrôle de la situation.
- Puisque tu es une telle petite s****e, tu n'as aucun inconvénient à ce qu'on b***e ici et maintenant, non ?
J'ouvre et ferme la bouche tel un poisson hors de l'eau, complètement prise de cours par ses mots brutaux. Je ne pensais pas qu'il irait si loin. C'était un mensonge idiot, une provocation pour le faire chier, et maintenant, c'est moi qui suis dans le pétrin. D'une main, il me maintient les poignets dans mon dos, me rendant vulnérable, tandis que de l'autre, il dégage mes cheveux de mon épaule dénudée, révélant ma peau au contact de l'air frais.
Il avance sa tête, et je sens son souffle chaud sur ma clavicule avant qu'il n'y dépose un b****r.
- Tu as (bisous sur l'épaule) la peau (bisous dans le cou) toute (bisous sous l'oreille) douce.
Chaque b****r est une caresse, me provoquant des frissons et une étrange sensation dans l'estomac. À ma grande honte, je me surprends à fermer les yeux, anticipant le prochain contact de ses lèvres sur ma peau. Qu'est-ce qui m'arrive ? Je dois être devenue folle.
Je reprends un peu mes esprits, la nécessité de me sortir de cette situation m'envahit, et je commence à gigoter pour me défaire de sa poigne. Pourtant, je sens quelque chose durcir sous moi et je me fige instantanément, la peur mêlée à une curiosité troublante.
- Continue de te débattre, boucle d'or, tu me fais b****r, chuchote-t-il à mon oreille, sa voix rauque et empreinte de désir.
Il se recule légèrement, se plaçant de manière à être adossé à la banquette, ses yeux rivés sur moi avec un intérêt et un désir évident. Son regard est si intense que je me retrouve captivée, piégée dans cette toile d'araignée qu'il tisse autour de moi. Sa main libre glisse lentement le long de ma cuisse, me laissant sans souffle, le cœur battant la chamade dans ma poitrine.
- Tu es terriblement belle, boucle d'or.
Boucle d'or. Pourquoi mon cœur sursaute-t-il à ce surnom débile ? C'est ridicule, et pourtant, il y a quelque chose de troublant dans la façon dont il le prononce, quelque chose qui résonne en moi.
Sa main glisse jusqu'à ma fesse qu'il empoigne avec une assurance déconcertante. Je retiens de justesse un gémissement, mordant ma lèvre pour étouffer le son qui menace de s'échapper. Il doit s'en apercevoir, car un sourire éclatant se dessine sur son visage, un sourire à faire fondre une banquise.
- Joli dessous, Keyssi.
Hein ? Mes pensées s’embrouillent un instant. Ah oui, m***e. Je porte un tanga en dentelle blanche. J'ai toujours adoré la belle lingerie, est-ce un crime ?
La honte me submerge alors que je réalise à quel point cette situation est déroutante. Je me sens exposée, vulnérable, et pourtant, un frisson d'excitation m'envahit malgré tout. C'est une danse dangereuse sur le fil du rasoir, et je ne sais pas si je vais tomber ou voler.
À présent sa main passe sur mon ventre qu'il caresse de son pouce, ses yeux toujours rivés sur moi. Je peine à rester stoïque, je suis essoufflée comme si je venais de courir un marathon.
Sa main remonte jusqu'à effleurer le dessous de mon sein, je couine, me maudissant de ne pas mettre retenu. Damon lui lâche un grognement lorsqu'il effleure mon sein nu. Je sens ma culotte devenir de plus en plus humide et j'ai peur qu'il s'en aperçoive.
Il redescend sa main lentement, plus bas, encore plus bas, jusqu'à atteindre la lisière de ma culotte.
- Est-ce que c'est la s****e avide de c*l ou la vierge émoustillée qui mouille pour moi Keyssi ?