Chapitre 15 – Ce ton badin persista les jours suivants. L’intime camouflé, les sentiments progressaient sans se nommer. Parfois, j’envoyais un mot d’esprit en éclaireur, qui révélait la position de mon cœur… et revenait à moitié fou. Raphaël multipliait les manœuvres ambiguës. Devant l’inanité de mes efforts, je rétrogradai la Nana chef d’état-major. Au cachot ! Ou plutôt au pilon… Mon beau-frère venait tout juste de choisir le mouton qui serait sacrifié. Je tenais à aider les femmes à piler les kilos d’ail et d’épices qui marineraient la viande. Laisse un bon souvenir de toi, Camilla. Tu aimes ces gens. Peu importe ce que tu vis avec Bilal. Nathalie Séverin 2014-10-05 À : Raphaël LaVérendry Je dois te laisser. Je n'aurai pas le temps de te réécrire avant lundi ; mes amies maghrébines

