IVThomas Dufresne habite Pouldreuzic, à une portée de caillou de la célèbre usine qui fabrique d’excellents pâtés et rillettes. Il émane de l’usine une agréable odeur qui mettrait en appétit jusqu’au plus fin gastronome. J’entrouvre le portillon et vais sonner. — Bonjour, monsieur Dufresne. Merci de me recevoir. Illusoire combat contre le temps qui passe, le quadragénaire qui me fait face se donne le look d’un jeune. Vêtu d’un sweat-shirt coloré et d’un jean prédélavé, il a fait décolorer les extrémités de ses cheveux châtain. De taille moyenne, impeccablement rasé, il ne manque pas de charme, on peut concevoir qu’Éliane ait craqué. — Une chance que je sois à la maison, un lundi. Un rendez-vous annulé à la dernière minute. Que voulez-vous, exactement ? Je n’ai pas bien compris, tout à l

