À l'étage, alerté par les aboiements de la chienne, un des squatters sort de son sommeil alcoolisé. Il s'extirpe difficilement de la masse des corps enchevêtrés. Les autres ne bronchent pas, ils dorment complètement ivres et insensibles au reste du monde. Sur des coussins et des oreillers jetés à terre, deux filles nues aux cheveux colorés et poisseux somnolent l'une dans l'autre sur un gars avachi tel un pantin désarticulé. La tête de l'une des filles repose sur ses rangers sales, ses lèvres déformées par un maquillage qui a trop vécu épousent le rebord de la semelle et laissent s'échapper un filet de bave. Elle exhibe des seins que l'on devine magnifiques derrière l'outrance de ses tatouages. Ses seins splendides seraient une sensuelle douceur s'ils n'étaient pas si cruellement tatoués e

