Eric Golay
LE SOURIRE DE LA PANTHÈREComme la maison est vide, à présent ! Il n’est pas temps de gémir, et pourtant je pense à tout ce qui s’est passé autour de moi au cours de ces derniers mois, à l’assassinat auquel j’ai échappé à deux et même trois reprises, à celle qui est morte à ma place, et au sort qu’a connu son assassin.
Ces événements tourbillonnent dans mon esprit, et pourtant je dois vivre avec, en conservant une terrible interrogation à propos de mon père et de son rôle dans la succession de ces drames. Vertigineuse aussi la pensée que tout cela est relié à des événements très anciens, à un drame primitif qui s’est déroulé voici bientôt deux cents ans, et qui semble s’être reproduit pour ainsi dire à l’identique aux temps que nous vivons.
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