Chapitre XXIII Après deux heures de marche, la caravane s’arrêta sur la lisière d’un petit bois placé dans une situation ravissante. Ce bois s’étendait au pied d’un grand rocher et avait à sa gauche l’embouchure d’un ruisseau qui venait se perdre dans la mer. Non loin de là, entre le ruisseau et les rochers, un défilé étroit donnait accès dans les parties de l’île déjà soumises à la domination civilisatrice de ses habitants. Ils trouvèrent le lieu bien choisi pour y planter leur tente, et prirent les dispositions nécessaires pour y déjeuner. Une petite excursion aux alentours prouvait d’ailleurs qu’on n’avait à redouter que les chats sauvages ; c’était un voisinage plus désagréable que dangereux, car les chats sauvages n’en voulaient qu’aux provisions de bouche. Ce jour-là, la chaleur é

