La transgression

1016 Words
Il était 6h00, mon portable avait sonné, c'était la mère de Arcan qui appelait... - Allô madame Lucie - Lilas mais qu'as-tu fait à mon fils ? Tu l'a renversé. Il est avec moi à l'hôpital suite à une crise, il n'arrête de sangloter en citant ton nom. Il sera trop tard si tu ne viens pas...il faut que tu sois là s'il te plaît. - Quoi...? comment... vous êtes dans quel hôpital...? Cette nouvelle m'avais ravagé, j'étais obligée de quitter la maison pour me rendre à l'hôpital. J'étais entre le marteau et l'enclume. Il y avait la loi de ma mère et celle de mon cœur. laquelle de deux allais-je suivre? Il y avait la loi qui m'emprisonnait et celle qui allait me libérer. Certes, il me fallait transgresser l'une pour que l'autre soit déchaînée. Je me suis regardée deux minutes dans le miroir et je me suis dit : c'est maintenant où jamais Lilas, vivre où mourir, qui vaincra verra. Le jour s'annonçait gracieusement pour moi. Personne ne s'était encore réveillée, et j'en ai profité pour m'échapper de ma cage. Je suis sortie de la maison doucement et sûrement en marchant sur la pointe des pieds. Et l'oiseau s'envola. Il y a toujours un jour où dans la vie les gardiens se laissent gagnés par le sommeil. À ce moment là les souris dansent. J'ai laissé une petite lettre sur mon lit destinée à ma mère qui disait : - Maman, je suis navrée de te décevoir. Je ne peux demeurer dans ta prison tout en sachant que la personne que j'aime éperdument est sur un lit d'hôpital entrain de crier avec morosité mon nom. Si seulement tu pouvais voir par delà moi, tu comprendras que ce qui me déchire, ce n'est ni les murs que tu as bâti devant moi ni les barrières que tu as placé sur mon chemin, c'est plutôt l'emprise du vide que je ressens loin de Arcan, loin de ses chagrins causés par ton influence sur moi. Je dois être à ses côtés pour le soutenir, réparer son cœur que nous avons brisé. J'aurais dû dire > Mais non mère, tu es la coupable suprême, car tu m'as dompté à ta guise. Sache que je ne le laisserai jamais tomber. Il est tout pour moi maman. Tu peux tout faire pour te battre contre mes sentiments pour lui, tu peux certes remporter mon corps mais pas mon cœur. Je peux subir les griffes de tes menaces, mais j'aurais toujours la caresse de son amour pour triompher ton opposition. Je sors en courant pendant que tu dors à côté de papa. Je sors en cueillissant la béatitude du soleil levant que j'apporterai à mon prince charmant. Désolée maman, je reviens bientôt. Je t'embrasse, à tout à l'heure. Chaque matin, c'est moi qui faisait le petit déjeuner pour ma famille surtout pour mon père. Chaque fois à son réveil, ma mère trouvait tout déjà prêt, et elle allait faire signe à mon père et à toute la famille pour déjeuner. Mais ce jour là était le plus surprenant, elle trouva le désert sur la table. Elle s'enflamma de colère et m'appela de manière tumultueuse en courant vers ma chambre : - Lilaaaaaaaaaas, où es-tu ? Elle entra dans ma chambre et trouva la lettre qui l'envenima encore davantage. D'un autre côté, mon père se dirigea à table à son tour et trouva le même désert. Il appela ma mère et lui demanda pourquoi rien n'est fait jusqu'à présent ? Ma mère lui montra ma lettre et lui relata toute l'histoire. Mon père se mit en colère en projetant de me traiter sévèrement. Et derrière la porte ma jeune sœur complice attendit tout et m'envoya un message pour me raconter tout ce qui s'était passé après mon échappatoire. Elle m'a prévenue des conséquences que j'allais subir suite à mes actes. J'étais toujours en route pendant ce temps, je ne pouvais rebrousser chemin. J'avais déjà signé mon choix, rien ne pouvait m'arrêter. Ni les tonnerres du roi mon père ni le feu de la reine ma mère. J'ai tout zappé, j'ai donc continué ma course. Une sublime idée m'est tombée sur la tête, J'ai pensé acheter des jolies fleurs bleues pour apaiser mon Arc en arrivant. J'ignorais sa couleur préférée, cependant j'espérais que cette couleur bleue de roses lui plaise. J'ai dit au chauffeur qui m'accompagnait d'arrêter sa voiture afin que je paie les fleurs au super marché. En descendant l'une de mes chaussures tomba en panne, la semelle s'était détachée. Oh diable, mais quelle poisse ! ai-je réagi désespérément. Il n'y avait aucun cordonnier sur le chemin pour le dépannage. J'ai enlevé la chaussure pour la laisser tranquillement dans la voiture. Comme une folle, j'avais un pied chaussé et l'autre nu. Je me sentais incohérente. J'étais vêtue d'une très belle robe fleurie à la couleur des fleurs que j'avais prévu d'acheter. Lorsque j'entrai dans le super marché, tout le monde me regarda dénigrement et un groupe des jeunes filles mal intentionnées murmurèrent : elle perd le nord celle-là, c'est un nouveau style maintenant d'être chaussé d'un seul pied? Oh cendrillon a perdu une chaussure, disaient-elles en se marrant. J'étais mal à l'aise, je ne l'avais pas imaginé. Je n'avais pas le choix, j'ai pris courage, j'ai fait face au regard du monde, et j'ai payé les plus belles fleurs à l'arôme envoûtant. Je m'imaginais Arcan fermant ses yeux pour se laisser emporter par leur senteur et moi juste en face de lui le regardant rêver au gré de mon cœur. Nous continuâmes notre chemin. - dépêche-toi, ai-je dit au chauffeur... arrivés sur le boulevard du trente juin, un bouchon de grande taille nous imposa son rythme. Si seulement je pouvais donner des ailes à la voiture, elle volerait jusqu'à destination. le soleil était accablant, j'avais les cheveux détachés. J'avais très chaud, j'avais transpiré. Je m'impatientais, l'ennui commençait à me nuire. Arcan allait quitter ce même jour à l'hôpital, j'avais peur de ne pas l'y trouver. Nous étions à trente minutes de l'hôpital, je suis descendue de la voiture et me suis mis à courir vers...
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