XXXIJeanne, affairée, tournait dans la chambre de Denise. Sa « grande amie » quittait l’hôtel le soir même ! Ce départ l’attristait ; la vie allait redevenir monotone à l’Hôtel du Nord. Avec des gestes soigneux, elle faisait les bagages de Denise, pliait ses robes, son linge, qu’elle caressait amoureusement. Bientôt les valises furent prêtes. Elle fit une dernière inspection. « Tiens !… s’écria-t-elle, et ces robes que j’oubliais… » Denise secoua la tête. – Laisse-les. Elles me plaisent plus. Elle tira quelques bouffées de sa cigarette. « Je te les donne. » Et comme Jeanne la regardait d’un ait étonné : « T’as pas compris ? » Jeanne balbutiait de reconnaissance. Ces robes ! à elle ! – Tu vas pouvoir te faire belle pour tes amoureux, reprit Denise. Tu as bien un chéri dans l’hôtel,

