VIII - La délivrance

3903 Words

VIII La délivranceLe lendemain, les enfants ne parlèrent dans la journée que du naufrage et des sauvages, du courage de M. de Rosbourg, de sa bonté pour Paul. « Paul, lui dit Marguerite, tu es et tu resteras toujours mon frère, n’est-ce pas ? Je t’aime tant, depuis tout ce que tu as raconté ! Tu aimes papa comme s’il était ton papa tout de bon, et papa t’aime tant aussi ! On voit cela quand il te parle, quand il te regarde. » PAULOui, Marguerite, tu seras toujours ma petite sœur chérie, puisque nous avons le même père. MARGUERITEDis-moi, Paul, est-ce que ton père, qui est mort, ne t’aimait pas ? PAULJe ne devrais pas te le dire, Marguerite, puisque mon père m’a défendu d’en parler ; mais je te regarde comme ma sœur et mon amie, et je veux que tu saches tous mes secrets. Non, mon père,

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