J'ai l'impression que cet escalier ne se terminera jamais et ce n'est que lorsque je manque de trébucher en me rendant compte à l'aveugle qu'il n'y a plus d'autres marches que je réalise que je suis enfin arrivée. Je cherche à tâtons le mur à côté de moi et le longe doucement toujours plongée dans ce noir le plus complet. Le mur de pierre qui suinte l'humidité finit par s'arrêter dans un angle. Je tourne dans le lâcher et vois quelque chose pour la première fois depuis que j'ai refermé cette trape derrière moi: de la lumière. Un fin très blanc qui émane du dessous de ce que j'imagine être une porte. Je m'approche à pas de loup et viens plaquer mon oreille contre le bois froid. Des voix masculines me parviennent dans une conversation loin d'être rassurante: -Comment c'est possible

