Karim L'atmosphère dans la cuisine est étrangement paisible, presque domestique, une parenthèse enchantée que je n'aurais jamais crue possible entre ces murs. Une lumière matinale, dorée et pure, baigne la pièce en filtrant à travers les larges baies vitrées qui donnent sur le jardin. Je suis torse nu, la peau encore un peu humide et réchauffée par la vapeur de notre douche, vêtu d'un simple pantalon de jogging gris en coton épais. À côté de moi, Nafi s'active avec une aisance naturelle. Elle porte une robe d'été légère, ornée de fleurs discrètes, qui ondule juste sous ses genoux. Chaque fois qu'elle bouge, le tissu s'évase avec grâce, dévoilant la finesse de ses chevilles. Nous avons trouvé, sans vraiment l'expliquer, un terrain d'entente, une trêve fragile mais délicieuse. Elle ne fu

