Nafi Le froid du carrelage sous mes pieds nus était une morsure bienvenue, une réalité physique qui ancrait ma décision dans le sol rugueux de la villa. Je m’avançai dans le couloir, le rouge de la dentelle fine glissant sur ma peau comme une caresse interdite. Chaque maille du tissu semblait piquer ma chair encore sensible et électrisée par mes propres doigts quelques minutes plus tôt. Mes jambes, bien que tremblantes, me portaient avec une détermination nouvelle, une sorte de transe née de la douleur, de l'humiliation et d'un besoin de revanche qui me consumait les entrailles. J'atteignis la grande porte-fenêtre menant à la terrasse. Le verre était frais, couvert d'une légère buée due à la chaleur étouffante de la maison rencontrant l'air nocturne plus vif. Je posai ma paume contre la v

